jeudi 1 novembre 2012

George Galloway : « Bachar al-Assad va gagner la guerre »



George Galloway
George Galloway
BRÈVE - Lors d’une rencontre avec l’ancien président libanais Lahoud Emil mardi à Beyrouth, George Galloway le député britannique a souligné que les dirigeants syriens triompheront. Le parlementaire britannique a affirmé que la guerre globale menée actuellement sur la Syrie est similaire à celle menée contre l’Egypte en 1956. Selon lui, il n’y a pas de doute possible, Bachar al-Assad sera le grand vainqueur de cette mascarade contre la Syrie.
Il s’est dit confiant que la Syrie entière sera victorieuse de ce conflit préfabriqué, sous la direction du président Bachar al-Assad.  Cette victoire, dit-il, sera semblable au triomphe tardif de Jamal Abdel Nasser l’Égyptien. Il a souligné la nécessité de suivre le plan initié par l’ancien envoyé de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, à la Syrie à porter ses fruits et pour les pays de cesser de fournir un soutien militaire à l’opposition.

George Galloway clashant un journaliste islamiste


Ouragan Sandy : Les États-Unis impuissance mondiale ou puissance mondiale ?



Obama à la Croix Rouge
Obama à la Croix Rouge
Le pays le plus endetté au monde traverse une période de désolation. C’est le jour d’après, avec toutes les dévastations dû au passage de l’ouragan Sandy qui avait un vent. 130 000 foyers soit près de 7 millions de personnes privées d’électricité. 42 morts dont 18 à New York, les maisons détruites et inondées, de l’eau partout Obama se rendra dans le New Jersey, l’État le plus touché, avec les félicitations de Chris Christie, le Gouverneur républicain. Paysage apocalyptique, ubuesque, qui peut faire gagner Barack Obama, le président de la catastrophe élu grâce à une catastrophe ? Quel paradoxe ! Rassurez-vous, je n’ai aucune sympathie pour Romney.
Obama était hier au siège de la Croix Rouge internationale pour tenter de rassurer les Américains. Il s’est dit choqué. Mitt Romney le mormon a tenté encore une fois de (re)prendre la main, en allant distribuer hypocritement des vivres et des produits de première nécessité.
Il est vrai que les hommes sont impuissants devant les catastrophes naturelles mais, les États-Unis sont-ils une impuissance mondiale ou une puissance mondiale ? Il ne suffit pas d’aller dans la lune, créer des engins de mort, pour croire et proclamé qu’on est puissant…

mercredi 31 octobre 2012

Syrie : Bachar al-Assad a (enfin) compris comment en finir avec les terroristes



Comme nous l’annoncions hier, à minuit pétante donc avant tout le monde, sans la propagande qu’on peut lire dans les médias occidentaux qui osent parler de la « violence contre les rebelles », vous ne rêvez pas, le régime syrien allait renforcer (enfin), la lutte contre le terrorisme international. Ah, quelle longue phrase !  Ces gens ont tout envoyer balader.  La négociation, la main tendue, la trêve etc. Alors, que faites vous en ce temps-là face à des extrémistes gargarisés par le soutien occidental ?
Posez cette question à François hollande, Obama ou n’importe quel dirigeant, il approuvera Bachar al-Assad. Hélas, liés par on ne sait par quel pacte avec le diable, les dirigeants occidentaux ne le feront jamais. Ils approuvent le mal. Ils bercent les terroristes, les couvent. Mais c’est parti.  Un chasseur-bombardier de l’aviation syrienne a effectué mardi un raid sur Damas, le premier à viser la capitale depuis le début du conflit en Syrie il y a 19 mois. Je vous rassure, ce n’est que le début. Du coup, les terroristes se sont planqués tout au long de la journée, faisant des apparitions sporadiques ici ou là, surtout les éléments s’ »en fout la mort » d’Al-Qaïda, des gens entraînés pour mourir en…martyr. Eh bien, je leur laisse toutes ces vierges chimériques…
Alep: De violents affrontements se sont produits entre les membres d’Al-Qaïda lié au groupe terroriste al-Nusra dans la zone de Bab al-Neirab. Les rats commencent à se bouffer entre eux…
30 octobre 2012 20:54
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Alep – Raqqa: L’armée arabe syrienne a détruit 3 bateaux chargés d’hommes armés, sur le lac al-Assad, situé sur la route entre Alep et Raqqa.
30 octobre 2012 20:53
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Alep: Des terroristes ont été tués dans le nord de la station de gaz de al-Za’rour à Kafarnaha et Bab al-Neirab
30 octobre 2012 20:52
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Alep: De nombreux terroristes ont été tués à al-Atareb, al-Layramoun, Tal Rifaat, proche de la centrale thermique
30 octobre 2012 20:52
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Daraa: 3 civils ont été tués après l’explosion de deux charges explosives sur la route de Namer, à al-Harrak.
30 octobre 2012 20:13
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*Chaud devant > Libye: Des manifestants furieux, ont tenté de s’introduire dans le siège du Gouvernement libyen lors d’une conférence que donnai le nouveau PM.
30 octobre 2012 20:10
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Damas: De nombreux terroristes ont été tués lors de combats contre l’armée arabe syrienne, en banlieue, c’est à dire à Harasta, Douma et Erbin.
30 octobre 2012 19:27
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Alep: L’armée syrienne déclare que la zone de Suleiman Al-Halabi est désormais une zone de sécurité
30 octobre 2012 16:39
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Edlib : 3 ambulances turques chargées de terroristes, ont été détruits dans la zone de Twineh, zone proche de Sulkin.
30 octobre 2012 16:24
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Damas: Un certain nombre de terroristes ont été tués lors d’affrontements avec l’armée syrienne à Harasta.
30 octobre 2012 15:22
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Télévision d’Etat syrienne: Le colonel major et pilote de l’armée de l’air  Abdallah Mahmoud Al-Khaledi a été assassiné à Ruken El-Din.
30 octobre 2012 15:20
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Alep : L’armée arabe syrienne a lancé des opérations spéciales à Khan Al-Asal, près du Restaurant Castillo et près de la jonction de Kafar Naha.
30 octobre 2012 14:51
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Edlib : Des hommes armés ont lancé une attaque contre le district de al-Tarma. Ils ont ainsi enlevé des dizaines de femmes et d’enfants.
30 octobre 2012 13:18

