jeudi 2 août 2012

Mali : Coup d’Etat institutionnel l’ADEMA et ses alliés tentent de rafler la mise




« Le pouvoir est comme un fusil chargé à bloc. Il ne faut pas s’amuser avec mais  le
tenir fermement pour le guider correctement et avec intelligence. Mais à force de vouloir s’y 
accrocher, c’est lui qui risque au contraire de vous guider et de vous conduire à votre perte »
Sagesse populaire bamanan

Le retour triomphal de Dioncounda Traoré à Bamako, préparé en catimini par la CEDEAO et ses parrains occidentaux à la suite de négociations secrètes avec la junte militaire
fût salué comme un évènement majeur par une certaine presse locale lourdement appuyée à
l’occasion par certains media occidentaux, français en l’occurrence, notamment RFI qui, pour
l’occasion, puisa largement dans le répertoire ‘laudatique’ de la presse d’Etat qui a
généralement cours en Afrique ‘démocratisée’. Même les propositions (selon ses propres
termes) mentionnées dans le discours à la nation de ‘la force tranquille’, dignité à laquelle il
fût soudainement promise par RFI, furent transformées dans les commentaires dithyrambiques
en décisions courageuses. On salua sa détermination et j’en passe. Le relai fût bruyamment
assuré comme il fallait s’y attendre par le tamtam du FDR auquel on prêta largement les
antennes de la presse locale et internationale comme à l’accoutumée.
Cependant aux yeux des populations dont l’attente était immense, ce fût une terrible
déception. Aucune de ses préoccupations, de ses craintes et espérances ne fût abordée.
Aucune référence au peuple, à la nécessité d’être à son écoute, d’entendre sa voix, de créer le
cadre propice à l’expression de sa volonté. Au contraire une volonté farouche de tout
accaparer, de s’accrocher au pouvoir, de tout garder comme auparavant, bref un retour à la
case départ, une restauration du système ATT mais sans ATT. Dioncounda semble n’avoir
rien compris, n’avoir tiré aucune leçon des évènements passés, de l’histoire récente du Mali et
de la tragédie dans laquelle il est plongée justement principalement par sa faute et celle des
ses alliés politiques tous ensemble comptables de la gouvernance désastreuse de ATT qui
nous à conduit dans l’impasse actuelle. Comment comprendre une telle cécité ? Pourquoi
persévérer dans une si grave erreur au risque de plonger tout le pays dans la guerre civile qui
frappe déjà aux portes ? Les intérêts individuels en jeu sont-ils au dessus du sort du pays ?
Que s’est-il passé dans la dernière semaine du long séjour parisien de Dioncounda
Traoré ? Quelles furent les tractations secrètes qui aboutirent à son retour ? Quels sont les
arrangements convenus avec les militaires ?  Son discours porte-t-il la marque de leur
caution ? Ont-ils fini par basculer dans le camp de la restauration de l’ordre ancien ? A quelles
conditions ? Qu’en est-il de la réalité de l’agression dont il a été victime ? N’aurait-elle pas
été mise en scène par les siens pour discréditer les opposants et forcer la main à la CEDEAO
pour une intervention militaire pour assurer les héritiers du système ATT face à la colère du
peuple? Le temps permettra de nous faire une saine opinion.
A l’analyse, quelque chose d’inquiétant pour la démocratie semble se dessiner. Tous
les pouvoirs ont désormais concentrés entre ses mains. Présidence du Conseil d’Etat et
maîtrise d’œuvre des consultations en vue de la constitution du prétendu gouvernement
d’union nationale. On connaît la musique. Les listes de prétendants aux postes ministériels ont
déjà commencé à pleuvoir. C’est à lui de faire le tri et d’y piocher à sa convenance comme
sous ATT et Alpha. De convention nationale du peuple, surtout pas. Il faut rester entre
politiciens, entre mafiosi qui connaissent et maîtrisent parfaitement les règles de l’arnaque.
Mais on oublie que le peuple a tout compris car il sait de quoi il a été victime deux décennies durant. Examinons de manière plus détaillée le schéma envisagé. Dioncounda reste la clé de
voûte du système. Il a tous les pouvoirs. Il n’est désormais plus un président par intérim  mais
un président de fait et en toute plénitude, contrairement à la Constitution du Mali et à
l’Accord Cadre signé entre la CEDEAO et la CNRDRE qui lui ôtent d’un côté tout pouvoir de
nommer ou de démettre et de l’autre accorde pleins pouvoirs au Premier Ministre de
transition. Dans le traitement du dossier malien, on n’en est pas à la première violation de la
Constitution du Mali ni des accords signés par la CEDEAO. 
L’un des postes de vice président est accordé aux militaires, histoire de les amadouer
peut-être ! L’autre vice présidence est accordée aux forces vives de la nation, dit-on ! Pour
cela, comment faire ? Comment s’assurer que le Vice Président choisi sera réellement leur
représentant effectif ? Par quelle procédure ? Dans quel cadre de concertation ? Avec qui ?
Des questions sans réponse pour le moment. 
Quant au Conseil National de Transition, il ne sera tout au plus qu’un organe
consultatif. Son avis n’aura aucun poids décisif dans les décisions qui seront prises. Il sera
composé des représentants de la classe politique, une foire à empoignes comme il faut s’y
attendre, une galerie on pourra leur donner l’occasion de se défouler à volonté et sans
grande conséquence sur le fonctionnement réel de l’Etat. Les choses sérieuses se passent
ailleurs, entre larrons soigneusement triés.
Bref, le schéma envisagé multiplie les institutions, les superposent avec celles
existantes dont les mandats respectifs viennent tous d’être prolongés de fait en violation
encore une fois de plus des dispositions de la Constitution malienne. La loi n’est-elle pas faite
pour les imbéciles, comme le disait le philosophe allemand Nietzsche ? 
De fait, on crée des organes de la transition sans se donner la peine d’interroger le
