vendredi 20 avril 2012
Syrie : selon Envoyé Spécial, Bachar al-Assad est pire qu’Adolf Hitler
J’ai eu les yeux écarquillés et les oreilles en feu qui sifflaient en regardant et écoutant, hier soir, Envoyé Spécial, l’une des émissions phares de notre service public, France 2. Dans un reportage intitulé “Carnet de route: médecins en Syrie”, la propagande anti Assad a remplacé le journalisme sous le reportage de Mathilde Pisanetti. Je ne la connaissais pas. Une grande découverte. Auparavant, les cruches finissaient au mieux speakerines. Maintenant, elles couchent avec des hommes politiques et deviennent la voix de leur mari ou amant.
Le timing était parfait. La diffusion de cette daube coïncidait étrangement avec la réunion ministérielle sur la Syrie, à Paris. Entre rumeurs loufoques, théories foireuses et étranges conclusions, on peut se mettre à croire à cette connerie du nouveau Hitler. Pour la rencontre des ministres des Affaires étrangères, Alain Juppé qui recevait quatorze délégations, parmi lesquelles les ministres des Affaires étrangères allemand, américain, jordanien, marocain, qatarien, saoudien a déclaré à l’issue de la réunion:
“Le plan Annan c’est la chance de la paix, une chance à ne pas manquer. Le plan Annan, c’est l’assurance de la paix et de la liberté. Son échec, c’est le chemin vers la guerre civile, voire régionale. Sachons assumer notre responsabilité. Unissons nos efforts, ceux de la Ligue arabe, vers le groupe des amis, ceux du Conseil de sécurité dont la crédibilité est en jeu.”
Comment peut-on dire vouloir la paix et exclure le Gouvernement légitime de la Syrie ? Comment, après avoir entubé la Chine et la Russie, peut-on oser parler de la “crédibilité” du Conseil de sécurité alors que, soi-même, on a violé ses idéaux et décrédibilisé avec la crise fabriquée en Libye ? D’ailleurs, Sarkozy est le responsable du chaos actuel en Libye. Pire, dans le dossier syrien, quand on cite l’Observatoire syrien des droits de l’homme, c’est fuir la réalité et s’engager dans une plaisanterie.
Sur le reportage de France 2, il y avait de quoi pleurer de rire. Un médecin soi disant, racontant comment il soignait des blessés dans un appartement devenu hôpital secret, a entendu des bruits de bottes dans l’escalier. Il a magistralement enlevé sa blouse et s’est mué en homme de ménage. Les militaires ont ensuite demandé où se trouvait le docteur. Les patients ont dit qu’il était parti. Bizarrement, tous ces “opposants-malades” ont été relâchés ou laissés libres et en vie. On cherchait juste le médecin ? Pourquoi cet hôpital de fortune n’a pas été détruit puisque c’est la règle habituelle selon le reportage ? Étonnante incongruité.
Une petite séquence de ce reportage bidon présente un hôpital où, les malades sont menottés. La journaliste, avec ses idées préconçues, aux antipodes de la réalité, ose parler même de certains blessés qui sont projetés sur les murs, opérés sans anesthésie ou assassinés par injection, et toutes les horreurs inimaginables et imaginables. Ridicule.
Ensuite, cette présentation partiale des “héros”, ces médecins propagandistes qui soignent les deux camps selon leurs dires. Ces braves gens qui entrent en Syrie, bravant tout, au risque de leur mort, pour sauver des vies. Bref, on tue en Syrie pour tuer. Hélas, aucun mot sur des faits réels, essentiellement de la propagande. Envoyé Spécial a perdu de sa superbe en voulant présenter Bachar al-Assad grimé en Hitler.