Journal de Syrie 29.10.2012


 

CONFIDENTIEL : Le Soudan se prépare à riposter contre…Israël

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Omar El-Béchir
Omar El-Béchir
Il est des informations ou des fanfaronnades reçues parfois avec amusement et pas grand sérieux mais, « qui sait », comme le dirait l’autre ? Les autorités soudanaises, sous la président de son chef d’Etat Omar El-Béchir, se sont réunis pour décider d’agir contre les frappes de l’aviation israélienne qui a détruit une usine de production de munitions à Khartoum, et qui avait causé la mort au passage de deux innocents, des Soudanais.
Après avoir refusé de commenter ces frappes préventives et illégales, c’est finalement le journal britannique The Guardian qui a poussé les autorités israéliennes à reconnaître à demi-mot leur forfait. En effet, des images satellites du site soudanais consultées par des experts indépendant attestent du fait que, l’incendie est lié à une frappe aérienne.  
Mais il y a quelque chose de nauséeux dans les commentaires de la presse « mainstream » qui, au lieu de condamner cet acte de guerre, dit plutôt que cette dernière vise à lancer un avertissement au Hamas et surtout à l’Iran. Car, selon elle, réussir à aller frapper un pays à 1900 km de ses bases prouve que si Israël veut, il frappera l’Iran. Drôle de méthode de commenter l’actualité avec des arrières pensées doublées de servitude…
Bref, Khartoum a déclaré se réserver « le droit de riposter en lieu et date de notre choix ». Qui peut croire à ça ? C’est vrai qu’Israël accuse le Soudan d’être un « Etat terroriste dangereux » alors, la riposte sera-t-elle basée sur des attentats géants en Israël ou contre ses intérêts dans des pays de son choix ?
 Tiens, il est quand même amusant de voir la fameuse Ligue arabe s’en prendre vertement à la Syrie alors que cette frappe israélienne touche l’un des leurs. Le Soudan fait partie de cette « Ligue » depuis… 1956. A vous de juger ce qui se nomme Ligue arabe et qui n’a d’arabe que le nom. Les pays arabes ont baissé leur froc pour des intérêts inavoués…

La treizième tribue ! L’ empire Khazar et son héritage: Grandeur et décadence des khazars.