peuple malien, on décide qui doit la diriger et on en trace la feuille de route en esquivant  une
fois de plus l’essentiel.
Dans le schéma envisagé, la feuille de route tracée ne comporte que deux volets. Le
premier concerte la situation au Nord du pays et la seconde les élections, comme s’l n’y avait
pas eu la faillite de l’Etat et de la gouvernance démocratique. On se refuse à soigner le mal à
la racine parce que l’on sait que cela conduira nécessairement à demander des explications à
ceux qui ont géré le pays jusqu’ici, à situer des responsabilités et à finir par congédier bon
nombre d’entre eux de la scène de l’histoire du Mali. De cela, surtout pas question ! On prend
les mêmes et on recommence jusqu’au prochain désastre prévisible à l’horizon.
En ce qui concerne la gestion de la question du Nord on parle d’une commission de
négociation, pire sous l’égide du médiateur. Du médiateur, on sait depuis fort longtemps qu’il
est dans la sous-région l’un des soutiens les plus  actifs de la rébellion et le bras agissant des
intérêts occultes français voire occidentaux. Et puis pourquoi ne pas prendre directement en
charge la question une fois que les institutions de l’Etat malien sont remises en place ?
Pourquoi continuer à être géré sous tutelle ? Une tutelle qui n’a d’ailleurs rien donné
jusqu’ici ! Les rebelles  accepteront-ils de négocier véritablement avec des hommes du
système ATT qui les ont tant floués comme ils ont floué des années durant le peuple malien
dans sa globalité ? On sait pourquoi et comment la tournée bruyante des envoyés de
Dioncounda dernièrement en Mauritanie, l’autre soutien actif de la rébellion, pour rencontrer
le MLNA, s’est évaporée dans les sables du désert. Dioncounda et les tenants de son système
sont-ils encore crédibles pour être des interlocuteurs crédibles et respectés par les rebelles ?  Il
est largement permis d’en douter ! Pas de paix sans hommes crédibles, sincères, respectueux
de leurs engagements et réellement soucieux du pays. La roublardise à la ATT ne règle rien
du tout, bien au contraire.
Quand aux élections, elles doivent être l’aboutissement d’un examen minutieux et sans
complaisance de l’ensemble du système politique et institutionnel malien pour en corriger les
dérives. Evacuer la question du nettoyage général de l’Etat, des institutions, des textes fondamentaux du pays, des pratiques consacrées par la corruption et la mal gouvernance, c’est
se tromper lourdement et se moquer des Maliens. Quant à la bataille de leadership avec le Premier Ministre actuel, cela ressemble fort à
une querelle de chiffonniers. Ce dernier est victime principalement de sa naïveté, de son
inexpérience politique et surtout des intérêts partisans d’acteurs politiques revanchards tapis
derrière lui et dont il est devenu la marionnette. Son mépris pour le peuple auquel il
claironnait n’avoir pas de compte à rendre, lui,  l’élu de la CEDEAO,  l’a conduit visiblement
à sa perte. La réaction populaire vigoureuse à l’exigence de son départ immédiat réclamé à
cors et à cris par le FDR aurait pu lui permettre de résister s’il avait eu l’intelligence politique
d’organiser la convention nationale souveraine tant réclamée par le peuple qui seule aurait pu
lui donner une légitimité réelle. Au lieu de cela, il a joué avec le peuple et s’est offert comme
victime expiatoire de la boulimie du pouvoir de l’ADEMA et de ses acolytes qui ne veulent
rien céder. Même si on le maintenait comme Premier Ministre, il ne sera tout au plus qu’un
secrétaire particulier du Président de transition en attendant son prochain et brutal
congédiement.
La plaie et le drame de la situation actuelle, c’est l’entêtement de la CEDEAO, de ses
parrains internationaux et de ses auxiliaires locaux à vouloir continuer à imposer au peuple
malien des institutions et des hommes qui l’ont conduit au désastre. En dehors du peuple, de
l’expression libre de sa volonté, du respect de sa souveraineté, de son libre choix, de son
autodétermination, il n’ya point de solution. La nouvelle France des socialistes continuera-
telle de soutenir des institutions, des hommes et des régimes corrompus et détestés par leur
peuple ? Continuera-t-elle à travers des artifices juridiques à perpétuer des intérêts
néocoloniaux qui nourrissent tant d’incompréhensions voire de haines des politiques mises en
œuvre des décennies durant par les divers gouvernements de droite française? est le
changement, la rupture promise par Hollande ? La France continuera-t-elle à être le gendarme
des multinationales du Nord ou sera-t-elle volontaire pour esquisser de nouvelles solidarités
effectives, respectueuses de la volonté des peuples africains et de leurs intérêts, plus propices
à une véritable coopération avantageuse pour tous ?
La seule façon correcte aujourd’hui d’aider le Mali, c’est de cesser toute ingérence
étrangère et de laisser le Mali résoudre ses problèmes en toute souveraineté et entre maliens.
Nos voisins immédiats, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU et l’ensemble des puissances
étrangères devraient y souscrire si l’on veut éviter un désastre programmé par les appétits
voraces des requins intérieurs et extérieurs qui ont jusqu’ici festoyé avec voracité et opacifié
l’avenir et le destin des peuples africains. Le choc des événements que connaît le Mali a
brutalement réveillé le peuple malien de sa longue torpeur. Il n’est plus prêt à continuer à
endurer la situation dans laquelle il avait été plongé. Le Mali est désormais debout et saura
donner les réponses appropriées aux défis qui luis ont imposés par ses ennemis intérieurs et
extérieurs. Il est à espérer qu’avec le soutien des peuples africains, français, européens, de
tous les peuples amis du Mali, la raison et la sagesse prévaudront pour nous épargner des
souffrances inutiles que l’on cherche à nous imposer.
Pr Issa N’DIAYE