Allain Jules
Déclaration N° 001 des Cadres et Notabilités de la Communauté Arabe du Mali
Considérant que, le putsch militaire intervenu dans notre pays le Mali a sapé les efforts de notre armée engagée dans les combats au Nord et durablement entamé son moral;
Notant à cet effet que le coup d’état militaire a brusquement et inopportunément suspendu la hiérarchie dans la chaine de commandement, les appuis logistiques et les renforts indispensables pour entretenir le moral des troupes ; et a ainsi favorisé la déroute de notre armée ;
Notant qu’en raison des malaises profonds qui minent notre armée, une part importante de l’engagement militaire était assurée par les militaires loyalistes issus des communautés Arabe et Touareg qui malheureusement n’ont pas bénéficié des appuis et de l’organisation nécessaires ;
Considérant qu’en définitive le développement de la situation du Nord Mali a conduit à l’occupation des principales villes du septentrion Malien par les groupes armés et concomitamment à une déclaration de l’indépendance de l’Azaouad par le MNLA Le territoire du nord Mali a été ainsi vidé de ses populations contraintes à l’exil par des représailles et pour protester contre l’occupation et l’anarchie;
Conscient que la principale victoire des assaillants a été de semer la panique et de creuser un nouveau fossé d’incompréhensions et de suspicions entre les principales communautés du nord et entre différents corps de notre armée rendant encore plus difficile le sursaut national indispensable en pareille circonstances ;
Notant qu’aucun des mouvements sur le terrain n’a présenté un projet viable et durable qui satisfait les aspirations légitimes des populations du Nord Mali ;
Notant que le MNLA, mouvement de création récente et ne disposant pas de toute la légitimité requise au plan historique, socio –culturel et géographique a su profiter de l’avancée des autres groupes armés, ainsi que de la négligence et du manque de détermination de la communauté internationale par rapport à la question du Nord Mali.
Les cadres et notabilités de la communauté Arabe du Mali Rappellent pour la circonstance :
Etre partie prenante dans le processus de paix et de développement du Nord Mali consacré par la signature du Pacte National en avril 1992 ;
Que les accords d’Alger de 2006 ont constitué une violation flagrante et inopportune du Pacte national et ont porté en eux les prémices d’une remise en cause de l’unité nationale ;
Que le Pacte national doit rester le seul cadre juridique et politique pour la paix ; la sécurité, et le développement dans le Nord du Mali .
En conséquence, les cadres et notabilités de la communauté Arabe:
Déclarent :
leur attachement à l’unité et l’intégrité territoriale du Mali un et indivisible;
leur attachement indéfectible à la cohabitation pacifique entre toutes les communautés nationales en général et celles du nord en particulier et s’engagent à consolider l’unité et la cohésion sociale, seul gage pour la paix, la sécurité et le développement dans le Nord Mali ;
être solidaire des initiatives prises par la communauté internationale pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali
Dénoncent la déclaration unilatérale d’indépendance de l’Azaouad faite par le MNLA;
Lancent un appel à la mobilisation générale pour préserver notre espace de vie ; notre héritage socio historique et préparer l’avenir de nos générations futures aux côtés de nos frères de toutes les autres communautés ;
Déclarent son engagement pour la pacification durable de toute la zone Sahélo- saharienne et pour que le Nord Mali ne soit plus une source d’instabilité et d’insécurité, particulièrement pour les pays voisins ;
Souscrivent à toute initiative allant dans le sens du retour à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, en conformité avec l’esprit et les principes énoncés dans le Pacte National.
jeudi 19 avril 2012
Nicolas Sarkozy s’est lâché: “oui, je suis du Front national, votez pour moi “
“Prise guerre”. Vous vous souvenez de cette expression avant et après la “victoire” de Nicolas Sarkozy ? L’ex-secrétaire d’Etat Rama Yade fustige violemment le comportement “dégueulasse” de Martin Hirsch et Fadela Amara, qui ont annoncé leur soutien au candidat PS, les qualifiant d’”opportunistes” et de “lâches”. On croit rêver. Et elle alors ? Les médias parlaient de “prises de guerre”, lorsque que des caciques de gauche ralliaient Nicolas Sarkozy. Pourquoi s’offusquer de l’attitude de ceux qui rallient François Hollande.
Oui, je suis du Front national, votez pour moi. Ce n’est pas une phrase de Sarkozy mais… A quatre jours du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy à Arras, toute honte bue, a clairement appelé les électeurs du Front national à voter pour lui, les mettant en garde contre “les mensonges” des partis extrémistes qui ne peuvent pas apporter de solution à leur souffrance. Encore une fois, on croit rêver. Il a fendu l’armure. Après avoir siphonné ce parti en 2007, croit-il que ses fachos vont le suivre ? J’en doute.
Petit track back:
“Le vote pour Jean-Marie Le Pen a servi François Mitterrand, le vote pour Marine Le Pen servira François Hollande, je ne le veux pas”.