A l’époque où Charlemagne se fit couronner empereur d’Occident, l’extrémité orientale de l’Europe entre le Caucase et la Volga était dominée par un Etat juif, connu sous le nom d’empire khazar. A son apogée, du vie au Xe siècle, cet Etat joua un rôle assez important pour contribuer à façonner la destinée de l’Europe médiévale – et moderne par conséquent.
C’est ce que comprenait fort bien, sans doute, l’empereur-historien de Byzance, Constantin VII Porphyrogénète (901-959), qui notait dans son Livre des Cérémonies que les lettres adressées au pape de Rome, ainsi qu’à l’empereur d’Occident, portaient un sceau de deux sous d’or, mais que pour les messages destinés au roi des Khazars le sceau devait
valoir trois sous d’or. Flatterie ? Non. Réalisme, plutôt Realpolitik. Au IXe siècle «il est probable que pour la politique étrangère de Constantinople le khandes Khazars n’avait guère moins d’importance que Charlemagne et ses successeurs».
Le pays des Khazars, peuple d’ethnie turque, occupait une position stratégique entre la Caspienne et la mer Noire sur les grandes voies de passage où se confrontaient les puissances orientales de l’époque. Il servait d’Etat-tampon pour Byzance qu’il protégeait contre les invasions des rudes tribus barbares des steppes septentrionales : Bulgares, Magyars, Petchenègues, etc., suivies plus tard des Vikings et des Russes. Mais ce qui fut tout aussi important, sinon davantage au point de vue de la diplomatie byzantine et de l’histoire européenne, c’est que les armées khazares purent contenir l’avalanche arabe à ses premiers stades, les plus dévastateurs, et empêcher ainsi la conquête musulmane de l’Europe de l’Est. Un spécialiste de l’histoire des Khazars, le professeur Dunlop, de l’université Columbia, résume en quelques lignes cet épisode décisif et généralement très peu connu : «Le territoire khazar… s’étendait au travers de la voie normale de l’avance arabe. Quelques années après la mort de Mohammed (632 ap. J.-C.) les armées du califat avaient poussé au nord en balayant les décombres de deux empires et, volant de victoire en victoire, atteignaient la grande barrière montagneuse du Caucase. Cette barrière franchie, la route des plaines de l’Europe orientale était libre. Il se trouva que sur la ligne du Caucase les Arabes rencontrèrent les forces d’une puissance militaire organisée qui, en fait, leur interdirent d’étendre leurs conquêtes dans cette direction. Les guerres des Arabes et des Khazars, qui durèrent plus de cent ans, si méconnues qu’elles soient, ont ainsi une importance historique considérable. Dans la campagne de Tours les Francs de Charles Martel mirent un terme à l’invasion arabe. Vers la même époque les menaces qui pesaient sur l’Europe de l’Est n’étaient guère moins graves… Les musulmans victorieux furent arrêtés et contenus par les armées du royaume khazars…Il est peu douteux que s’il n’ y avait eu les Khazars dans la région nord du Caucase, Byzance, rempart de la civilisation européenne à l’Orient, se serait trouvée débordée par les Arabes : il est probable que l’histoire de la chrétienté et de l’Islam auraient été ensuite bien différentes de ce que nous en savons».
Dès lors il n’est pas surprenant, peut-être, étant donné les circonstances, qu’après une victoire retentissante des Kha-zars sur les Arabes, le futur empereur Constantin V ait épousé une princesse khazare. De ce mariage naquit un fils qui devait devenir l’empereur Léon IV, surnommé le Khazar. Quelques années plus tard, sans doute vers l’an 740, le roi, sa cour et la classe militaire dirigeante se convertirent au judaïsme, qui devint la religion officielle des Khazars. Il est certain que leurs contemporains furent aussi étonnés de cette
décision que l’ont été les érudits modernes en en découvrant le témoignage dans les sources arabes, grecques, russes et hébraïques. Un des commentaires les plus récents à ce propos se trouve chez un historien marxiste, Antal Bartha, auteur d’un livre sur la société hongroise aux VIIIe et IXe siècles. Plusieurs chapitres de cet ouvrage concernent les Khazars qui, durant la majeure partie de cette époque, furent les suzerains. Des Hongrois ; mais leur conversion au judaïsme fait l’objet d’un unique paragraphe où se devine un embarras assez évident. Voici ce qu’on lit : «Les problèmes relatifs à l’histoire des idées sont en dehors de notre sujet, nous devons néanmoins attirer l’attention sur la question de la religion d’Etat du royaume khazar. C’est le judaïsme qui devint la religion officielle des couches dirigeantes de la société. Il va sans dire que l’acceptation du judaïsme comme religion d’Etat d’un peuple ethniquement non juif pourrait faire l’objet d’intéressantes spéculations. Nous nous bornerons cependant à remarquer que cette conversion officielle – défi au prosélytisme chrétien de Byzance et à l’influence musulmane venue de l’est, et cela en dépit des pressions politiques des deux puissances – à une religion qui n’avait l’appui d’aucune puissance politique et qui au contraire était persécutée presque partout – a été une surprise pour tous les historiens qui se sont intéressés aux Khazars ; cette conversion, ne peut être une contingence : il faut la considérer comme un signe de la politique indépendante menée par ce royaume».
Cela ne fait que nous rendre un peu plus perplexes. En tout cas, si les sources diffèrent sur quelques points de détail, les grands faits sont indiscutables.
Ce qu’on peut discuter, en revanche, c’est le sort des Khazars juifs après la destruction de leur royaume, au XIIe ou au XIIIe siècle. A ce sujet les sources sont très maigres. Elles
mentionnent cependant plusieurs établissements khazars à la fin du Moyen Age en Crimée, en Ukraine, en Hongrie, en Pologne et en Lituanie. De renseignements fragmentaires ressort un tableau d’ensemble : celui d’une migration de tribus et de groupes khazars dans les contrées d’Europe orientale -Russie et Pologne surtout – où précisément on allait trouver à
l’aube des temps modernes les plus fortes concentrations de juifs. D’où l’hypothèse formulée par plusieurs historiens, selon laquelle une bonne partie sinon la majorité des juifs d’Europe orientale – et par conséquent des juifs du monde entier – seraient d’origine khazare, et non pas sémitique. Les conséquences d’une telle hypothèse iraient très loin, et ceci explique peut-être les précautions que prennent les historiens en abordant le sujet – quand ils ne l’évitent pas carrément. C’est ainsi que dans l’édition de 1973 de l’Encyclopaedia Judaïca.
l’article «Khazars» est signé par Dunlop, mais qu’une section distincte, traitant des «juifs Kha-zars après la chute du royaume», et signée par les éditeurs, est rédigée dans l’intention évidente d’épargner des émotions aux lecteurs qui croient au dogme du peuple élu : «Les
Karaïtes [secte traditionaliste juive] de langue turque en Crimée, en Pologne et ailleurs, ont affirmé qu’ils étaient apparentés aux Khazars,ce que confirment peut-être les témoignages tirés du folklore et de l’anthropologie autant que de la langue. Il semble exister une quantité considérable d’indices pour attester la présence continue en Europe de descendants des Khazars».
Quelle est l’importance, en termes quantitatifs, de cette «présence» des enfants caucasiens de Japhet dans les tentes de Sem ? L’un des avocats les plus radicaux de l’origine khazare des juifs, A.N. Poliak, professeur d’histoire juive du Moyen Age à l’université de Tel Aviv, demande dans l’introduction de son livre intitulé Khazaria, publié en hébreu en1944, puis en 1951 : «Que l’on aborde dans un esprit nouveau aussi bien le problème des relations entre la juiverie kha-zare et les autres communautés juives que la question de savoir dans quelle mesure on peut regarder cette juiverie [kha-zare] comme le noyau des grands établissements juifs en Europe orientale… Les descendants de ces établissements,
