mardi 24 avril 2012

Présidentielle 2012 : le vampirisme politique du candidat Nicolas Sarkozy

Pour se faire réélire, cet homme est prêt à tout. S’inspirant de Goebbels qui affirmait que « plus un mensonge est gros et plus il a de chances d’être cru. », il multiplie les mensonges. Le dernier en date consiste à déclarer qu’il est maltraité par les médias. On se demande lesquels. C’est d’un culot stratosphérique, pour ne pas dire loufoque, comme le dirait quelqu’un. Toute honte bue, hier à Tours, il a asséné: « La campagne du 1er tour, nous l’avons faite à un contre neuf. Contre les pronostiqueurs. Nous l’avons faite contre la caricature, contre le mensonge. Aucun président n’avait subi un tel matraquage. Ils n’ont reculé devant rien, n’ont hésité devant aucun mauvais coup. On nous a dit équité, il n’y avait pas d’équité ». Hélas, il ne s’agit pas d’un canular, l’homme a bien prononcé ces mots à Tours. Il est prêt à prendre une carte au Front national national (FN), pourvu qu’il ait des voix. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse du…pouvoir. Il peut du jour au lendemian devenir hippie. Se muer en artiste-musicien et composer un hymne psychédélique pour sa gloriole. Prêt à mettre un peu plus de trémolo dans la voix pour provoquer de l’apathie pour lui, il fera même plus haut perché qu’un perroquet. C’est extrême fort fou. Il pourrait même débarquer dans un meeting les cheveux crantés, grimé en femme et vêtu d’une jupe de crinoline. Tout ça ressemble à un mauvais film de série. Fichtre.
Nicolas Sarkozy, courroucé que François Hollande ait refusé des débats qu’il voulait imposer, se lâche. Reprenant le propos mensonger et diffamatoire de Marine Le Pen, il s’en prend alors à Yannick Noah puis à Dominique Strauss-Kahn :« Je n’accepterai pas de prendre de leçons de morales, et certainement pas d’une gauche qui voulait installer M. Strauss-Kahn à l’Elysée. Imaginez que cela fût nous », a attaqué Nicolas Sarkozy. « Cela fait si longtemps que les dirigeants socialistes préfèrent fréquenter les diners en ville que les ouvriers. Surtout si ces amis peuvent acheter de journaux pour faire leur propagande. Ils peuvent se rencontrer dans des restaurants de luxe. Ils peuvent inviter dans les réunions publiques des exilés fiscaux et cela ne choque personne » Mais bien sûr, personne ne lui rétorque que, si les socialistes avaient choisi en avance DSK, c’est simplement parce que c’est lui, Nicolas Sarkozy, qui a donné une aura internationale à cet homme en le plaçant au Fonds monétaire international (FMI). Responsable de rien, victime perpétuelle, il n’est à l’origine de rien, c’est son vampire. L’Epad et Jean, non, pas lui. Bettencourt ? Non. Appartement de l’île de la Jatte ? Encore les autres. Karachi ? “Je ne suis au courant de rien”, dit-il. Diantre. Comment est-ce possible ? Cet homme est simplement le crépuscule de la France !