Mali: Analyse d'un homme politique

Chers compatriotes,
Depuis les événements malheureux du 22 Mars 2012 notre cher Mali a basculé dans un clivage sans précédent, le pays est aujourd’hui divisé comme l’Allemagne au temps de la guerre froide. Les maliens sont aujourd’hui divisés par le  mur du CNDRE qui a cassé l’opinion nationale en deux entre pro et anti putschistes et chacun ce campe dans sa position de tranché.  Chaque camp croit avoir raison. A l’analyse il faut reconnaitre que les  arguments de part et d’autre  ne sont pas toujours faux. Chacun a sa  raison mais la raison du Mali exige une conciliation des deux visions.
Du côté des  pro-putschistes le marasme dans lequel notre pays était plongé sous le régime ATT justifie tout y compris la violation des règles démocratiques sur lesquels nous avons juré en 91. Avouez  que même les démocraties centenaires ne sont pas exemptes des maux que nous reprochons à ATT. Je ne suis pas du tout un défenseur de son régime, mais en tant que malien je reconnais que le pays a bougé sous ATT et qu’il n’a pas été le très mauvais président qu’on veut aujourd’hui lui coller à la peau. Un pays ne se construit pas en un jour.  Je crois qu’en dépit de tout ATT aura été un bon président au regarde de ses réalisations que 23 ans de régime GMT n’ont pas pu nous  construire.  Mon analyse de ce point de vue est qu’une mauvaise République valait mieux que pas d’Etat et la situation actuelle me semble plus  grave que celle que nous vivions sous ATT.
 Il a été certes et je le reconnais  un président  laxiste sous lequel la corruption, la gabegie et le népotisme ont refait surface. On aurait pu changer tout cela autrement en choisissant bien aux prochaines élections les dirigeants que nous élisons.  On aurait donc pu comme d’autres peuples l’ont fait par un sursaut démocratique s’emparer des urnes  pour changer les choses  par notre bulletin de vote. Or le constat est simple, les maliens ne croient plus en rien, ne votent pas et quand des incompétents prennent le pouvoir ils se plaignent ensuite de leur gestion. Si on était sûr que ATT n’avait pas gagné les élections, diable  pourquoi avoir accepté le résultat des urnes ? Et IBK dont on croyait avait gagné les élections aura en ce moment  commis la plus grave erreur politique de sa vie et qui nous aura conduit dans la situation actuelle en acceptant et en demandant au peuple d’accepter ce qu’il savait lui-même était une usurpation. Ce n’est pas aimé son pays que de cautionner sa victoire volée. Alors si le candidat supposé gagnant a accepté lui-même les choses,  avouons qu’il lui manque encore cette carrure de patriote et d’homme d’Etat qui ne fléchit pas devant ce qu’il croit juste.  Nous avons donc tous accepté ATT, alors il aurait fallu le laisser sortir à l’échéance. Et si le coup d’Etat était intervenu le 9 juin parce qu’ATT n’avait pas pu organiser les élections, ou pour mille autres raisons, tout le peuple aurait adulé Sanogo et son groupe et aucun partenaire n’aurait plié bagage. C’est l’inopportunité du coup d’état qui nous a révoltés et c’est la raison pour laquelle nous sommes contre le coup d’Etat qui a été un coup d’Etat de cœur et non de raison. Et voilà pourquoi nous sommes anti putschistes, le dire, l’assumer n’est pas être contre le Mali. 
On dit que c’est Alpha qui a donné le pouvoir à ATT comme si nous étions encore dans une royauté. C’est une erreur de penser que nos votes ne servent à rien sinon on ne construira pas une démocratie dans ce pays, il faudra alors revenir aux règles de l’Empire et designer la famille régnante. Un président sortant peut avoir une préférence parmi les candidats pour milles raisons, mais de là à penser qu’il peut imposer un candidat à tout un peuple sur du faux me semble lui donner un  pouvoir qu’il n’a pas. Pensez-vous que le président Wade voulait de Macky Sall au pouvoir ? Qu’il n’a pas tout essayé ? Mais au finish c’est le peuple sénégalais qui a eu raison. C’est donc la qualité de notre peuple, c’est-à-dire de l’homme, mieux du citoyen malien qui est en cause. Notre inculture générale y est de beaucoup, nous avons un peuple analphabète, non instruit, illettré et cela se ressent partout, dans nos débats, dans nos prises de positions et dans nos logiques de raisonnement.