“le peuple de France n’a pas tort quand il exprime sa colère et sa souffrance. La responsabilité des républicains que nous sommes, c’est de ramener vers nous qui ont désespéré des républicains parce qu’ils ont le sentiment qu’on les a abandonnés”.
“Ne vous laissez pas voler cette élection, vous allez leur réserver une sacrée surprise dimanche”
La peur de la prison fait faire des choses atroces. Les juges d’instruction qu’il voulait supprimer lors de sa mandature vont le mettre en garde à vue rapidement. D’ici le 22 avril 2012 à 19h, il faut une équipe de volontaires pour aller à l’aéroport militaire de Velizy-Villacoublay dans les Yvelines (7-8) en prévision d’une éventuelle tentative de fuite de Nicolas Sarkozy vers le…Qatar. A cet effet, il faut aussi un contrôle accentué des frontières. La défaite semble inéluctable…
Cameroun – France : malgré un visa refusé par la France, la Camerounaise triomphe.
La jeune Doris Ngandjou Kouyem, étudiante camerounaise de l’Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales (E.S.S.E.C.) de Douala, s’est vue refuser un visa d’entrée en France alors qu’elle était conviée à participer à un concours international sur l’invention et l’innovation humanitaire, organisé par la Fondation Casques rouges. Il s’agissait du Challenge Humanitech 2012, évènement sponsorisé par le groupe Orange. La jeune Camerounaise avait juste demandé 4 jours et son dossier était complet. Allez-y comprendre ce mépris. C’est simplement scandaleux. Ambiance.
La France, ou du moins, les élites françaises, n’arrivent toujours pas à sortir de leurs têtes, l’esclavage de leurs aïeuls, la colonisation de leurs pères et leur néocolonialisme. Il est grand temps de comprendre que nous ne sommes pas le nombril du monde et qu’ailleurs, les autres vivent. L’ESSEC Cameroun est la première École de Gestion de la sous région par le volume de sa formation scientifique, et de la qualité de sa formation. Ses étudiants venant de toute l’Afrique sont donc des personnes brillantes, d’autant plus que, on y accède par concours.
Vu de France, il est parfois difficile d’expliquer ce que vivent les Africains qui veulent parfois venir rendre visite à leur famille ou simplement faire du tourisme en France. Il faut parfois, sans garantie aucune, après avoir rempli toutes les conditions afférentes à la délivrance d’un visa, essuyer un refus motivé par... rien. Et ceci, après avoir fait le pied de grue devant le Consulat, dès 4h du matin ou même avant. Les diplomates français doivent avoir des instructions mais, en réalité, ils considèrent les Africains comme les élites traitent ici en France, le plebs. Or, nul n’ignore comme ce plebs, c’est à dire la populace, la masse, les gueux, avec bien sûr toute la connotation d’ignorance et d’égoïsme que ça représente, est écrasée (populace) en France aussi. Passons.
La Fondation Casques Rouges, présidée par l’ancien ministre Nicole Guedj, voit pour la première fois après 3 éditions, une équipe africaine victorieuse de ce prix très relevé. Le Challenge Humanitech 2012 comptait cette année, pour sa 4e édition, 3 catégories:
- Catégorie Télécoms & Echanges d’information”
- Catégorie “Sanitaire & Social”
- Catégorie “Infrastructure & Logistique”
Après présélection, le jury a retenu 18 projets. La lauréate camerounaise concourait dans la catégorie “Sanitaire & Social”, et était la seule absente à la Cantine (Silicon Sentier), lieu de l’évènement, pour les raisons expliquées plus haut. Avec son camarade, étudiant de l’ESSEC Cameroun, elle a conçu un filtre à eau low cost nommé Tsé-Nou qui est constitué de matériaux très largement accessibles pour tous, composés de seaux et de bougies en céramique dont le projet lui-même était dénommé « Tous contre le choléra ». Il permet de purifier l’eau, et par là même, de lutter contre les maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau, comme le choléra.
