mardi 31 juillet 2012

Syrie – Les terroristes syriens : “Sarkozy aidez-nous, Hollande nous a abandonné”



Le grand Bachar al Assad et le petit Nicolas Sarkozy
Le grand Bachar al Assad et le petit Nicolas Sarkozy
ALEP  - Les choses se passent de plus en plus mal pour les terroristes syriens à Alep. Après l’offensive tous azimuts de la force légitime,  avec des hélicoptères et l’artillerie lourde de l’armée syrienne – on ne transige pas avec des terroristes, il faut le faire à la tchétchène ou comme Barack Obama-,  le bombardement des positions rebelles met en émoi la soi disant opposition…politique, le Conseil national syrien (CNS). Le CNS donc, principale instance politique de l’opposition, a réclamé des armes lourdes à la communauté internationale afin de “se défendre contre la machine à tuer” du régime de Damas. Apparemment, ces gens sont des saints, qui ne tuent personne. Passons. Et là, c’est de son exil doré du Maroc, que Nicolas Sarkozy qui doit répondre de ses forfaitures devant la justice française, vient à la rescousse des terroristes syriens.
Souvenez-vous, nous vous parlions des terroristes syriens qui avaient traité le président français François Hollande d’ivrogne, parce que, disaient-ils, si ça avait été Sarkozy, il allait leur fournir des armes. On connaît les exploits de l’ex président français dans les montagnes du Djebel Nefoussa, en violation de la résolution onusienne 1973. Du haut de ses talonnettes, le Hongrois volant, mari de l’Italienne à mecs, Carla Bruni, demande à son remplaçant, que dis-je, son tombeur à l’Elysée, d’être plus ferme avec Bachar Al-Assad. Demande expresse de fournir des armes aux terroristes, avec l’argent de nos impôts. On comprend aisément pourquoi Le CNS a par ailleurs annoncé des discussions dans les prochaines semaines sur la constitution d’un gouvernement de transition qui pourrait compter des membres de l’équipe actuelle d’Assad, selon son nouveau président, le fanfaron Abdelbasset Sida. Ce n’est pas une blague, c’est son vra nom. Il a déclaré: ”ceux qui n’ont pas de sang sur les mains et qui ne sont pas corrompus pourront entrer dans ce gouvernement”.
Alors qu’un vaisseau chinois est entré en Méditerrannée, faisant route vers les côtes syriennes, les choses ne tournent plus vraiment rond pour les terroristes de l’OTAN. A Téhéran, lors d’une rencontre bilatérale entre  Walid al Moualem, ministre syrien des Affaires étrangères, et son homologue iranien Ali Akbar Salehi, l’Iran a raillé ce fameux CNS et la soi-disant communauté internationale en estimant qu’une transition politique planifiée en Syrie n’était qu’”une illusion”.
Penser naïvement et faussement qu’en cas de vide du pouvoir en Syrie (…) un autre gouvernement pourrait arriver au pouvoir, je crois que ce n’est qu’un rêve.”
Quant aux nouvelles du front, à 20h30, heure de Paris, nous pouvons vous confirmer que de nombreux rebelles ont fui Alep, et que  le quartier de Salaheddine est repris à 90%. Un succès probant mais encore partiel, est donc entrain de se dessiner sur le terrain et, malgré les jérémiades du petit Nicolas depuis sa villégiature princière, chez notre ami le roi très démocrate Mohammed VI,  les heures de ses amis terroristes sont comptées à Alep.

Iran : Tous en Israël pour une séance de génuflexion avec Mitt Romney !