On accuse les hommes politiques, un débat vraiment bas, parce que nous sommes tous des hommes politiques. C’est exactement le même raisonnement que le respectable feu Maribatrou Diaby tenait en disant que le problème de ce pays c’était  les intellectuels, aujourd’hui on a changé de façon de dire, le problème de ce pays ce ne sont  plus les intellectuels,  mais ce sont les politiciens. Même Feu Maribatrou Diaby avait mieux vu que ceux qui accusent aujourd’hui les politiciens,  parce que Maribatrou avait vu juste mais développait une théorie utopique sur un fondement qui était vrai. La théorie était de diriger un pays sans les intellectuels et avec les têtes noires ! L’utopie était que cela n’était pas possible, c’était donc un raisonnement faux construit pour tromper les gens à le suivre parce que le fondement de sa théorie que  les intellectuels sont le malheur de leur peuple était vrai.  Le problème n’a pas changé, la plaie de nos Etats est et reste toujours l’intelligentsia ce ne sont pas les hommes politiques, parce que  dans sa sémantique originelle l’homme politique est celui qui vit dans la cite et s’occupe des affaires de la cité. Chacun quelque part,  qu’il soit intellectuel ou pas  une tête noire  ou pas s’occupe de quelque chose qui contribue au développement du pays. Cet analphabète qui ramasse les ordures et pousse sa charrette dans la ville contribue à l’assainissement  de la cité, il est un homme politique, cette vendeuse de galette au coin de la rue est un homme politique parce qu’elle comble un besoin, l’accès à l’autosuffisance, ce mécanicien qui répare les voitures de ses clients est un homme politique parce qu’il contribue au développement de sa ville, il paye ses taxes, permet aux autres d’aller sans panne à leur travail et d’attraper quelque part leur pain quotidien. L’Homme politique au vrai sens du terme n’est donc pas à abattre. Je crois que nos compatriotes utilisent surtout le vocable, Homme politique, pour désigner les intellectuels ou pas qui se sont engagés dans des Partis politiques à l’opposé des intellectuels ou pas qui ne sont pas dans des partis politiques. Je crois que s’engager dans un Parti politique pour participer à la construction nationale est un acte de courage et de patriotisme pour un intellectuel. Ce fut le cas de nos illustres devanciers, nos pères de la nation : Modibo Keita, Mamadou Konaté, Jean Marie Koné,  Fili Dabo Sissoko ; Hamadoun Dicko, le Ministre Ousmane BA, Alioune Blondin Beye, Abdoulaye Soumaré etc, tous les hommes et les femmes dont le Mali est fier et se glorifie étaient tous des hommes politiques.  Alors vous allez me dire que le problème de ce pays ce sont les hommes politiques ? Non soyons sérieux, élevons le débat ! Je préfère mieux un homme politique qui me semble un intellectuel engagé qu’à un intellectuel non-engagé qui refuse de venir confronter ses idées de développement avec ses compatriotes dans un cadre organisé pour cela. Ce cadre ce sont les Partis politiques, et si on veut changer un pays il faut commencer par changer la qualité des hommes de nos partis politiques. On ne peut changer la qualité de l’homme politique que si les intellectuels s’engagent dans les Partis politiques.  Vous savez dans un Etat il y a trois grandes forces : les Partis politiques, la Société civile et l’Armée. Seuls les partis dans un régime démocratique concourent à l’expression du suffrage, l’exception malienne des candidatures indépendantes a été une mauvaise option. On le saura plus tard. Un indépendant même s’il est porteur de légitimité n’est pas porteur de projet de développement. Il est indépendant de tout et de rien. Dans les rares cas ou des indépendants sont porteurs de projets de développement ou constituent de véritables alternatives à des politiques  locales, leur projet  manque de cohésion parce que jamais discuté ou partagé avec d’autres. Et si le projet est partagé par d’autres personnes la finalité du groupe a toujours été la création d’un Parti politique. C’est pourquoi le Mali gagnerait à supprimer les candidatures indépendantes ce qui aura pour effet entre autres d’obliger les intellectuels à venir travailler en groupe dans des Partis politiques. Dans l’histoire du monde je n’ai jamais vu si ce n’est en Afrique des indépendants venir à la tête de l’Etat.  Si cette règle avait été respectée ATT n’aurait jamais été président de la République et donc la situation actuelle  jamais ne serait arrivée au Mali.