ceux qui sont restés sur place, ceux qui ont émigré aux Etats-Unis et dans d’autres pays, et ceux qui sont allés en Israël,constituent aujourd’hui la grande majorité des juifs du monde entier».
Ces lignes ont été écrites à une époque où l’on ne connaissait pas encore toute l’étendue de l’holocauste nazi, mais cela ne change rien au fait que la grande majorité des juifs survivants vient de l’Europe orientale et qu’en conséquence elle est peut-être principalement d’origine khazare. Cela voudrait dire que les ancêtres de ces juifs ne venaient pas des
bords du Jourdain, mais des plaines de la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on a vu le berceau de la race aryenne ; génétiquement ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux Magyars, plutôt qu’à la semence d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
S’il en était bien ainsi, le mot «antisémitisme» n’aurait aucun sens : il témoignerait
d’un malentendu également partagé par les bourreaux et par les victimes. A mesure qu’elle émerge lentement du passé, l’aventure de l’empire khazar commence à ressembler
à une farce, la plus Cruelle que l’Histoire ait perpétrée. «Attila n’était après tout que le roi d’un peuple nomade. Son royaume disparut – tandis que la cité de Constantinople
qu’il avait dédaignée conserva sa puissance. Les tentes s’évanouirent, les villes demeurèrent. L’empire des Huns fut un tourbillon…» Tel était le jugement d’un orientaliste du XIXe siècle, Paulus Cassel, sous-entendant que les Khazars eurent, pour les mêmes raisons, le même sort que les Huns. Mais les hordes d’Attila ne figurèrent sur la scène européenne que quatre-vingt ans, alors que le royaume des Khazars se maintint pendant près de quatre siècles. Certes les Khazars vivaient sous la tente, mais ils avaient aussi
de grandes agglomérations : en pleine évolution, c’était une tribu de nomades guerriers en train de devenir une nation d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs, de vignerons, de marchands et d’artisans. Les archéologues soviétiques ont exhumé les traces d’une civilisation relativement avancée, toute différente du «tourbillon» des Huns. Ils ont trouvé les vestiges de villages couvrant des kilomètres, et dont les maisons étaient reliées par des galeries à d’immenses étables, à des bergeries, à des écuries (dont certaines mesuraient 3 à 3,5 mètres x 10 ou 14 mètres, avec des toitures sur piliers). Des restes de charrues témoignent d’un artisanat, remarquable, de même que divers objets conservés : boucles de ceinturon, fibules, plaques de selles, etc.
Particulièrement intéressantes, les fondations souterraines de maisons circulaires se retrouvent, selon les archéologues soviétiques, sur tous les territoires anciennement habités par les Khazars ; elles sont antérieures aux édifices rectangulaires «normaux». Les cases rondes marquent évidemment la transition de la tente circulaire démontable aux de-
meures permanentes, de la vie nomade à la vie sédentaire ou du moins semi-sédentaire. Les écrivains arabes de l’époque nous disent en effet que les Khazars ne restaient en ville – y compris à Itil, leur capitale – que durant l’hiver ; dès le printemps, ils reprenaient la tente, abandonnaient leurs maisons et repartaient pour la steppe avec leurs troupeaux, à moins qu’ils n’allassent camper au milieu de leurs champs ou de leurs vignes. Les fouilles ont prouvé également qu’à partir du VIIIe et du IXe siècle le royaume était entouré d’une chaîne complexe de fortifications qui protégeaient ses frontières septentrionales, face aux grandes steppes. Les forteresses s’alignaient en formant une sorte d’arc appuyé sur la Crimée (que les Khazars dominèrent un certain temps) et qui traversait les bassins inférieurs du Donetz et du Don jusqu’à la Volga ; au sud le Caucase offrait une défense naturelle, de même que la mer Noire à l’ouest et la «mer des Khazars», la Caspienne, à l’Orient. Cependant, au nord, la ligne de fortifications ne constituait qu’un rempart intérieur, destiné à protéger le centre permanent du pays; en réalité les frontières marquaient des rapports de domination avec les tribus septentrionales, elles étaient aussi mouvantes que les fortunes de la guerre. Au sommet de leur puissance les Khazars avaient pour tributaires une trentaine de peuples épars sur les vastes territoire qui s’étendent entre le Caucase, la mer d’Aral, les montagnes de l’Oural, Kiev et les steppes ukrainiennes. Parmi ces peuples on comptait les Bulgares, les Bourtes, les Ghuzz, les Magyars ou Hongrois, ainsi que les colonies gothes et grecques de Crimée, et dans les forêts du nord-est, les tribus slaves. Au-delà de ces territoires les armées khazars firent maintes razzias en Géorgie et en Arménie et pénétrèrent dans les domaines du califat jusqu’à Mossoul.
Selon l’archéologue soviétique M.I. Artamonov : «Jusqu’au IXe siècle la suprématie khazare fut sans rivale dans les régions au nord de la mer Noire, dans la steppe avoisinante et dans les zones forestières du Dniepr. Les Khazars furent les souverains de la moitié sud de l’Europe orientale pendant un siècle et demi, et constituèrent un rempart redoutable sur la trouée ouralo-caspienne, lieu de passage de l’Asie vers l’Europe. Durant toute cette période ils arrêtèrent l’assaut des tribus nomades de l’Orient». Une vue cavalière de l’histoire des grands empires nomades montrerait que le royaume khazare occupe, pour la durée, l’étendue et le degré de civilisation, une position intermédiaire entre les empires hun et, avare qui l’ont précédé, et l’empire mongol qui l’a suivi. Mais quel était ce peuple aussi remarquable par sa puissance et ses exploits que par sa conversion à une religion de
parias ? Les descriptions que nous en avons proviennent de sources généralement hostiles, on ne saurait les prendre pour argent comptant. «Quant aux Khazars, écrit un chroniqueur arabe, ils sont au nord des terres habitées près du septième climat, ayant au-dessus d’eux la constellation de la Charrue. Leur territoire est froid et humide. En conséquence ils ont le teint blanc, les yeux bleus, de longs cheveux flottants et généralement roux, une haute stature et un tempérament froid. En gros ils sont d’aspect sauvage». Au bout de cent ans de guerres, évidemment, cet écrivain arabe n’avait guère de sympathie pour les Khazars. Pas plus que les scribes arméniens et géorgiens, dont les pays de vieille civilisation avaient été maintes fois dévastés par ces terribles cavaliers. Une chronique géorgienne, s’inspirant d’une ancienne tradition, les assimile aux hordes de Gog et Magog: «Sauvages hideux aux façons de bêtes brutes, buveurs de sang». Un écrivain arménien parle de «la multitude horrible des Khazars avec leurs larges faces insolentes, sans cils, et leurs cheveux longs qui retombent comme ceux des femmes». Et enfin le géographe Istakhri, l’une de nos principales sources arabes, semble apporter des précisions: «Les Khazars ne ressemblent pas aux Turcs. Ils ont les cheveux noirs et sont de deux sortes : les noirs (Kara-Khazars) qui ont le teint basané ou très sombre comme certains Indiens, et les blancs (Ak-Khazars) qui sont d’une beauté frappante». En réalité cette description plus flatteuse nous enfonce dans la confusion. Car chez les peuplades turques la était, de se diviser en deux clans, le clan d’en haut, appelé «blanc», le clan d’en bas, appelé «noir». Il n’y a donc aucune raison de penser que les «Bulgares blancs» étaient plus blancs que les «Bulgares noirs», ni que les «Huns blancs», ou Hephtalites, qui envahirent l’Inde et la Perse aux VIe et VIIe siècles avaient la peau plus claire que les Huns qui envahirent l’Europe. La couleur des Khazars d’Istakhri – comme nombre de renseignements rapportés dans ses écrits et dans ceux de ses confrères – ne vient que des légendes et des on-dit ; et nous n’en savons pas plus sur l’aspect physique des Kha-zars, ni sur leur origine ethnique.