lundi 23 avril 2012

Urgent : les juges préparent déjà les auditions de Nicolas Sarkozy s’il perd…

C’est plié, c’est cuit, c’est perdu. Le roi est tombé de son piédestal, il est nu. Qu’il aille en pèlerinage à Lourdes, à Rome au Vatican, à Jérusalem au mur des Lamentations ou à la Mecque en Arabie saoudite crier son désespoir, un miracle n’arrivera pas. Même au sein de l’UMP, ils n’y croient plus. François Hollande 28,63 % Nicolas Sarkozy 27,08 % Marine Le Pen 18,01 % Jean-Luc Mélenchon 11,13 % François Bayrou 9,11 % Eva Joly 2,28 % Nicolas Dupont-aignan 1,8 % Philippe Poutou 1,15 % Nathalie Arthaud 0,57 % Jacques Cheminade 0,25 %
Ce qui est sûr, il aura beau patauger comme une mouche dans la bouse, les dés sont jetés. Trop optimiste ? Non, l’échec est patent mais, le plus important est ailleurs. Que va-t-il se passer le 7 mai ? Cette question est pertinente pour et sur plusieurs points. Selon certaines indiscrétions, le juge bordelais Gentil, celui qui a repris le dossier Bettencourt-Woerth-Sarkozy a déjà prévu d’auditionner le chef de l’État s’il perd cette élection. Une convocation lui sera envoyée dès le…7 mai. Nicolas Sarkozy, avec sa déclaration urbi et orbi concernant son arrêt de la politique en cas de défaite, Marine Le Pen a tout intérêt à ce que François Hollande gagne. D’ailleurs, le 1er mai, sans le dire vraiment, elle indiquera que c’est elle la vraie opposante. Ceci, parce qu’elle sait que la défaite de Nicolas Sarkozy fera imploser l’UMP et exploser la droite dite républicaine dont les digues la séparant avec l’extrême droite ont sauté par la faute de notre petit roitelet élyséen…pour deux semaines encore. C’est d’une évidence implacable. Nicolas Sarkozy a aussi d’autres dossiers qui l’attendent. Imaginez un seul instant, une nomination d’Eva Joly, l’incorruptible, dans le Gouvernement Hollande. Pas à l’Écologie mais à la Justice. Alors là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, des cris, du sang et beaucoup d’encre qui coulera. L’affaire Karachi n’a pas encore trouvé son épilogue. L’affaire des fadettes des journalistes du journal Le Monde aussi, sans oublier la fameuse acquisition frauduleuse de son ancien appartement de l’Île de la Jatte à Neuilly/Seine dans les Hauts-de-Seine (9-2). Vous pensez vraiment que si l’homme perd il s’attardera en France ? Mais, Nicolas Sarkozy ne doit pas s’enfuir de la France après le 6 mai. Il faut que des volontaires, au soir du 6 mai, encerclent l’aéroport de Vélizy-Villacoublay où son avion, enfin, l’avion présidentiel est stationné. Il faut une fermeture des frontières pour qu’il se rende chez les juges. D’ailleurs, l’homme ne va-t-il pas enregistre deux déclarations le 6 mai après le vote ? Pourquoi pas avant, et disparaître au Qatar ? Vigilance. Adieu immunité présidentielle, adieu Sarkozy !

Présidentielle 2012 : comment Nicolas Sarkozy veut sauver son honneur perdu ?