Le candidat républicain américain Mitt Romney (c) salue la foule alors qu'il est sur les lieux du Mur des lamentations à Jerusalem, le 29 juillet 2012 (AFP, Menahem Kahana)
Le candidat républicain américain Mitt Romney (c) salue la foule alors qu’il est sur les lieux du Mur des lamentations à Jerusalem, le 29 juillet 2012 (AFP, Menahem Kahana)
C’est un rituel inextricable, chaque candidat à la Maison blanche est obligé de passer par Israël sinon, l’accusation suprême que vous connaissez tous, fusera. Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Mitt Romney, y est depuis samedi, pour parler du nucléaire…..iranien. Ce passage obligé est assez particulier. En effet, il n’est pas étonnant qu’un candidat américain à la présidence, se plie ainsi à un protocole abscons, alors qu’Israël est une voiture sans essence si les Etats-Unis ne mettent pas la main à la poche. Les subventions que versent l’administration américaine à ce pays se passe de commentaire depuis l’avènement d’Obama, qui, pourtant, est brocardé par une certaine presse israélienne n’hésitant pas à l’accuser d’antisémitisme.
Dès 2013, le montant annuel d’aide à Israël va sensiblement augmenter pour culminer à 3,1 milliards de dollars/an, sans compter l’aide militaire qui s’est élevée en 2010 à près de 205 millions de dollars, pour la mise sur pied de 9 batteries de défense anti-missile. Et pourtant, en retour, les Etats-Unis ne perçoivent rien d’Israël, à part des insultes. Une arrogance et une condescendance qui ne s’expliquent vraiment pas. Il suffit que les Etats-Unis coupent le tuyau, et vlan ! Israël survivra désormais. Tel n’est pas mon souhait, sachant que c’est un peu mon pays. Les inquiétudes israéliennes sur le supposé nucléaire iranien qui aboutirai sur l’arme nucléaire est un leurre.
A force d’asséner des contrevérités, elle deviennent des vérités. C’est connu. Pourquoi personne ne croit que l’Iran veut simplement développer son pays avec le nucléaire pour l’électricité ou encore la médécine ? Finalement, certains ont tellement de mauvaises intentions,  si bien qu’ils les prêtent frauduleusement aux autres en entrant par effraction dans leur tête. Mais, de leurs glaives qu’ils brandissent à tout bout de champ, auront-ils la force de forger des hoyaux ? C’est moins sûr. Il est grand temps de passer de l’angoisse à l’espoir. Comme le disait le chanteur britannique Sting (vidéo avec traduction des paroles)dans sa chanson “Russians”, les menaces ne sont que des leurres parce que, les Russes aiment leurs enfants et par conséquent, ils n’useront jamais de la bombe contre l’Occident et vice versa. Donc, les Iraniens aiment aussi leurs enfants. S’il arrive même qu’ils fabriquent une ou des armes nucléaires, c’est beaucoup plus pour se protéger des belliqueux comme les Etats-Unis et leurs alliés-leur pedegree parle pour eux-, et non d’attaquer un quelconque pays. Refuser de le comprendre, c’est faire preuve d’une mauvaise foi abyssale.
Devant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mitt Romney a estimé que tout devait être fait pour empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire. Petit tracks-backs des déclarations fracassantes du mormon:
“Comme vous, nous sommes très inquiets du développement des capacités nucléaires de l’Iran, et nous considérons comme inacceptable que l’Iran devienne une nation dotée de l’arme nucléaire”
“Si Israël doit mener une action seul afin que l’Iran arrête de développer cette capacité , le gouverneur respecterait cette décision”, a expliqué un conseiller de M. Romney, Dan Senor, à la presse.
“Nous ne pouvons rester silencieux alors que ceux qui cherchent à saper Israël expriment leurs critiques. Et nous ne devrions certainement pas nous joindre à ces critiques. La prise de distance diplomatique en public entre nos nations encourage les adversaires d’Israël”
“Nous devrions employer toutes les mesures quelles qu’elles soient pour détourner le régime iranien de sa course nucléaire, et nous espérons ardemment que les mesures diplomatiques et économiques y parviendront. Au bout du compte, bien entendu, aucune mesure ne devrait être exclue. Nous reconnaissons le droit d’Israël à se défendre lui-même et il est bon pour l’Amérique d’être à vos côtés”

Sting – Russians

In Europe and America
En Europe et Amérique
There’s a growing feeling of hysteria
Il y a un sentiment croissant d’hystérie
Conditioned to respond to all the threats
Conditionné pour répondre à toutes les menaces
In the rhetorical speeches of the Soviets
Dans les discours rhétoriques des Soviétiques
Mister Krushchev said, We will bury you
Monsieur Krushchev a dit, nous vous enterrerons
I don’t subscribe to his point of view
Je ne souscris pas à son point de vue
It’d be such an ignorant thing to do
Ce serait une chose si ignorante à faire
If the Russians love their children too
Si les Russes aiment leurs enfants aussi
How can I save my little boy
Comment est-ce que je peux sauver mon petit garçon
From Oppenheimer’s deadly toy ?
Du jouet mortel d’Oppenheimer ?
There is no monopoly of common sense
Il n’y a aucun monopole de bon sens
On either side of the political fence
De chaque côté de la barrière politique
We share the same biology
Nous partageons la même biologie
Regardless of ideology
Indépendamment de l’idéologie
Believe me when I say to you
Croyez moi quand je vous dis
I hope the Russians love their children too
J’espère que les russes aiment leurs enfants aussi
There is no historical precedent
Il n’y a aucun précédent historique
To put the words in the mouth of the president ?
Pour mettre les mots dans la bouche du président ?
There’s no such thing as a winnable war,
Il n’y a aucune telle chose comme une guerre gagnable,
It’s a lie we don’t believe anymore
C’est un mensonge que nous ne croirons plus
Mister Reagan says, we will protect you
Monsieur Reagan dit, Nous vous protégerons
I don’t subscribe to his point of view
Je n’adhère pas à son point de vue
Believe me when I say to you
Croyez-moi quand je vous dis
I hope the Russians love their children too
J’espère que les russes aiment leurs enfants aussi
We share the same biology
Nous partageons la même biologie
Regardless of ideology
Indépendamment de l’idéologie
What might save us, me and you,
Ce qui pourrait nous sauver, moi et vous,
Is if the Russians love their children too
Est si les Russes aiment leurs enfants aussi