Stupeur et tremblements : L’Iran affirme avoir des images des bases militaires israéliennes



TEHERAN (Iran )- « Je vais t’attaquer » et « Si tu m’attaques, je ripostes » semble être le dialogue de sourds que l’Iran et Israêl semble avoir ces dernières années. Tout ceci ressemblant à un vaste poker-menteur indescriptible. Mais, un constat, les deux pays se craignent. D’un côté, Israël n’a pas besoin d’une attaque pareile, d’autant plus que c’est à ses risques et périls. D’un autre côté, l’iran a eu largement le temsp de se préparer à une riposte.
L’Iran a encore affirmé avant-hier, lundi, être en possession d’images très sensibles des bases militaires israéliennes enfouient semble-t-il, au désert du Neguev, prises par un drone qui a été lancé par le mouvement Hezbollah du Liban et abattu par Israël au début du mois. Un député iranien a affirmé que le drone abattu par Israêl n’est qu’un jouet, et que son pays a un matériel plus sophistiqué. Est-ce une dernière fanfaronnade de Téhéran sur ses progrès supposés ? Personne ne peut ni infirmer ni confirmer ces dires.
C’est en ce sens que les Etats-Unis demandent à Israël de tempérer ses élans guerriers, de peur d’être victime d’une grosse mésaventure car, l’Iran sera en position de légitime défense et personne ne sera en mesure de le condamner. Néanmoins, cette annonce n’a pas donné de détails précis sur lesdites photos. Dans la dialectique iranienne,  les bases israéliennes sont dites « sites interdits ». Il est donc clair pour les Iraniens de dire à Israël que ses avertissements auront des représailles en cas d’attaque sur les sites nucléaires…civils.
Ce député de premier plan, Ismaïl Kowsari, ancien commandant de la Garde révolutionnaire, a également dit que le Hezbollah possède du matériel plus sophistiqué de fabrication iranienne que le drone abattu récemment, y compris certains qui pourraient porter des armes. Cette fois-ci, les Israéliens n’ont fait aucun commentaire. L’Iran avait déclaré auparavant qu’il avait récupéré les données du RQ-170 Sentinel (drone de la CIA) et affirmé qu’il construisait sa propre réplique.
« Ces drones transmettre les photos en ligne », a dit M. Kowsari. Ajoutant, « Les photos des sites interdits prises et transmises par ce drone (Hezbollah) sont maintenant en notre possession. Le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahid, a également affirmé dimanche que Téhéran a des drones beaucoup plus sophistiqués. Le Shahed-129, ou le témoin-129 ont une portée de 2.000 km.

TR: 26/10 - Point de presse du porte-paro​le du Quai d'Orsay

Point de presse du 26 octobre 2012

1-Séminaires du programme de mobilisation des francophones en faveur des
opérations de paix (Addis-Abeba, octobre 2012)
2-Syrie - Conseil de coopération franco-russe
3-France/Hongrie
4-France/Israël
5-Soudan/Israël
6-Mali
7-Algérie/Mali
8-Émirats Arabes Unis


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1. Séminaires du programme de mobilisation des francophones en faveur des
opérations de paix (Addis-Abeba, octobre 2012)

Le 28 octobre prochain s'ouvre à Addis-Abeba un cycle de quatre séminaires
consacrés aux enjeux et défis des opérations de maintien de la paix. Ces
séminaires s'inscrivent dans le cadre d'un programme de mobilisation des
francophones en faveur des opérations de paix. Ils sont organisés
conjointement par les ministères des affaires étrangères, de la défense,
l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le Centre de
politique de sécurité de Genève.