Quant à la société civile, elle est un groupe de pression pour amener le pouvoir à mieux considérer la situation de groupe sociaux particuliers et un acteur de la société civile ne fait pas de conquête du pouvoir. La société civile est constituée de toutes ces associations ou structures dont l’objectif n’est pas la conquête et l’exercice du pouvoir. On y retrouvera par exemple  le Haut conseil islamique, les syndicats, les associations de défenses des droits de l’homme etc. Dans un Etat démocratique les rôles sont protégés et chacun doit rester dans son cadre. Ainsi un responsable syndical comme Amion Guindo du CSTM ne pourrait parler que des problèmes de son syndicat et pas de la gestion des affaires politiques. Il  n’aurait même pas pu continuer à assumer ses fonctions à la tête de son syndicat s’il n’est plus en activité. Il est à la retraite et juridiquement ne doit pas présider aux destinées d’un syndicat et parler en son nom. Par contre il peut adhérer à un parti politique et de ce fait s’occuper de questions politiques, mais jamais en tant que syndicaliste. Il y a tellement d’incorrections au Mali qu’on oublie des fois tout ce qu’on a appris tellement rien ne ressemble à des modèles connus. Nous sommes atypiques.
Quant à l’Armée la grande muette, elle doit être muette effectivement en ce qui concerne sa participation à l’animation de la vie politique. Elle n’a pas de préférence  entre les hommes politiques que ceux  élus par le peuple souverain Son rôle est de protéger le territoire en garantissant toujours l’existence du pays. L’instinct militaire est de faire la guerre et quand des militaires s’occupent de la politique, ils peuvent parfois face à l’opposition inhérente à l’activité politique prendre les opposants pour des ennemis comme dans une guerre parce qu’on jugera tout ce qui est contraire à sa vision comme un acte de haute trahison si chers aux hommes de Mars. Sanogo et le CNDRE qui ont agi de bonne foi n’ont pas mesuré avant toute la portée de leurs actes. Ils voulaient le changement mais la méthode et la voie choisies n’étaient pas la bonne ni les conseillers qu’ils se sont choisis. Je dis qu’ils étaient de bonne foi parce que après leur forfait ils ont appelé la plupart des hommes politiques pour les aider à mieux faire en oubliant que Maribatrou avait raison, le problème de  ce pays ce n’est pas les politiciens, ce sont les intellectuels. C’est la qualité de l’homme malien qui est à repenser. Si le CNDRE s’était fait conseillé par les Partis politiques les plus représentatifs qui ont reçu une légitimité du peuple et qui recèlent quoi qu’on dise la crème de ce que le Mali a de plus intelligent, peut être que la situation serait autre. Ce sont les intellectuels indépendants qui souffrent la confrontation d’idées qui ne sont dans aucune structure de débat qui me semble être aujourd’hui le problème. Quand ce sont des cercles de réflexion digne de ce nom ils finissent toujours s’ils veulent aller loin à se muer en Parti politique, autant commencer directement par la en menant à l’intérieur de nos formations politiques les débats pour le changement.   
Pour tant de haine contre la CEDEAO ?
C’est le Mali qui était en péril n’eut été la pression de la CEDEAO et de la communauté internationale. C’est nous qui n’avons pas vite compris que si la CEDEAO devait venir que c’était à nos autorités du jour  d’en définir le cadre, nous avons laissé le champ libre pour affirmer là où nous devrions défendre notre souveraineté, c'est-à-dire définir nous même un chronogramme d’intervention de la CEDEAO, un mandat, un effectif et une mission que nous aurions dû soumettre comme base de débat. Mais rien, c’est donc  face à ce vide la CEDEAO à tout pensé à notre place et de bonne foi. Elle est à saluer le courage et l’énergie de ces chefs d’Etat qui payent de leur trésor les réunions qu’ils organisent sur le Mali. Savez-vous que certains politiciens maliens avaient demandé des perdiems à Ouagadougou ! Sachons garder raison, la CEDAO n’a jamais intervenu dans un pays en situation normale et notre coup d’état n’est pas l’œuvre de la CEDAO mais de nous-même. Comme dans la vie courante,  quand notre voisin violente sa femme et que les cris fusent de toute part, on n’a pas besoin de mandat pour intervenir, on vient intercéder parce que c’est humain, parce que c’est une règle non écrite de bon voisinage, parce que les turbulences du voisin peuvent aussi nous affecter. Dans le concert des nations c’est la même logique. Je crois que  notre pays a  tout à gagner en pacifiant ses rapports avec les autres acteurs de la communauté internationale. Le nationalisme primaire pour un pays enclavé peut conduire à l’asphyxie. Houphouët et Senghor qui ont collaboré avec le diable ont pu construire leur pays et atteindre un niveau de développement  que nous envions tous aujourd’hui. Et je crois que  c’est aussi une stratégie que de savoir que quand on n’est pas assez fort pour tenir tête à l’autre il faut en faire son ami jusqu’au jour où. La souveraineté d’une nation ne s’est jamais bâti dans l’histoire sur la pauvreté. Il faut travailler dur avant de réclamer haut et fort sa souveraineté. Tirons les leçons de l’histoire et faisons avancer notre pays, le MaliBA
 