Le 5 avril 2011, au lendemain du début des frappes aériennes menées contrela Résidencedes chefs d’État ivoiriens à Abidjan, le député communiste Jean-Paul Lecoq tentait de sauver l’honneur de la classe politique française et de l’assemblée nationale en dénonçant, dans une question courageuse à l’administration Sarkozy –question dont le triste sire Alain Juppé, abusant de son pouvoir discrétionnaire, n’eut alors pas l’élémentaire décence de le laisser achever la formulation – les dessous abjects de l’agression de la force Licorne en Côte d’Ivoire. Son intervention ne rencontra, sur les bancs de la majorité – Front National excepté –, que haussements d’épaules, grimaces éloquentes, huées et sarcasmes, et sur ceux de l’opposition -groupe communiste mis à part- le silence indigne d’une indifférence complice. La caméra eut même le temps de saisir, sur les bancs du PS, un ricanement devenu le symbole de la disqualification d’une certaine gauche : celui de Jack Lang, le vertueux humaniste, filmé trois ans auparavant alors qu’il se pavanait dans la “rue Princesse” d’Abidjan en compagnie de son “ami” le Président Laurent Gbagbo, mué en propagandiste de la thèse officielle assimilant ce dernier à un criminel endurci tout juste bon à abandonner sans états d’âme à la voracité mercantile des chiens au pouvoir. En ce jour d’élections présidentielles en France, alors que des dizaines de millions de Français et d’Africains guettent l’aube d’une ère nouvelle, nous n’avons qu’une seule question à poser au successeur espéré de notre petit caporal ultralibéral, pourvoyeur et consolidateur exclusif des bénéfices exponentiels garantis à ses tout-puissants copains de la finance, de la pharmacie, de l’assurance, du bâtiment, de la presse, de l’industrie des armements, de l’agro-alimentaire et du nucléaire : que compte-t-il faire, non seulement pour nettoyer les écuries d’Augias du Quai d’Orsay et autres ministères, voués corps et âme au triomphe du profit sur fond de combines meurtrières et de mensonges éhontés, mais aussi pour laver l’honneur d’une gauche socialiste qui, en offrant le couvert de son silence aux crimes commis notamment en Côte d’Ivoire et en Libye, a délibérément placé son approche des dossiers françafricains sous le signe de la honte; une honte qui, si par malheur le nouvel élu venait à manquer d’audace pour affronter les risques de la grande lessive qui s’impose, ne tarderait pas à devenir ineffaçable. Le futur président pourra-t-il faire l’économie d’une condamnation solennelle de la mascarade qui a suivi le second tour des élections ivoiriennes du 2 décembre 2010, avec la proclamation illicite, depuis le Quartier Général de la Rébellion, de résultats purement et simplement inversés; proclamation adossée au refus de prendre en compte l’existence avérée de fraudes massives – elles-mêmes supervisées par les autorités françaises – ? Pourra-t-il éviter d’appeler par son nom l’intronisation aux forceps du chef rebelle Alassane Dramane Ouattara : un coup d’État fomenté par la “France” de son prédécesseur à l’Élysée ? Pourra-t-il continuer à tolérer la surréaliste conspiration du silence dont les médias ont enveloppé les circonstances aussi troubles que tragiques de l’assassinat de notre compatriote Philippe Rémond, à tous égards le plus digne d’éloges et le plus représentatif de ce que la France, au creuset des valeurs qui l’ont forgée, porte de plus grand, de plus noble et de plus beau : le vrai courage et l’exaltation de la Vérité ? Pourra-t-il, tirant prétexte du devoir de réserve imposé par l’exercice de sa charge, se dérober aux exigences d’une enquête impartiale, n’éludant pas la délicate question d’une éventuelle complicité directe ou indirecte des autorités françaises dans la planification et l’exécution de ce crime perpétré par les tueurs de Ouattara ? Aura-il le cœur de laisser se perpétuer le scandale de la discrimination négative dont est victime le franco-Ivoirien Michel Gbagbo, coupable du seul crime d’être le fils d’un père innocent, séquestré au péril d’une santé que l’on sait fragile par le preneur d’otage burkinabé fabriqué par la “France” ? Le vainqueur alternatif du 6 mai prochain pourra-t-il jouer la carte de la bienséance feutrée, quand il s’agira d’affronter le déferlement de révélations dont l’écho assourdissant viendra bientôt répercuter le vacarme –étouffé jusque-là manu militari – de la cascade de forfaits économiques, diplomatiques et militaires ayant culminé dans le bombardement intensif, une semaine durant, de la Résidence présidentielle d’Abidjan; bombardement accompagné du massacre de centaines de jeunes ivoiriens aux mains nues venus soutenir la légalité démocratique incarnée par SEM Laurent Gbagbo – autant de corps dont on a perdu la trace…–, et suivi de la capture – par la Licorne associée au GIGN ! – d’un Président légitimement élu et officiellement investi par le conseil constitutionnel de son pays ? Osera-t-il alors, par fidélité à la ligne d’un parti qui dans ce domaine, ne s’est illustré que par sa lâcheté, refuser de prendre position ? Aura-t-il le front de balayer d’un revers de mains les dizaines de milliers de témoignages accablant les autorités françaises et le rôle abominable qu’elles ont joué, en coulisses et sur la scène, dans la préparation, l’éclatement et le dénouement de cette crise d’une violence inouïe; pourra-t-il nier la manière dont la “France” de Sarkozy couve jalousement depuis un an l’éclosion progressive, sur tout le territoire ivoirien, d’une dictature de moins en moins rampante, synonyme d’insécurité endémique, de régression économique, sanitaire et éducative, de séquestrations arbitraires et de disparitions inexpliquées ? Tout cela sous l’œil complaisant d’une armée de fonctionnaires verrouillant minutieusement pour le compte de la “Métropole” – puisque nous voilà revenus, sous la pression des démons de la nostalgie impériale, aux fondamentaux de l’occupation coloniale la plus grossière – chacun des rouages de l’État, police et armée comprises ? Pourra-t-il, en somme, se soustraire à son devoir historique de “lâcher” le criminel de guerre Alassane Ouattara, et de le contraindre, aussi fermement que la macabre Licorne aux ordres des menteurs l’a fait quand il s’est agi de bafouer le droit, la justice et la légitimité en chassant du pouvoir celui qui en était le garant, à céder sa place de sanglant usurpateur au profit de ceux-là même qu’avec la complicité de la “communauté internationale”, il a envoyé croupir dans les geôles de son “régime de Vichy” franco-ivoirien, et de son extension européenne dela Haye ? Pourra-t-il, plus largement, faire abstraction de toutes les régressions liberticides qui ont accompagné chacune des interventions de la France en Afrique tout au long de ces dernières années de Sarkozysme frénétique, où l’on a vu le futur ancien maître des lieux enfoncer, avec une rage démente, les clous du cercueil françafricain, troquant pour ce faire le costume de modération ambiguë – ou de sauvagerie mesurée- de ses prédécesseurs dans leur politique à l’égard des anciennes colonies françaises, contre un tablier de bourreau; bourreau sujet à des accès de brutalité sans limite, ne disposant, pour dissimuler l’abîme sans fond de son cynisme absolu, que du masque d’un sourire carnassier, aussi peu crédible – et a contrario aussi négativement révélateur – que les propos pseudo-humanistes qui lui sont assortis. Pourra-t-il enfin s’abstenir de dénoncer un à un tous les contrats et accords scélérats – aussi bien sur les plans politique et militaire qu’économique, la dernière manœuvre se dissimulant sous la signature d’un nouvel accord de coopération militaire avec le Sénégal – destinés à aggraver et pérenniser l’asservissement des pays d’Afrique ? Le maître mot de ce que tous les Africains liés de près ou de loin à la France, et tous les Français soucieux de rester dignes du nom qu’ils portent, attendent du successeur de Nicolas Sarkozy dans la mise en œuvre d’une nouvelle politique africaine, c’est, on l’aura compris, celui de “courage” : le courage même dont fit preuve Philippe Rémond, et qui lui coûta la vie; courage de rompre sans arrière-pensée avec des méthodes séculaires héritées du lointain passé esclavagiste d’une nation arrogante et superbe; courage de préférer pour la France, à l’éphémère illusion des vestiges d’une prospérité usurpée, le renoncement à ce qui n’est pas elle : le pillage et l’exploitation mortifères de pays auxquels ne devra plus désormais la lier que des accords de partenariat scrupuleusement égalitaire; courage aussi de préférer le défi de l’appauvrissement transitoire d’une nation française appelée en contrepartie à renouer avec les valeurs qui la fondent – ces valeurs oh combien fécondes d’accueil, de solidarité et de généreuse créativité –, au funeste entêtement de ceux qui, pour le compte de la Cupidité Multinationale, ne flattent l’ego de notre “chétive pécore”(1) hexagonale que pour mieux l’entraîner par étapes, au rythme des marches forcées d’une paupérisation scientifiquement programmée, et sous le signe de la peur engendrée par le grondement d’aventures militaires et policières de plus en plus tonitruantes, vers l’enfer de sa destruction. Peut-être la réponse espérée à toutes les questions énumérées plus haut relève-t-elle de l’utopie. Il n’en aurait pas moins été impardonnable de ne pas les poser, ne fût-ce qu’en rêve, d’autant que, nous le croyons, quiconque les éludera désormais sera bien vite balayé par le vent de l’histoire – comme fauteur de malheur par omission –, jusqu’à ce que paraisse enfin, en Afrique aussi bien qu’en Europe et dans le monde entier, ce Règne de Justice auxquels aspirent tous ceux qui savent encore ce que c’est qu’une Promesse … Eliahou Abel (1) Jean de la Fontaine :“La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf”