Le premier séminaire, qui se tiendra les 28 et 29 octobre, aura pour thème
les défis opérationnels et politiques de la paix en Afrique. Il permettra
d'aborder, au-delà des opérations de maintien de la paix et les stratégies
de sorties de crises, les enjeux de la diversité linguistique et de la
coopération entre les Nations unies, l'Union africaine et les autres
organisations.

Au cours de ce séminaire sera officiellement présentée une nouvelle méthode
d'enseignement du français en milieu militaire, issue d'un partenariat entre
le ministère des affaires étrangères et l'OIF.

Le premier séminaire sera ouvert par M. Ramtame Lamamra, commissaire à la
paix et à la sécurité de l'Union africaine en présence de M. Hugo Sada,
délégué à la paix, à la démocratie et aux droits de l'Homme de l'OIF et
du général de corps d'armée Bruno Clément-Bollée, directeur de la
coopération de sécurité et de défense au ministère des affaires
étrangères.

Q - Puisqu'on parle de francophonie, est-ce que la Syrie est toujours membre de
la Francophonie ?

R - Elle est toujours membre, mais suspendue.

Q - Et le Qatar ?

R - Le Qatar est membre, comme État associé. Il en est devenu membre par une
décision prise à l'unanimité.

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2. Syrie - Conseil de coopération franco-russe

Q - Est-ce que le ministre va rencontrer M. Lavrov mercredi dans le cadre du
Conseil de coopération franco-russe sur les questions de sécurité ? Quelles
sont vos attentes de cette réunion ? Qu'est-ce que M. Fabius va discuter ?
Est-ce qu'il y a des attentes particulières sur la Syrie ?

R - Ce Conseil est une enceinte de coopération entre la France et la Russie
qui a été créée en 2002. Il regroupe les ministres des affaires
étrangères russe et français d'une part, et les ministres de la défense
russe et français d'autre part. Le ministre verra donc bien son homologue M.
Lavrov mercredi pour un entretien puis pour un déjeuner puis pour une
conférence de presse à 15h00. Vous y êtes bien évidemment invités si vous
souhaitez y participer.

Ce Conseil est une enceinte privilégiée pour la coopération et le dialogue
entre les deux pays, la Russie étant un partenaire de premier rang pour la
France. Ce sera l'occasion d'avoir un échange de vues au niveau ministériel
sur toutes les questions qui engagent la sécurité européenne et
internationale et sur la coopération bilatérale. Ce sera l'occasion aussi de
faire un tour d'horizon des grands sujets d'actualité, Syrie, Mali, Iran. Les
sujets ne manquent pas. Les quatre ministres participeront au point de presse,
dans la foulée du déjeuner.

Q - (inaudible) Il n'y aura pas une demande particulière concernant la Syrie
de la part de M. Fabius ?

R - C'est la suite des discussions que nous avons avec les Russes de manière
permanente. Là, elles se tiennent au niveau ministériel et l'une des
particularités, c'est d'avoir les quatre ministres ensemble. Pas de demande
particulière au sens que c'est la suite des discussions que nous avons par
ailleurs avec les Russes sur tous ces sujets. Sachant que sur certains d'entre
eux, nos positions sont convergentes, c'est le cas du Mali, comme l'a montré
l'adoption à l'unanimité de la résolution 2071 du Conseil de sécurité. Sur
d'autres sujets, nos positions divergent ou divergent encore, à la fois sur
l'analyse de la situation, je fais référence à la Syrie bien sûr, et sur
les conséquences que les uns et les autres en tirent. Pour nous, ce sera
l'occasion de poursuivre ces discussions et de les poursuivre dans ce
format-là.

Q - Les Russes n'arrêtent pas de déclarer leur attachement au communiqué de
Genève. Est-ce que l'un des objectifs de cette réunion pourrait être
d'essayer d'approcher la compréhension ou l'explication, l'interprétation des
clauses de ce communiqué ? Sur un point bien précis, les Russes disent que ce
communiqué en question n'appelle pas au départ du président syrien alors que
vous comprenez le contraire. Est-ce que, à cette occasion, vous allez essayer
de rapprocher votre compréhension de ce communiqué puis, au-delà, est-ce que
vous êtes toujours attachés à ce communiqué, à cette feuille de route
aujourd'hui ?

R - Un point de rappel parce que tout le monde parle du communiqué ou du
document de Genève, sans nécessairement l'avoir lu ou se souvenir de sa
formulation exacte. Première chose, il y avait autour de la table ce 30 juin
dernier, les 5 membres permanent du Conseil de sécurité, l'Irak au titre de
la présidence du sommet de la Ligue arabe, la Turquie, le Qatar en tant que
président du comité de suivi, le Koweït au titre de la présidence du
Conseil des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe, Mme Ashton,
le secrétaire général des Nations unies, et le secrétaire général de la
Ligue arabe.

Le 30 juin, les participants à cette réunion tombent d'accord sur un document
qui, pour reprendre ses termes exacts, renvoie explicitement à la mise en
place d'un organe de gouvernement transitoire capable d'instaurer un climat de
neutralité dans lequel la transition pourra se faire. Ce gouvernement pourra
comprendre des membres de l'actuel gouvernement et de l'opposition ainsi que
d'autres groupes et sera formé sur la base du consentement mutuel. Quand on
parle du document de Genève, on parle très précisément de cela.