C’est en vidéo-conférence via Skype, depuis Douala au Cameroun, que, la jeune Doris Ngandjou Kouyem a présenté et défendu l’inventivité de ce produit haut en couleurs. Elle a expliqué à l’audience que « c’est à l’Afrique de se prendre en main pour répondre aux crises humanitaires. Nous ne devons pas sans cesse attendre l’aide des pays étrangers. » Elle a réussi à convaincre le jury composé des 12 personnalités, Nicole Guedj, ancien ministre et Président de la Fondation Casques Rouges, Bernard Benhamou, Délégué interministériel aux usages de l’Internet et coordinateur de Proxima mobile, Jean-François Lamoureux, Vice-Président d’Action contre la Faim, Fadma Moumtaz, représentante du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR), Cyril Attia et John Karp, co-fondateurs de BeMyApp, entre autres.
Qu’adviendra-t-il de ce petit bijou ? Dans les prochaines semaines, la Fondation Casques Rouges, Orange et les autres membres du jury impliqués dans l’aventure Humanitech accompagneront sa mise en place au Cameroun. Grâce au Prix du Challenge doté de la modique somme de 5 000 euros (3. 225 000 francs CFA), une expérimentation imminente va être aussi menée par les étudiants de l’ESSEC Douala dans le village de Koza, situé à l’extrême-nord du Cameroun et foyer épidémique de choléra.
Nous espérons et souhaitons que ce produit soit répandu dans toute l’Afrique et que cette jeune personne puisse trouver des opérateurs économiques pour développer et exploiter cette crème des crèmes. En attendant, on va rendre hommage à cette jeune fille car, tout est bien qui finit bien malgré le refus des autorités françaises de lui accorder un visa. On va vous faire danser avec un artiste disparu, Salla Bekono, qui est parti trop tôt avant l’arrivée de Youtube. Il chante dans cette vidéo, le tube Osas, un bikut-si (rythme) très enlevé qui a bercé mon enfance…
Allain Jules.
Pourquoi le Niger a été épargné par une rébellion
À lire sur Slate Afrique
par Valentin Hodonou
le 19/04/2012
Le contraste est à la fois saisissant et cruel pour le Mali comparé au Niger. Non seulement les Touareg du Niger, contrairement à leurs «frères» du Mali, n'ont pas pris les armes contre les autorités de leur pays, mais dans un communiqué rendu public le 6 avril, leurs responsables, parmi lesquels d'anciens rebelles ont rejeté «totalement et de façon énergique» cette déclaration d'indépendance.
«Nous disons non à cette dérive et nous lançons un appel à nos frères du Mali à garder la sérénité, se ressaisir et trouver une solution dans le cadre d'un Etat unitaire du Mali», ont-ils même pris le soin de préciser.
Le Mali et le Niger comptent une importante population touareg dans leur partie septentrionale. Région qu'ils partagent avec les Peuls, comme eux, éleveurs et nomades. Mais aussi avec les Sonraï.
Au Niger, les Touareg sont majoritairement établis dans l'Aïr (un des cinq grands massifs montagneux du Sahara) situé dans l'immense désert du Ténéré. C'est dans l'Aïr qu'est exploité l'uranium, la principale pourvoyeuse de devises de cet immense pays de 1.267.000 km2. Les Touareg nigériens n'ont pas toujours été aussi accommodants avec leur gouvernement.
Comme ceux du Mali, ils se sont soulevés à plusieurs reprises. Parfois pour réclamer l'autonomie voire l'indépendance de leur région. La dernière fois qu'ils l'ont fait, c'était en février 2007. Regroupés au sein du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), ils avaient pris les armes pour selon eux, obtenir un meilleur partage des parts des bénéfices de l'uranium et des emplois pour les populations locales qu'ils estimaient marginalisées.
«Les Touareg du Niger rejettent cette déclaration d'indépendance»
Autre point commun avec les Touareg du Mali, nombreux parmi eux s'étaient enrôlés comme supplétifs dans l'armée libyenne. Comme eux, ils sont rentrés au Niger après la mort de l'ancien guide libyen et la chute de son régime.
Pourtant, leur retour au pays n'a pas eu les mêmes conséquences désastreuses qu'au pays de Salif Keita. Et ce n'est pas le fruit du hasard.
Le Niger touche en fait les dividendes d'une politique mise en place depuis plus d'une décennie et dont les deux mamelles sont: fermeté et intégration. Autrement dit, la carotte et le bâton.