Ousmane BAMBA
Militant ADEMA-PASJ

Syrie (histoire d’une falsification) : L’aveu de l’ONU qui énerve les faucons anti-Syrie



Selon des experts, lors d’une audition au Sénat américain, Washington doit soutenir davantage les terroristes en Syrie, en leur fournissant des armes et un appui aérien, et montrer clairement au régime en place la ligne à ne pas franchir, au prix d’une intervention militaire. Mais “nous devons faire attention à qui nous donnons des armes”, a  observé Martin Indyk, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, selon qui les Etats-Unis n’ont pas encore une vision nette de l’identité et des objectifs des forces qui constituent la rébellion syrienne. “Il est important que nous intervenions de manière active, mais il faut le faire de manière intelligente”, a-t-il ajouté. Très drôle, alors qu’ils le font déjà ! 
Laurent Fabius, docteur ès hémophilie et agrégé en sang contaminé, accessoirement ministre français des Affaires étrangères, à qui un journaliste de RTL demandait avant-hier, s’il avait peur d’un massacre à Alep, le trémolo dans la voix, pour marquer le coup, répondait :”oui, oui, oui, oui, oui.” Une mise en scène macabre mais, il avouait que ces derniers étaient armés.
Et vlan ! Selon l’ONU, les mercenaires de l’OTAN et les terroristes syriens à Alep ont, non seulement des chars, mais aussi, des armes lourdes. Les martyrs aux mains nues qui arrivent à commettre des attentats spectaculaires, à capturer des soldats tués sommairement, ces salafistes soutenus par l’Occident qui feint d’ignorer leur toxicité, est une vraie falsification. Qui s’assemble se ressemble. L’Occident et Al-Qaïda sont les mêmes faces d’une médaille, des tueurs au sang froid.  
Pour le mollah aux mocassins Weston, Laurent Fabius, soutien des salafistes :
“Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons donc demander avant la fin de cette semaine la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel à la fois pour essayer d’arrêter les massacres et pour préparer la transition politique”
“Arrêter les massacres, pour préparer la transition”, dit-il. Le massacre de qui ? Qui massacre qui ? La transition avec qui ? Depuis le début des Jeux olympiques d’Alep, avez-vous entendu parler d’un massacre ? Au contraire, les héros des occidentaux ont mis en ligne une vidéo amateur où, ils assassinent honteusement des soi-disant chabbiha (miliciens pro-Assad) blessés de surcroît. Imaginez un seul instant une victoire de leur part, les réglements de compte seront légions. Les Occidentaux le savent mais n’en ont cure. Peu importe le peuple syrien, puisqu’ils n’aiment pas Assad, ils préfèrent y installer le chaos. Des montres nazis !

Libye : Comment Seif al-Islam a piégé le CNT et les anti-Kadhafi



Seif Al-Islam Kadhafi
Seif Al-Islam Kadhafi
Les renégats libyens du Conseil national de transition (CNT) se préparent à céder le pouvoir à la nouvelle Assemblée libyenne, le 8 août prochain. C’est par la voix de Othmane Ben Sassi, un des responsables de ces criminels avérés qu’est arrivée la déclaration: « Le 8 août est la date qui a été prévue pour le transfert de pouvoir entre le Conseil national de transition et le Congrès général national ». Mais, en Libye, rien de nouveau sous le soleil, que le chaos. 
Dans le même temps, à Benghazi, hier matin, mercredi, une attaque à la bombe a endommagé un bâtiment de l’armée. Lundi déjà, des responsables de la sécurité avaient démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe. C’est quand même le comble, quand ça se passe dans la ville-bastion des traîtres à leur Nation. Alors qu’elle voulait le changement, la ville connaît une recrudescence du terrorisme, depuis le début du Ramadan. Juger un homme dans un pays aussi instable, c’est se moquer de la gueule du monde, d’où mon profond mépris du premier-ministre tunisien, Hamadi Jebali, qui a livré l’ancien Premier ministre libyen à des meurtriers. Un acte criminel, dont seuls les extrémistes musulmans ont le secret, une violation flagrante des droits de l’homme.  Seif al-Islam a raison de vouloir être jugé par la CPI.
Pourquoi dès le 1er mai dernier, les “autorités” libyennes ont-elles déposé une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre Seif al-Islam, le seul fils emprisonné du frère Guide Mouammar Kadhafi, assassiné en toute impunité par les ennemis de l’Afrique ?  Pourquoi ces criminels protégés par l’Occident veulent-ils par tous les moyens imaginables et inimaginables juger  Seif Al-Islam alors qu’ils n’ont aucun grief contre lui, à part son nom ?
Sans être devin, vous verrez comme le « deux poids deux mesures » fonctionne, avec le cas Saif Al-Islam. En effet, il est reproché au fils du frère Guide Mouammar Kadhafi, d’avoir recruté des…mercenaires qui auraient commis des crimes contre l’humanité. On se demande bien en Libye, durant cette agression, les “qui” ont commis des crimes contre l’humanité, en dehors de l’OTAN.  
Une accusation, bien sûr, qui se base sur un vide juridique abyssal et par conséquent, sachant que le dossier est vide en l’espèce,  Seif al-Islam a donc piégé, non seulement le défunt CNT mais aussi la soi-disant « communauté internationale ». Ces requins qui se cachent derrière le tout humanitaire, pour perpétrer des crimes à travers le monde, sont au pied du mur. On verra bien comment les ONG, qui sont promptes à condamner les dirigeants africains qui ne plaisent pas à Paris, notamment, feront avec le cas Seif al-Islam.
L’équipe de défense de Seif al-Islam, composée de Melinda Taylor, 36 ans, et de l’avocat désigné par la CPI, Xavier-Jean Keïta, estime que “les évènements récents ont complètement démontré qu’il sera impossible pour M. Kadhafi d’être jugé de manière impartiale et indépendante dans les tribunaux libyens”. Il s’agit, vous l’avez deviné, de leur incarcération arbitraire par le CNT. Aucun cri d’orfraie n’était venu troubler la quiétude des criminels. Croyez-vous que Seif al-Islam pourra s’en sortir, avec tous les secrets qu’il a en sa possession ? C’est moins sûr, ils vont le condamner à mort, dans une parodie de procès.