vendredi 27 juillet 2012

Michaël Jackson : L’incroyable maturité de ses enfants et la cupidité de ses frères et soeurs



 Prince Michael,  Paris et Blanket
Prince Michael, Paris et Blanket au premier plan
Honteux, scandaleux, ridicule, petit.
Un juge, avec raison, a confié la garde des trois enfants de Michael Jackson à TJ, un des neveux de la plus grande star de la chanson de tous les temps mercredi à Los Angeles. La sentance tombe alors que la famille se dispute sur la supposée disparition la semaine passée de la grand-mère des enfants qui en avait la garde.
Tito Joe Jackson
Tito Joe Jackson
Tito Joe Jackson (TJ), 34 ans, fils de Tito le frère aîné de Michael Jackson, que beaucoup de Français ont adoré avec le trio qu’il formait avec ses frères, Les “3 T”, a demandé la garde temporaire des enfants Paris, Prince Michael et Blanket. Il a motivé sa décision parce que sa grand-mère Katherine, 82 ans, s’était absentée la semaine passée de son domicile, sans plus donner des nouvelles. Cette absence a été constatée par Paris, 14 ans seulement, très attachée à sa grand-mère et qui a accusé ses tantes et oncles de l’avoir kidnappé.

Michael Jackson & 3T dans  ”Why”

Cette histoire rocambolesque fait suite à une pseudo invitation de la mamie par ses fils en Arizona où, ils devaient donner un concert…annulé. Une arnaque parmi tant d’autres, pour qu’elle leur lègue probablement, sous la pression, son héritage issu du patrimoine de Michaël Jackson qui revient de facto à ses petits enfants en cas de décès. Ce plan diabolique concocté par Jermaine, Randy, Debbie et Janet Jackson qui a vu un début de bagarre entre Janet et Paris est ridicule. On peut comprendre que ces requins tentent de mettre la main sur cet héritage. Exclus du testament de leur frère, qui lègue 40% de sa fortune à sa mère, 40% à ses enfants et 20% à des œuvres de charité, ils voulaient profiter de la faiblesse de leur mère. Hum, le catalogue des Beatles va rapporter gros à ces enfants !
Pour calmer tout ce monde de rapaces, c’est encore Paris Jackon qui a demandé à ces gens qui ne respectent pas la mémoire de leur frère, de méditer sur cette pepite qu’est “Will You Be There” , entre autres, de Michaël Jackson. Un message d’une force implacable.

Michael Jackson - Will You Be There in Bucharest 1992


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Bashar al-Assad et sa femme Asma
Bashar al-Assad et sa femme Asma
Les Etats-Unis, la Turquie, la France, l’Angleterre, le Qatar et  l’Arabie saoudite, via la Turquie, ont fait entrer en Syrie, de nombreux mercenaires de diverses nationalités, ce qui est interdit par les lois internationales, profitant de la situation géographique de la ville d’Alep, capitale économique de la Syrie, située vers la frontière nord de la Turquie. Pour eux, il s’agit de faire gagner les terroristes, de façon à ce que la Syrie soit asphyxiée. Encore une belle méthode nazie, pour faire partir Bachar Al-Assad. Mais, les monstres ne savent jamais que ces gens vont se retourner demain contre eux, puisque leur problème c’est Bachar, ils condamnent des millions de Syriens à l’exode, à la vengeance, bref, demain c’est le chaos assuré.
Pour le clown au service du mal et accessoirement Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan , il n’y a plus de doute, le soulèvement, ou plutôt le terrorisme est ”plus proche que jamais de la victoire”. Il a ajouté même que Bachar Al-Assad et son cercle de proches, seraient sur le départ et que les préparations sont achevées. Il prédit en sourdine la victoire des terroristes sur l’armée syrienne à Alep. Ce serait une très mauvaise nouvelle pour le droit international si au vu et au su de tout le monde, ce complot ourdi par les Occidentaux aboutissait. Néanmoins, ce sont les mêmes qui avaient affirmé que Asma Assad, l’épouse du président syrien, avait fui en Russie. Une folie car, en tant que citoyenne britannique, elle n’a pas besoin de ça. Visiblement, les Occidentaux fêtent déjà le départ de Bachar Al-Assad. Nous ne sommes pas dans les secrets des dieux mais, nous verrons bien si la Russie et la Chine accepteront ainsi de se faire flouer à nouveau. Ce serait le comble du malheur.
En déplacement en Pologne, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avec sa morgue habituelle, s’est déclaré quant à lui convaincu, jeudi, que “tôt ou tard”, Bachar al-Assad “tombera”, fustigeant “le comportement abominable” du président syrien. Voici sa déclaration tirée par les cheveux:
“Nous continuons à travailler pour l’arrêt des combats et pour une solution alternative qui rassemble l’opposition syrienne et d’autres responsables. Tôt ou tard, je suis convaincu que Bachar tombera”.
Ces gens se moquent vraiment de nous. Quand on demande aux terroristes de s’asseoir autour d’une table, concernant surtout le plan Annan, ils refusent, alors que le pouvoir syrien l’a accepté. Quelle injustice ! Et Fabius ose mentir honteusement en déclarant qu’ils oeuvrent, eux, les Occidentaux, “pour l’arrêt des combats” alors qu’ils les attisent ?
Vivement Alep !