Le désormais ancien chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré a commis l'erreur de laisser les anciens mercenaires Touareg d'origine malienne au service de Kadhafi, rentrer au pays avec armes et bagages. Pas le Niger qui a obligé les siens à déposer leurs engins de mort avant de remettre le pied sur le sol de leur pays.
L'exercice n'a pas été de tout de repos. Il a parfois nécessité l'emploi de la manière forte pour faire plier les récalcitrants. Des affrontements ont même opposé certains d'entre eux à l'armée nigérienne. Provoquant la mort de cinq à six de soldats. Mais celle-ci a tenu bon.
Selon le journaliste nigérien Seidik Abba, même si Mamadou Tandja en voulant coûte que coûte s'accrocher au pouvoir, est sorti par la petite porte en février 2010, c'est à lui que le Niger doit cette approche du problème touareg qui s'avère aujourd'hui payante.
«Priés de déposer leurs engins de mort»
«Lors de la rébellion touareg de janvier 2007, Mamadou Tandja, a considéré les insurgés comme des bandits de grand chemin et des trafiquants de drogue, et refusé d'ouvrir le dialogue avec eux, comme le souhaitait le MNJ».
«Et», confie-t-il à SlateAfrique, «pour les combattre, il a doté l'armée nigérienne de gros moyens: hélicoptères de combats, moyens aériens de transport de troupes et de surveillance du territoire».
Et le correspondant de la PANA à Paris, d'ajouter : «dans le même temps, Tandja a initié une vraie politique de décentralisation, histoire de confier à des cadres locaux, la gestion de leurs diverses collectivités.
Une politique qui a eu, entre autres pour conséquence, l'élection de notables touareg comme maires, conseillers municipaux et régionaux dans leurs localités. De sorte qu'ils ont été directement impliqués dans la gestion des affaires de leur communes, départements et régions».
Le Niger a adopté une loi de décentralisation en 1996. Mais ce n'est effectivement qu'à partir de l'élection de Mamadou Tandja en 2000 que le processus a réellement été mis en application. En 2002, 213 communes rurales et 52 communes urbaines ont été créées à partir de 131 cantons existants, les communes rurales regroupant de nombreux villages.
«Fermeté et intégration»
Succédant le 12 mars 2011 à Mamadou Tandja à la suite d'une élection transparente et démocratique, Mahamadou Issoufou, s'est gardé d'infléchir cette ligne tracée par son prédécesseur. Mieux, il l'a confortée. Nommant le 7 avril 2011 Brigi Faffini au poste de Premier ministre. Ce Touareg de 59 ans originaire d'Agadez, avait été auparavant, sous-préfet, ministre, vice-président de l'Assemblée nationale et maire d'Iférouane dans la région d'Agadez.
Le général Ahmed Mohamed, lui aussi Touareg est actuellement le numéro deux de l'armée nigérienne. Mohamed Alambo le fondateur du MNJ, est devenu conseiller du chef de l'Etat. Rhissa Ag Boula, autre ancienne figure emblématique des rébellions des hommes bleus, celui de l'ex Premier ministre et actuel président de l'Assemblée nationale Hama Amadou.
Secteurs vitaux de l'économie du pays
Des Touareg ont été aussi nommés à la tête de grandes sociétés nationales. C'est en particulier le cas de Mohamed Akotey. Ce neveu de Mano Dayak, un ancien chef rebelle célèbre est le nouveau le président du Conseil d'administration d'Imouraren, la plus grande société minière du pays.
Ils sont également très actifs dans certains secteurs vitaux de l'économie du pays. Notamment dans les transports. Selon Seidik Abba, Aïr Transport, l'une des compagnies de transport les plus florissantes leur appartient.
Certes, dans une région sahélo-sahélienne aussi sensible, encore plus tourmentée depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le Niger n'est pas à l'abri d'infiltrations d'éléments incontrôlables susceptibles de troubler sa quiétude. Reste qu'on voit mal, ce pays connaître les mêmes affres que le Mali, son infortuné voisin.
Valentin Hodonou
Présidentielle 2012 : une victoire de Sarkozy est utopique ou sera frauduleuse
Le scénario catastrophe de 2002 pour le PS ne semble pas d’actualité. En ce temps-là, Lionel Jospin, le loser, avait fait essentiellement une politique de droite. François Hollande a probablement la chance de ne pas avoir été dans les arcanes pratiques du pouvoir. Et, à moins d’une catastrophe ou à la suite d’une vaste fraude, le 54 / 46 du second tour en faveur de François Hollande, ne saurait vraiment s’inverser.