Si vous mettez bout à bout, je cite «le climat de neutralité» et «le
consentement mutuel», il nous semble sans faire de surinterprétation de ce
document, que cela rend impossible la participation de Bachar Al-Assad. J'irai
jusqu'à dire que la suite, il s'est passé des choses entre le 30 juin et le
26 octobre, a montré que M. Bachar Al-Assad n'inclinait pas à trouver une
solution qui permette cette transition politique, pour dire le moins. Bien au
contraire. Tout a montré qu'il continuait dans une politique de répression de
sa propre population. Je rappelle, là aussi parce que nous avons tendance à
avoir la mémoire un peu courte, que tout cela avait commencé par des
manifestations pacifiques.

Est-ce que ce document reste important ? Il l'est, ne serait-ce que pour une
raison : l'importance qui attache Lakhdar Brahimi dans ces efforts pour trouver
une solution à cette situation terrible qui est celle de la Syrie aujourd'hui.
Pour la suite, nous verrons puisque Lakhdar Brahimi, qui a déjà eu l'occasion
de rendre compte de ses récents déplacements au Conseil de sécurité, doit
revenir vers le Conseil. La suite dépendra également de ce qui va se passer
aujourd'hui et dans les jours qui viennent s'agissant du respect du
cessez-le-feu ou de la trêve, selon le nom qu'on lui donne.

Q - L'importance de ce document, pas seulement parce que M. Brahimi s'y appuie,
c'est que c'est le seul document sur lequel les cinq sont d'accord.

R - C'est pour cela que j'ai dit «ne serait-ce que». Oui, en effet, c'est le
seul sur la crise syrienne sur lequel le P5, les cinq membres permanents, sont
arrivés à se mettre d'accord. Mais encore une fois, c'est avec ce bémol, que
nous avons une divergence de fond dans l'interprétation de ce document.

Q - Donc, si je comprends bien le langage diplomatique, vous ne voyez pas un
moyen de rapprocher les deux compréhensions ?

R - Si votre question est «Est-ce qu'on parle de la Syrie ?», puisque nous
sommes partis au début de la conversation de la réunion de mercredi
après-midi avec les Russes, si la question est «Est-ce qu'on parle de la
Syrie ?», oui, «Est-ce qu'on parle notamment de ce document de Genève ?»,
oui, «Est-ce que votre position a changé ?», non, «Est-ce que pour autant
vous avez cessé d'en parler avec les Russes ?», non. Cela fait quatre
réponses à deux questions.

Q - M. Laurent Fabius a dit, lors de sa conférence de presse, que, dans les
couloirs de cette rencontre de Genève, il y a eu la question sur «où Bachar
al-Assad pourrait aller se réfugier ?». Est-ce que la France est toujours
d'accord avec le principe que Bachar al-Assad pourrait se réfugier dans un
pays, ou bien est ce qu'il faut qu'il réponde de ses actes devant un tribunal
international ?

R - Avant d'en venir à décider où va M. Bachar al-Assad, il faut que nous
nous mettions d'accord sur le principe fondamental qu'il doit partir. Il n'y
aura pas de solution à la crise syrienne si Bachar al-Assad reste au pouvoir.
La première priorité, c'est celle là. C'est ce qui peut déclencher la
transition politique. Ensuite, le point de savoir où il va est une question
pour l'instant hypothétique. Il est sûr en revanche, cela nous l'avons
répété plusieurs fois, que lui et pas seulement lui, tous ceux qui ont
commis des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité, devront répondre
de ces crimes et devront en répondre devant la Cour pénale internationale. Il
ne peut pas y avoir d'impunité, en particulier pour des crimes d'une telle
gravité.

Je rappelle tout de même au passage, parce que certaines déclarations
d'officiels syriens relayées en début de semaine, accusaient la France de
soutenir des terroristes, que ce genre d'accusation est tout simplement
surréaliste. Ce serait simplement ridicule si on n'avait pas atteint ce niveau
d'atrocité et de gravité dans les crimes commis en Syrie. Donc aucune espèce
d'impunité. J'attire votre attention sur le fait que ces crimes ont été
qualifiés de crimes de guerre et de crime contre l'humanité par le Conseil
des droits de l'Homme. Ce n'est pas la France seulement qui le dit, c'est le
Conseil des droits de l'Homme.

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3. France/Hongrie

Q - À propos de l'entretien du ministre avec le ministre hongrois des affaires
étrangères, de quoi vont-ils parler ?

R - Les ministres parleront évidemment des enjeux européens, notamment de la
situation dans la zone euro, du projet d'union bancaire, des décisions actées
lors du dernier Conseil européen. Ils parleront également, parce que c'est
l'une des prochaines grandes échéances pour les 27, des négociations sur les
perspectives financières, c'est à dire le cadre financier 2014-2020.

Ils parleront également des grands sujets internationaux. J'en vois au moins
deux qui pourront intéresser très directement les Hongrois, c'est d'abord
l'Afghanistan, vous savez en effet que les Hongrois sont à nos côtés depuis
que nous avons pris, pour six mois, la direction de l'aéroport de Kaboul.

Un autre sujet pourra être le Mali, parce que, avec les Hongrois comme avec
tous les États membres de l'Union européenne, nous discutons en ce moment de
ce que l'Union européenne est susceptible de faire pour le Mali à la suite de
la résolution 2071.

Vous savez que certaines annonces ont été faites lors du dernier Conseil des
affaires étrangères le 15 octobre à Luxembourg et que d'autres sont
attendues pour le prochain qui aura lieu là la mi-novembre.