Quand Nicolas Sarkozy et son fameux “aidez-moi” font un gros psitt !

De mémoire d’hommes, c’est bien la première fois qu’un dirigeant avec le bilan le plus désastreux et catastrophique de la 5e République lance un appel loufoque, le “aidez-moi”. La vérité est que, cet homme désavoué par la France, inévitablement, va accentuer la dépravation des moeurs politico-sociétales avec en option, la précarité généralisée. C’est lui qui a mis en place cette chute vertigineuse des valeurs françaises faites de démocratie, d’humanisme et d’hospitalité. Après avoir inventé le slogan creux “travailler plus pour gagner plus”, il a récidivé avec un autre, entre cris, pleurs et prières: “aidez-moi”. Mais au juste, il faut l’aider pourquoi ? Il faut l’aider en quoi ? Avec toutes les casseroles que l’homme traîne, nous avons une petite idée. - “Aidez-moi” à éviter des poursuites judiciaires car je bénéficierai encore de l’immunité présidentielle. - “Aidez-moi” à ne pas intégrer une cellule VIP à la prison de la Santé. - “Aidez-moi” à poursuivre mes bombardements en Afrique en tuant des civils qui n’ont rien demandé. - “Aidez-moi” à infantiliser les enseignants. - “Aidez-moi” à continuer mon mépris des ouvriers. - “Aidez-moi” à instrumentaliser encore un peu plus la justice et de “tuer” les juges d’instruction et tout ce qui va avec. - “Aidez-moi” à apporter encore un peu plus de précarité. - “Aidez-moi” à …… Il faut l’aider à déguerpir !