jeudi 26 juillet 2012

Terrorisme : Dans les méandres de la désinformation occidentale



LE CAS SYRIEN
Dis papa, c’est quoi le terrorisme selon la sacro-sainte famille européenne ? C’est un tonneau des Danaïdes, un couloir sans fond, une théologie consacrée dans les fonts baptismaux de l’indignation sélective à outrance. Quand vous êtes adversaires ou même ennemis de l’Occident, forcément, vous êtes traités de tous les noms d’oiseaux, dont celui de terroriste. Or, si vous êtes leur ami, bonjour l’impunité, vous êtes un terroriste propre. S’agit-il de schizophrénie ou de nihilisme politico-médiaques ?
Mais, qui a donc inventé le terrorisme, les coups d’états et j’en passe ? La question est inutile, d’autant plus qu’aujourd’hui, un coup d’état appuyé par le terrorisme international est entrain d’être perpétré en Syrie. Et là, coincé, on apprend qu’il est possible que l’attentat revendiqué par Al Qaïda et l’armée syrienne libre (ASL)contre des responsables syriens pourrait être l’oeuvre du…Régime Assad. C’est un certain Benjamin Barthe, qui signe dans Le Monde.fr, un papier intitulé  ”Et si l’attentat du 18 juillet à Damas était une manipulation ?” Je vous mets juste l’introduction pour voir jusqu’où peuvent aller ces gens sans vergogne ni honneur:
Ce qui n’était qu’une rumeur à laquelle peu d’observateurs n’ont accordé d’importance, est désormais une hypothèse, considérée comme crédible par plusieurs opposants. Pour eux, l’attentat du 18 juillet à Damas qui a décapité une partie de l’appareil sécuritaire syrien, ressemble davantage à une mise en scène du pouvoir qu’à une opération de l’Armée syrienne libre (ASL).
Même au temps d’Hitler, avec Goebbels, personne n’avait atteint un tel sommet d’ignominie dans la désinformation d’autant plus que le crédit est illimité pour financer ces terroristes-là, qui n’en sont pas pour l’Occident. Les dirigeants occidentaux ne sont ni naïfs ni ignorants, ils sont plutôt cyniques. La géopolitique et la géostratégie n’ont pas de secrets pour eux, du moins, ils ont des conseillers compétents. Depuis le début de ce conflit syrien, comme le revélait Le Canard Enchaîné, ils sont au courant de l’existence d’un rapport des services français et étasuniens qui établit blanc sur noir, la présence effective de plus d’une centaine de combattant d’Al Qaïda  sur le territoire syrien. Le nombre a augmenté entre temps. L’opposition en Syrie n’est pas composite et est essentiellement constitué de  fanatiques salafistes sunnites, qui n’aspirent qu’à gazer les autres communautés religieuses: Chiites, Alaouites, Chrétiens maroonites, Druzes, Ismaéliens.
Il existe un mouvement idéologique des élites médiatico-politiques en Europe lié à Hitler du “petit blanc supérieur”, face aux autres civilisations. Inconsciemment ou consciemmen donc, ces gens perpétuent l’hitlérisme. Une fois que vous le démontrez, ils vous accusent de détester l’Occident. Mais, les “qui” ont toujours attaqué les autres ? Les “qui” s’autoproclament meilleurs ? Les “qui” s’arrogent le droit de désigner qui est terroriste ou pas ? Les “qui”….? Vous avez la réponse et, il est inutile de se voiler la face, l’Occident a installé le terrorisme au Moyen-orient, tout particulièrement en Irak, aujourd’hui en Syrie, au détriment des minorités, comme si leur existence orientale, notamment les Chrétiens, leur posait un problème, ou simplement à la demande de leurs alliés d’Al Qaïda…

mercredi 25 juillet 2012

Syrie : Triple véto doublé sino-russe. Fin d’une conjuration, fin d’un unilatéralisme ?