Donc les sujets européens, les grandes crises et puis également les sujets
bilatéraux, notamment tout ce qui touche à la coopération entre la France et
la Hongrie dans les domaines de l'agriculture et de l'éducation. Ils
évoqueront enfin l'évolution de contentieux commerciaux qui affectent
certaines entreprises françaises en Hongrie.

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6. Mali

Q - Vous disiez que dans l'entretien avec M. Lavrov, on examinera entre autres
la question du Mali, les prochaines échéances. Justement, quelles sont les
prochaines échéances ? C'est notamment le ministre de la Défense qui, il y a
quelques jours, avait dit que ce serait peut-être une question de semaines.
Qu'est-ce qu'on peut attendre sur la question du calendrier ?

R - La seule échéance qui soit sûre aujourd'hui, c'est celle qui a été
fixée par la résolution 2071 du Conseil de sécurité. C'est la seule
échéance qui soit fixe et qui s'impose à tous, parce que c'est une
résolution du Conseil de sécurité. Dans l'intervalle, le Mali et les États
africains de la CEDEAO et de l'Union africaine ont plusieurs choses à faire
qui touchent au dialogue politique d'une part, et qui touchent d'autre part à
la réorganisation de l'armée malienne pour une opération en direction du
Nord-Mali, en clair d'éradication d'AQMI au Nord-Mali. Le délai est
celui-là. Les sujets qui doivent être traités sont ceux-là. Les acteurs
sont ceux-là.

Sur ce dernier aspect, je rappelle qu'il s'agit d'une opération africaine,
c'est-à-dire malienne avec le soutien de la CEDEAO et de l'Union africaine. Ce
sont des messages d'ailleurs qui ressortent de la réunion de Bamako. Pour le
reste, et c'est un autre élément d'échéance qui concerne l'Union
européenne, une disponibilité de principe a été exprimée lors du dernier
Conseil à Luxembourg et sera précisée pour le prochain Conseil qui se
tiendra le 19 novembre.

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7. Algérie/Mali

Q - Vous avez réussi à mettre l'Algérie dans le train vers une intervention,
selon nos collègues de Reuters. Qu'avez-vous à dire là-dessus ?

R - Nous avons bien sûr des contacts permanents avec nos amis algériens et
cela à tous les niveaux. Je rappelle qu'il y a eu de nombreuses visites
ministérielles françaises en Algérie récemment, la dernière en date étant
celle de M. Valls. Il y en avait eu d'autres avant de Mme Bricq et de Mme
Yamina Benguigui également. Dialogue permanent aussi entre les ministres des
affaires étrangères. Ils se sont vus notamment à New York, en marge des
réunions de l'Assemblée générale des Nations unies et Laurent Fabius a
encore rencontré à Paris M. Messahel il y a quelques jours, de mémoire
c'était le 4 octobre. Donc, il y a un dialogue permanent sur tous les sujets
et notamment sur celui que vous mentionnez, le Mali. Nous avons toujours dit
que nos intérêts dans cette affaire étaient partagés, notamment lorsqu'on
pense en termes de lutte contre le terrorisme. S'il y a un pays qui a souffert
du terrorisme, c'est bien l'Algérie. Autre intérêt commun, c'est la
stabilité de cette région du Sahel de manière générale et, de manière
particulière, l'intégrité du Mali. C'est sur ce fond de grande proximité et
d'intérêts partagés, notamment en termes de sécurité, que nous discutons
avec les Algériens.

Pour le reste, je vous renvoie aux déclarations des autorités algériennes
elles-mêmes, à la suite de l'adoption de la résolution 2071. Je n'ai plus en
mémoire les termes exacts de ces déclarations mais elles se félicitaient de
l'adoption de cette résolution.

Q - Je n'ai pas en tête les propos de l'Algérie suite à l'adoption de cette
résolution. Néanmoins, l'Algérie est hésitante à s'embarquer dans une
intervention.

R - Ce que je relève, c'est que l'Algérie a participé à des efforts de
règlement de précédentes crises dans le nord du Mali, en 2006 notamment. Si
vous voulez une interprétation de la position algérienne, je vous renvoie aux
autorités algériennes. Je peux vous dire quelle est la position française,
je peux vous parler de nos contacts, je peux constater des faits comme des
déclarations officielles à la suite d'adoption de texte mais je ne peux pas
faire des supputations sur la position des autorités algériennes.

Q - Actuellement, il y a une délégation de Ansar Dine à Alger, êtes-vous
favorable au dialogue avec ce groupe ou pour vous c'est un groupe avec lequel
on ne peut pas discuter ?

R - Ce ne sont que des rumeurs de presse.

Q - Ce dialogue est-il possible pour vous ou est-ce un groupe à exclure ?

R - Il me semble que vous étiez à la conférence de presse qu'a donnée le
ministre ce mardi. Il a répondu au moins en partie à cette question. De
manière générale, la position française est qu'il doit y avoir un dialogue
politique au Mali si on veut une solution durable à cette crise. Ce dialogue
doit se nouer entre les autorités maliennes et les individus et groupes non
terroristes. C'est une position française de longue date et qui se trouve
avoir été reprise dans la résolution 2071 du Conseil de sécurité. Ceci
recouvre plusieurs choses, dont l'acceptation du principe de l'intégrité
territoriale du Mali. Pour Ansar Dine, je n'ai pas vu de prise de position en
ce sens de leur part. Il me semble en avoir vu de la part du MNLA -
«autodétermination sans séparatisme», de mémoire.

Q - Peut-on avoir une date plus précise concernant la visite du président en
Algérie ?

R La communication sur les déplacements du président se fait à l'Élysée.

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