Syrie ( Le grand ramdam) : La CIA sur place ? l’ASL contrôle 70% d’Alep ?



Alors que l’armée arabe syrienne commémore aujourd’hui le 67ème anniversaire de sa fondation, les ennemis de la Syrie semble vouloir se réjouir avec cette nouvelle annonce, que dis-je, allégation, tirée par les cheveux de l’ASL. Néanmoins, si des clowns se permettent ce genre de déclaration, il faut comprendre qu’ils savent sur qui compter, entre les Occidentaux, le Qatar,  et l’Arabie saoudite.
Interrogé par le Guardian, le chef du conseil militaire suprême de l’Armée syrienne libre assure que l’ASL contrôle 70% d’Alep. Mustafa al-Sheikh, puisque c’est de lui qu’il s’agit, affirme également que les habitants d’Alep aident les combattants de l’ASL.
L’Armée syrienne libre contrôle 70% d’Alep. Il y a un grand écart entre l’équipement des forces du régime et le notre, mais nous arrivons à les battre grâce à notre enthousiasme et au soutien des habitants d’Alep.  
Il faut vraiment faire plus attention, être sur le qui-vive comme Bachar Al-Assad, chef suprême des armées, l’a dit aux militaires, lors de la célébration de leur 67e anniversaire.  Si l’on s’appuie donc sur les déclarations de ce clown, il faut craindre deux choses:
Primo, faire tomber le régime syrien dans un piège, en l’incitant à agir comme l’OTAN à Syrte, en détruisant tout. Mais, c’était l’OTAN, qui bénéficie d’une impunité à nulle autre pareille.
Deusio, faire croire au monde entier que l’ASL, est entrain de dominer l’armée syrienne et qu’il est urgent de lui apporter du secours, avant que les militaires ne passent à la vitesse supérieure.
Il faut savoir lire entre les lignes. Ces terroristes sont prêts à tout, pour faire porter le chapeau à Assad, et pousser à une intervention. Face à ces malfrats et mécréants, le Gouvernement syrien se doit de réagir avec tous les moyens necessaires, pour mettre en échec ceux qui exécutent des innocents en profanant le nom d’Allah.
Selon Amilcar news (arabe):
l’Armée arabe syrienne a tué et arrêté des membres de la CIA, sur la base d’informations glanées auprès des forces spéciales et de sécurité syriennes. Elles auraient réussi à tuer 27 éléments de la CIA appelés “Bérets verts”, en plus de l’arrestation de 23 autres éléments de la même force d’élite américaine sur le territoire syrien.
Affaire à suivre !

Syrie (La blague du jour): L’Arabie saoudite sollicite l’ONU pour le départ d’Assad



Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani et Bachar al-Assad
Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani et Bachar al-Assad
Le conflit syrien vire à l’hystérie et au comique. D’un côté, l’hystérie des terroristes soutenus par l’Occident qui n’arrêtent plus de tuer des innocents, de l’autre, les pays arabes qui soutiennent financièrement et militairement ces terroristes arabes et mercenaires occidentaux dans la déstabilisation de la Syrie. Parlons un peu de l’Arabie saoudite, cette “grande démocratie parmi les démocraties” dans le monde, dixit Estelle.
L’Arabie saoudite et le Qatara ont offert une vingtaine de missiles sol-air qui ont été acheminés via la Turquie de Recep Tayyip Erdogan l’un des détracteurs de Bachar el-Assad. Avec un cynisme non dissimulé, le magazine Le Point ose écrire, “Alep ville martyre”, sans évoquer la tuerie de la veille perpétrée par les protégés de l’Occident. Poursuivant dans sa destruction, il ajoute à la confusion en parlant d’une escarmouche qui a eu lieu à Damas-acte isolé d’un terroriste-kamikaze qui a attaqué un poste de police aux abords de eux quartiers chrétiens (Bab Touma et Bab Charqi )- en titrant :”Damas : les combats se rapprochent des quartiers chrétiens”. Rassurez-vous, des combats de….15 minutes avec une voiture carbonisée. Source: l’incontournable et pathétique OSDH. 
L’Arabie saoudite est en proie à de violentes représailles des Al-Saoud contre ses propres citoyens à Al-Qatif (Est) où, on compte 14 manifestants blessés, dans l’attaque des forces du régime des Al-Saoud. Le pouvoir de Riyad n’a pas hésité à utiliser des balles réelles et des gaz lacrymogènes. Mais, aucun média occidental ne le relève. Pire, ces derniers jours, la ville sainte de la Mecque, ainsi que Riyad, la capitale, ont été, également, la scène de manifestations anti-gouvernementales. Vous avez entendu parler de ça ?
Mais, l’Arabie saoudite met sur la table à l’ONU, jeudi 2 août 2012, un projet de résolution soutenu par plusieurs pays occidentaux comme arabes, invitant les pays de l’Onu à adopter des sanctions contre le régime syrien à l’instar de la Ligue arabe. Le document, une vraie blague, soutient notamment les appels au départ du président Assad. Une vraie violation de la souveraineté syrienne, une hérésie, bref, une connerie supplémentaire que ne semble pas comprendre tous ces clowns européens, qui vise simplement une épuration ethnique, au nom du wahabo-salafisme, qui ne profite qu’aux pays pro-américains au Proche et  Moyen-orient.

mercredi 1 août 2012

Syrie (Alep) : Les Jeux Olympiques du désespoir pour terroristes et mercenaires



Bachar al-Assad
Bachar al-Assad
Ce qui vient de se passer à Alep, si l’on en croit l’organe du mensonge syrien l’OSDH, montre bien que les soi-disant rebelles ne peuvent que procéder par des actes terroristes pour faire croire qu’ils existent encore. Un massacre aveugle, ici, une bombe, là, sont le lot quotidien des Syriens qui ne sont pas d’accord avec eux. En tuant hier, semble-t-il, 40 policiers par surprise, après avoir surgi de nulle part, cet acte, s’il s’avère vrai, est assez étonnant quand on écoute les responsables occidentaux. Donc, selon Rami Abdel Rahamne, président de l’OSDH qui se confiait à l’AFP:
“Des centaines de rebelles ont attaqué deux commissariats de police à Salhine et Bab Nairab (sud) et au moins 40 policiers ont été tués durant les combats qui ont duré des heures”. 
L’AFP signale enfin la mort d’un général, apparemment commissaire de l’un des commissariats, le général Ali Nasser. On se souvient de la déclaration du secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta,  avant l’offensive gouvernementale sur Alep:
“Alep constitue un nouvel exemple tragique de la violence aveugle à laquelle a recours le régime d’Assad contre son propre peuple”. “Au bout du compte, il creuse sa propre tombe”.
On sait de quel côté se trouve la vraie violence aveugle. Ceci est la résultante effective de la chronique d’une défaite annoncée. Mais, passons à une autre source, que les médias “mainstream” refusent depuis qu’ils ont pris faits et causes pour les terroristes, de mentionner, l’agence officielle SANA qui relate la journée d’hier en ces termes:
“Les forces armées ont traqué des groupes terroristes armés qui avaient terrifié les habitants à Ard al-Sabagh au quartier de Salaheddine à Alep, et ont tué ou blessé de grands nombres de leurs éléments dont certains portent des nationalités arabes et africaines. Une source au gouvernorat a fait noter que parmi les terroristes tués, Ahmad Haj Qassem Abdel Rahman, l’un des chefs des groupes terroristes dans la région du nord. La source a indiqué que les services compétents avaient tendu hier une embuscade à des groupes terroristes armés dont le nombre varie entre 400 et 500 terroristes et qui étaient à bord de 30 véhicules dans la localité de Hendrat au nord de la ville d’Alep et ont tué ou blessé de grands nombres d’eux et détruit leurs véhicules.”
Arrêtons-nous simplement à cette annonce car, les prémices d’une défaite sont patents. Nos terroristes et mercenaires n’ayant pas pu faire les minima, ils se contentent donc de massacrer des innocents. Seule alternative ? Hier, mardi, au Caire, un nouveau groupe d’opposition syrien, le Conseil pour la révolution syrienne (CRS), a été créé par des opposants en exil. La création de cette instance est un défi lancé au Conseil national syrien (CNS), qui a récemment appelé à son armement. Peut-être qu’enfin, Assad trouvera en face de lui, des personnes prêtent au dialogue, et surtout différentes des extrémistes de l’ASL et le CNS que Le Figaro ose présenter comme de simples religieux non-extrémistes.
Petit son avec l’armée syrienne victorieuse :