TRIBUNE LIBRE DE DJERRAD AMAR
Le dernier double véto de la Russie et de la Chine sur la question syrienne doit bien renseigner que le monde a bien changé dans les rapports de force. Un triple véto doublé sur la Syrie ne se décide pas sur l’humeur, mais sur des analyses géostratégiques objectives. Il s’agit d’un affrontement entre deux conceptions du monde : l’une unipolaire et l’autre multipolaire. Les rapports de force entre les différentes puissances constituant les éléments clés, décisifs.
Dans la vision sino-russe les instabilités dans le monde arabe sont une menace directe pour leurs intérêts aussi bien matériels que dans leur espace politique intérieur, surtout pour la Russie. Les musulmans de Russie sont  en effet menacés par l’Islam extrémiste salafo-wahabiste qu’encourage  la puissance américaine – sous couvert de ‘démocratie’ dans cette vague des ‘Printemps arabes’- dans la mesure où cela sert ses objectifs hégémoniques dont l’affaiblissement de la Russie est l’une des priorités. Les exemples « yougoslaves », « irakiens » et « libyens » où les lois internationales ont été bafouées pour instaurer le chaos restent  des cas graves des méfaits de l’unilatéralisme qu’il faut, coûte que coûte, briser. La Syrie, disent les analyses, « sera un symbole fort du retour de la puissance russe et de sa capacité à s’opposer à l’unilatéralisme occidental, via le levier de l’Otan ».  En effet, la Syrie, qui est le lieu stratégique dans ce rapport de force, sera le théâtre qui tranchera vers l’une ou l’autre des deux conceptions. Et c’est précisément sur le dossier syrien que la Russie et la Chine enregistrent  une influence internationale.
Après 17 mois d’offensive où tous les moyens  économiques, politiques et de désinformation même les plus abjects ont été utilisés pour déstabiliser ce pays – considéré comme rempart à l’hégémonie américano-sioniste, obstacle majeur pour la domination du Moyen-Orient conformément à la stratégie baptisée ‘Nouveau Moyen-Orient’ – cette Syrie reste toujours debout  par son armée, son peuple, son histoire et ses institutions. Elle se permet même – face à la menace d’agression en dehors du cadre de l’ONU et à la campagne médiatique sur l’utilisation des armes chimiques – par la voix du porte-parole M. Maqdisi de riposter d’une manière claire et sans ambiguïté que « les armes chimiques, stockées et sécurisées … ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère »  assurant que de telles armes ne « seront jamais, jamais, utilisées contre nos concitoyens ». Une façon de parler de sa force sans devoir s’en servir. 
La « bataille de Damas » dite ‘décisive’, par leurs médias «mainstream», au moment où ils n’enregistrent que des échecs, sonne comme l’ultime action d’une bête blessée. Le monde connait, maintenant,  le rôle  destructeur de ces  médias dans l’offensive contre la Syrie. Ces médias visuels dominants sont en particulier CNN, BBC, France 24, AlJazeera du Qatar et Alarabia la Saoudienne. Elles sont suivies par des dizaines d’autres comme relais de leur propagande auxquels j’ajoutent ‘Reuters’ et ‘l’AFP’ . Leurs ‘correspondants’ se  sont révélés, en fait pour la plupart, n’être que des espions ou des activistes. Ces monstrueux dispositifs d’endoctrinement et d’actions psychologiques ne se contentent pas seulement de mentir et de tromper sur la réalité ou travestir des faits, mais participent, à l’exemple d’Aljazeera,  à semer la mort en annonçant souvent des évènements qui ne se réaliseront que quelques heures plus tard, révélant abriter ainsi des postes de commandement militaire sous-couvert d’activités médiatiques. C’est le cas de l’annonce avec fracas d’une pseudo « bataille de Damas » présentée comme ‘décisive’ qui sonnerait le glas du « régime de Bachar » ; ce  ‘nœud Gordien’, ce rempart aux objectifs et prétentions américano-sionistes qu’il fallait trancher ou détruire par tous les moyens !
À bien observer ses tenants et aboutissants, cette « bataille » s’apparente comme une opération visant, non pas à conquérir Damas, mais à « effacer » tous les éléments qu’ils ont engagé et qui ont échoué, surtout les éléments étrangers notamment des Libyens, des saoudiens, des afghans, des égyptiens, des jordaniens qui ne connaissent rien aux réalités locales ; des desperados. Les syriens ne constituant plus des éléments dominants et déterminants dans la mesure où la majorité s’est livrée avec armes et informations aux autorités dans le cadre des mesures de clémences décidées à leur encontre. Passant sous silence l’extermination de leurs troupes à Damas en moins d’une semaine, les revoilà reconduite sur Hallab la même opération avec la même propagande sur une « bataille d’Alep » ‘décisive’ aussi qui annoncerait les « derniers jours » du régime de Bachar.
Ces cellules clairsemées et déstructurées fuyant en débandade leurs positions – suite aux coups de boutoir que leurs infligent les unités spéciales bien renseignés  par la population – se retrouvent  sans commandement et objectifs que des actes sans impacts, souvent suicidaires et surtout totalement détachées de la réalité. Combien restent-ils ? Un millier ? Plus ? Quel que soit le nombre, même exagéré, ils ne comptent pas devant une armée syrienne nationale, structurée, ayant une doctrine,  expérimentée et dotée d’armement moderne et dissuasif qui n’a pas encore utilisé, selon des observateurs, 5% de ses capacités.  