Les ronds de jambes des nouveaux alliés est sans doute un signe. Mais, ces personnalités médiatiques, Fadela Amara, Martin Hirsh, Corine Lepage ou Azzouz Begag, ne représentent qu’eux-mêmes. Ils ne se sont vraiment pas mouillés. Passons. Quand, le CSA-Bolloré fait un sondage pour BFMTV, 20Minutes et RMC en défaveur de Nicolas Sarkozy alors qu’on sait que les chiffres peuvent être manipulés, les carottes sont cuites. Et par conséquent, une victoire de cet homme relèvera de la falsification. Méfiance. Les machines à voter…hum.
Selon le CSA donc, au second le champion des socialistes battrait le candidat UMP avec un écart de 16 points soit 58% contre 42% à son adversaire. Un vrai plébiscite. Quand son statut présidentiel se confond avec celui de candidat, nous sommes dans une République bananière. Le bonimenteur a menti sur son appartement de l’Île de la Jatte à Neuilly. Il doit rendre des comptes pour l’affaire Karachi ou le financement de sa campagne de 2007…
Au premier tour, le CSA fait le graphique en dessous et on voit la chute vertigineuse du président-candidat à…24% d’intentions de vote. Et si Marine Le Pen, soutien probable du tueur norvégien Anders Behring Breivik se retrouvait au second tour ? Ce serait le bouquet. Un échec cuisant de celui qui a tout fait pour siphonner le Front national.
Sarkozy : Dégage !
Nicolas Sarkozy : l’heure de le virer est arrivée et est vivement souhaitée
Il n’y a plus de doute possible. Le journalisme, en France, est mort. 5 ans de propagande, de mise en scène, de calvaire, de recul, de torture morale, d’écoutes, de pression policière etc, par les sbires du sarkozysme. Mais rien. Les médias se taisent. Il faut tondre certains à la libération urgente qui s’impose. Surtout, ces éditocrates embués par leur idéologie, aveuglés par leurs intérêts au détriment de la France. Comment peut-on accepter de souffrir encore et encore sans être réactif ? Sommes-nous masochistes ? Indignez-vous ! Plus que 4 jours, pour le dégager.
De voir comment ces clowns barbouillent des panégyriques en son honneur, et, avec tant de ferveur, on peut dire que la médiocrité de l’homme a métastasé. Ce matin, sur France Inter, le roitelet élyséen, toujours dans sa tambouille mortifère, son logos morbide, a prouvé que le costume de président était trop lourd à porter pour lui. Ce matin, sur le dossier de l’affaire Bettencourt-Woerth-Sarkozy et le financement illicite de sa campagne de 2007, un auditeur lui a posé la question qui fâche. Il a botté en touche. Voici la saillie de l’”irrévérencieux”:
Si c’est exact, il est grand temps que monsieur Sarkozy s’en aille. Si c’est inexact, pourquoi ne porte-t-il pas plainte. Il ne le fait pas. C’est donc exact. Alors qu’il dégage !
Courroucé, l’actuel chef de l’État -j’espère pour un mois encore-, s’est dit insulté dans des termes aussi tristes que pathétiques:
Croyez vous vraiment que ce soit une question?
Dois-je répondre à des injures ?
Est-ce que c’est normal ?
Nous sommes sur une radio de service public. Je suis tout à fait prêt à répondre.
Mais franchement “dégage”, ce n’est pas tout à fait dans la ligne éditoriale de France Inter.
Donc Jean, je vais vous répondre, pas tellement par respect pour vous mais par respect aux autres auditeurs.
Avec toutes les casseroles que cet homme traîne, il est plus que probable, irrémédiablement et inénarrablement, il est fou, n’ayons pas peur des mots. En réalité, son sempiternel refrain depuis le début de la campagne “aidez-moi”, c’est simplement “aidez-moi pour que je bénéficie de l’immunité présidentielle et que je ne sois pas traduit devant la justice”. Arriver encore à défendre cet homme est un exercice kafkaïen. Avec ses contrevérités, sa campagne frénétique et incohérente, il faut oser…
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