Une « bataille » que doivent mener des groupes terroristes composés de ‘mercenaires’ bon marché, de gueux, de criminels, de canailles, de frustrés, mais aussi de faux bigots – qui ne savent même pas pour qui ils ‘roulent’ – contre une telle armée, redoutée par Israël même, ne peut être qu’une « Psyop », une guerre psychologique consistant faire croire à l’adversaire à penser qu’il est en position de faiblesse ou qu’il a perdu la guerre même s’il est fort par les armes ; une sorte de ‘poker-menteur’. Dans notre cas, si ce stratagème ne réussit pas, il reste qu’ils se seront débarrassés des troupes encombrantes, à défaut d’être des « héros », et ce sans trop de conséquences politiques et/ou juridiques puisqu’on aura aidé des « révolutionnaires », composés d’autochtones corrompus et endoctrinés ou de mercenaires du même acabit, que l’on a ‘discrètement’ entrainé, armé,  financé, encadré, pour se débarrasser ‘légitimement’ d’un « régime despotique » au nom de leur population. Selon un document du Département américain de la Défense les « guerre psychologiques » sont des « opérations prévues pour transmettre des informations sélectionnées et des indicateurs à des auditoires étrangers pour influencer leurs émotions, leurs motivations, le raisonnement objectif et, ultimement, le comportement des gouvernements étrangers, organisations, groupes et individus. Le but … est d’induire ou de renforcer les attitudes et les comportements favorables étrangers aux objectifs de l’initiateur. »
Il serait stupide de croire que les planificateurs de cette « bataille » de Damas avaient dans l’esprit de la gagner, comme il est aussi stupide de croire que les services de renseignements syriens, connus pour leur efficacité, n’étaient pas au fait de cette « opération » qui exige des déplacements de groupuscules éparpillés vers et autour de Damas en préparation à une « offensive ».  L’assassinat  des quatre hauts responsables militaires  dont le propre beau-frère de Bachar -  planifié et commandité sans aucun doute par les États Unis, vue la complexité de l’opération, avec des complicités locales – avait pour but que de galvaniser leurs troupes pour mieux  les  « jeter dans la gueule du loup » et jouer sur le moral de l’armée et de la population afin de les bousculer à rejoindre, on ne sait jamais,  l’insurrection. Le résultat ne s’est pas fait attendre si bien qu’en moins d’une semaine Al Midan,  cette cité de Damas que l’on a fait croire « libérée », a été totalement  ‘nettoyée’ de ces groupes en même temps que d’autres résidus de groupes, moins importants, ont été anéantis dans d’autres cités comme Barzeh, Qaboun, le faubourg d’al-Kadam, le quartier de Bassatine Arrazi. Les médias syriens ont annoncé aussi des combats dans le quartier Roukn Eddine,  Joubar,  Daraya, Kafar Soussé, les localités de Diyabia et Sayda Zeyneb où l’armée  progresse assez vite.  L’armée multiplie systématiquement  les points de contrôle afin d’empêcher les ‘résidus’ des bandes anéanties de toucher d’autres secteurs.  D’autres villes, plus particulièrement les banlieues  de Hallab, Idlib, Homs et Hama, seraient en cours de ‘nettoyage’ des derniers groupes armés  qui se livreraient à des combats d’arrière-garde.
Cette « bataille de Damas » a dû être bien étudiée, tactiquement, par les « services » de l’armée syrienne pour réussir à mettre en déroute, militairement et moralement, une bonne partie de l’ASL. Selon certains témoignages d’activistes voire de chefs de groupes, ce serait  plutôt les groupes armés qui auraient été trompés par les faux communiqués triomphalistes d’Aljazeera et d’Alarabia si bien qu’ils se seraient  « fait prendre » alors qu’ils «croyaient prendre ».
Dans quelques jours, on fera tout pour faire oublier cette action suicidaire. Mais comme le ridicule et le virtuel ne tuent pas on annoncera des « replis tactiques » et sûrement d’autres « batailles », d’autres « combats violents », d’autres « libérations », peut-être aussi un « coup d’Etat », des « défections », des « chutes des villes »,  la «fuite de Bachar » dont-on fabriquera les images, à l’Hollywood, que l’on médiatisera pour en faire des « succès » fictifs sans impact sur la réalité du terrain, sur les tactiques ou sur l’inexorable échec politique et militaire de cette aventure américaine en Syrie. Le ridicule arabe va jusqu’à éructer avec un ton doucereux, ce dimanche à Doha, les mêmes inepties demandant à Bachar de « renoncer au pouvoir » en lui assurant une « sortie sûre » afin «  mettre fin à l’effusion de sang…et préserver l’unité de la Syrie » tout en relançant l’exigence de mettre en place des « zones de sécurités » et des « couloirs humanitaires » certainement pour sauver de l’anéantissement ce qui leur reste de troupes. Hamad ben Jassem al-Thani, cet ‘Emir-jouet’ allié du mal, use même presque d’une prière à l’endroit de Bachar en appelant à sa conscience: « Il peut arrêter les destructions et les tueries en prenant une décision courageuse ». Comme si le sort des dynasties qatarie et saoudienne dépend de la «chute de Bachar» ! Ce qui est bien le cas.
 Ni les félons, d’un CNS incohérent et divisé, qui se dévoilent par les aides d’États  connus pour leur impérialisme et colonialisme et leur sollicitation d’une « une intervention militaire extérieur», ni l’ASL décousue et aléatoire, ni la Turquie d’Erdogan qui abrite les groupes armés (ou réfugiés) et qui récolte déjà une révolte, ni les vassaux du Qatar et d’Arabie Saoudite qui financent le tout, ni la Jordanie et la coalition anti-syrienne du Liban,  ni même l’Europe  – qui ne sont tous que des instruments dans cette stratégie américaino-sioniste -  ne peuvent décider de quoi que ce soit dans cette lutte des grands. Ce seront les américains qui décideront du moment et du comment « arrêter cette crise » qu’ils ont suscité pour des objectifs précis.  Ce sera soit lorsque le régime Syrien et son armée s’effondreront, soit lorsque l’échec de leurs tactiques devient manifeste sur le terrain des combats ; c’est à dire lorsque l’opposition armée sera irréversiblement défaite. Dans ce cas, ils ordonneront le « dialogue » pour préserver ce qui reste de leurs intérêts. Le pragmatisme américain, qui ne s’encombre ni de morale ni d’idéologie, fera rapidement son bilan et décidera. Nous verrons alors tous leurs alliés, États et médias,  suivre en acquiesçant.

Affaire des trois diplomates algériens Les dessous d’une libération (PRESSE ALGERIENNE)

Le MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) a raflé le jackpot à Al Qaida qui, pourtant, était considérée comme étant le groupe terroriste le plus redoutable dans les prises d’otages d’étrangers dans le Sahel. Désormais, le MUJAO semble devenu le nouveau «maître» des lieux. C’est ce même groupe terroriste qui a, récemment, relâché les trois diplomates algériens sur les sept enlevés le 5 avril dernier à Gao. Voici les dessous de cette libération «inattendue».
Qui a négocié avec le MUJAO ? Pourquoi les ravisseurs n’ont-ils libéré que trois des sept diplomates algériens ? L’Algérie a-t-elle payé une rançon ou libéré des islamistes détenus dans ses prisons en contrepartie de la libération de ses trois citoyens ?
Et pourquoi la libération des trois Algériens est-elle intervenue au moment où le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se trouvait à Alger ? Autant de questions sans réponses. D’abord, il est important de signaler que, parmi les médiateurs ayant négocié avec les terroristes du MUJAO pour arriver à libérer les otages algériens, figurent le président burkinabé, Blaise Compaoré.
Ce dernier est devenu le véritable intermédiaire des prises d’otages au Sahel après une concurrence rude avec son homologue malien, l’ex-président Amadou Toumani Touré, renversé de son fauteuil le 22 mars dernier. Cette situation a joué au profit du président burkinabé qui se retrouve, désormais, seul à négocier la libération des otages et avoir sa part du gâteau après chaque libération.
Donc, Blaise Compaoré a joué l’intermédiaire dans l’affaire des trois diplomates algériens et c’est aussi grâce à son rôle que les trois humanitaires européens, enlevés en novembre 2011, ont été également relâchés par le MUJAO, il y a quelques jours seulement.
Revenons sur le cas des trois diplomates algériens. On croit savoir de plusieurs sources maliennes et celles proches des négociations que l’Algérie a évidemment négocié avec le Mujao la libération de trois des sept membres de son consulat à Gao. Il n’est un secret pour personne que les membres du Mujao sont loin d’être des anges.
Le chef terroriste de cette nébuleuse organisation, un certain Abdoul Hakim et ses hommes ont créé depuis des années une «entreprise» criminelle grâce à laquelle ils excellent et prospèrent dans la prise, l’achat et la revente d’otages occidentaux.
Les otages européens, deux Espagnols et une Italienne, enlevés en Algérie et précédemment détenus par le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) ont regagné sains et saufs leurs pays, vendredi dernier. Ils ont transité par Gao d’où ils ont embarqué pour Ouagadougou (Burkina Faso) à bord d’un avion de ce pays. C’est d’ailleurs grâce à l’intermédiation burkinabée qu’ils ont été libérés.
Contre quoi ? On sait que le Mujao, rien que contre la libération des deux femmes, demandait 30 millions d’euros. Mais les ravisseurs auraient revu leurs prétentions à la baisse, ils déclarent n’avoir perçu que 15 millions d’euros. Mais cette rançon n’a pas été la seule monnaie d’échange car la transaction a concerné également la libération d’islamistes détenus en Mauritanie et en Algérie. Selon certaines sources, un seul islamiste, emprisonné en Mauritanie, aurait été libéré.

Le MUJAO rafle le jackpot au Sahel

Contrairement à Aqmi, le MUJAO ne chercherait pas de l’argent pour mener des activités terroristes, se cantonnant dans divers trafics et dans la contrebande. En effet, à en croire certaines informations en provenance des habitants qui le côtoient à Gao, le MUJAO serait prêt à se retirer du Nord.
Il n’attendrait plus le top départ de l’armée régulière vers le Nord pour disparaître dans le désert. En attendant, ses jours sont comptés au nord du Mali. Cette organisation mystérieuse, créée à la fin de l’année passée, est déjà derrière 3 prises d’otages d’étrangers, parmi eux, les sept diplomatesalgériens.
Si ces prises d’otages ont connu une issue heureuse par contre les conditions dans lesquelles la libération des trois Occidentaux est intervenue soulèvent encore une fois des questions : faut-il ou doit-on céder au chantage des preneurs d’otage en payant une rançon ? Il y a quelques mois seulement, l’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré, renversé le 21 mars, faisait l’objet des critiques les plus vives.
On l’accusait d’encourager le paiement de rançons et la libération de présumés terroristes arrêtés pour entrée non autorisée sur le territoire malien et pour port illégal d’armes de guerre.
A l’époque, en 2009, s’il a ainsi pu obtenir la libération d’un otage français détenu par Aqmi, il a également subi les foudres de la Mauritanie et de l’Algérie qui ont rappelé leur ambassadeur pour consultation. Pis, la Mauritanie a failli en arriver à l’incident diplomatique avec son voisin malien. On lui reprochait également de manquer ainsi de fermeté dans la gestion de la lutte contre les groupes terroristes qui se servent du Nord-Mali comme sanctuaire.
Les critiques pouvaient se comprendre car l’argent des rançons payées sert à payer les armes et le matériel militaire qui permettent aux islamistes de perpétrer des attentats à travers le monde, et leur libération permet aux terroristes de reprendre du service et de constituer une nouvelle menace pour les cibles visées.
Mais si le président Touré a été vivement critiqué, ces mêmes raisons pourraient être opposées au président burkinabé, Blaise Compaoré, qui s’est, depuis quelques années, spécialisé dans la libération d’otages contre rançon.
Il est parvenu à faire libérer deux Espagnols, en 2010, et une Italienne, il y a quelques semaines. ATT était également soupçonné de prélever, avec certains membres de son entourage, des « commissions » sur les sommes colossales versées comme rançon. Le même soupçon est valable pour le président du Burkina-Faso. Mais aussi pour le président Abdel- Aziz de la Mauritanie, qui aurait fait libérer l’autre monnaie d’échange.
Et selon des sources concordantes, il y aurait eu au moins trois terroristes de nouveau dans la nature, prêts à l’emploi.
Lotfi Hadji