L’écrivaine africaine-française Calixthe Beyala et le MAF les rendent tous fous

Dans les méandres de l’inquisition qui vise le Mouvement des Africain-français (MAF), franchir les accueils n’a pas été facile. Entre les fatwa lancées contre sa fondatrice, l’écrivaine à succès, celle qui a eu le tort génie de créer une identité pouvant fédérer tous, on assiste à de jalousie, la désinformation. Mais, c’est moins grave que la diffamation. Hélas, nous sommes contraint de ne pouvoir parler de politique jusqu’à ce soir 20h. Heureusement, selon nos informations, la haine qui se manifeste est l’oeuvre de personnes virées du mouvement. Ce sont des “brebis galeuses et une coalition d’aigris”, nous a révélé un membre du MAF à qui nous avons demandé pourquoi se cristallisait sur la personne de Calixthe Beyala tant de haine. Il nous a indiqué que c’était plutôt un groupuscule à qui il ne reste plus que “l’invective et la diffamation pour exister”. Par ces agissements, les gardiens sourcilleux de la défaite perpétuelle des noirs se frottent les mains. Les accusations selon lesquelles Calixthe Beyala voudrait un poste, nous ont donc donné une envie, celle de lui poser la question au lieu de rester sur les on-dit. Pour la présidente du MAF, qui demande de se reporter sur son discours du 14 avril lors du congrès du MAF au Palais des Congrès de Paris, elle a été claire. “Nous voulons des postes” a-t-elle martelé, pour dire à la République que les Africain-français sont aussi ses enfants. Donc, pas de fioriture ou encore la langue de bois perpétuelle qui fait dire à certains, qu’elle lutte pour elle même. D’ailleurs, si c’était vrai, ça se saurait, elle n’allait pas défendre ses convictions avec autant d’ardeur partout où elle se trouve, avec, surtout, les risques que ça comporte dans une société aussi fermée que la France. Sans états d’âme donc, elle vogue sur un bateau qui aura maintenant trop de mal à tanguer. Le discours du Palais des Congrès a fait un véritable tabac. Le MAF a envie de lutter contre ce qu’on nomme « impensé racial » et les stéréotypes.

Bahreïn : Obama, Sarkozy, Cameron, pas un mot sur ce qui se passe à Manama ?

Rebelote. L’opposition bahreinie a attendu que les projecteurs mondiaux soient braqués sur elle (Grand Prix de Formule 1) , pour retourner dans la rue. Les masques vont tomber. Souvenez-vous, il y a un an, en février/mars 2011, l’armée saoudienne était “obligée” pour soi disant maintenir l’ordre public, d’intervenir militairement à Manama, la capitale de Bahrein. Et pourtant, le traitement médiatique différencié avec la Libye était déjà criard et avait apporté la preuve que, le cynisme des Occidentaux se confondait avec leur mauvaise foi et leur propagande. On avait présenté cette vraie révolte populaire, de combat confessionnel mettant à l’épreuve le pouvoir sans partage des sunnites au pouvoir, et de la majorité chiite. Hélas, la vérité est ailleurs parce qu’il ne s’agit pas de ça. En revanche, si les chiites parviennent à prendre le pouvoir démocratiquement, c’est l’Iran qui sera renforcée. Donc, la répression est acceptée et d’ailleurs, le prince héritier Salmane ben Hamed Al Khalifa maintient ce grand prix, malgré la mort d’un homme… Nos chers éditocrates auront bien du mal à parler de Bahreïn, le pays du roi Hamad ibn Isa Al Khalifah. Normal, puisque leurs rapports avec nos hommes politiques sont étroits, et que ces derniers ne peuvent souffler mot sur la répression violente dont sont victimes les bahreinis. Ce pays a la particularité d’être protégé par les Etats-Unis au même titre que la grande démocratie à proximité, l’Arabie saoudite. Suivez mon regard. D’ailleurs, à Bahreïn est installée une base militaire américaine, le Naval Support Activity Bahrain. L’île de Bahreïn est entourée de l’Arabie Saoudite à l’ouest et du Qatar à l’est. Un pont d’une longueur de 26 km le relie à l’Arabie Saoudite depuis 1986. Si leur fameux “printemps arabe” piloté de main de maître diaboliquement en Libye, Tunisie, Egypte ou Syrie réussi à Bahrein, inévitablement, il se propagera au Qatar et en Arabie saoudite. Un scénario inacceptable pour les “rois du monde.” Malgré l’état d’urgence qui interdit toute manifestation, le peuple de Bahreïn n’abdique pas. Or, ces loups qui nous gouvernent, dans leur poker menteur insipide nous expliquent que l’enjeu principal dans cette révolte réside dans l’équilibre régional voire mondial. Ils ne pensent qu’à leurs intérêts bien sûr. Et pourtant, selon une commission indépendante,loin des élucubrations de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la répression de la révolte en février/mars 2011 avait fait au 35 morts, au plus 100 morts. Des victimes pas seulement tombés sous les balles de l’Arabie saoudite, mais aussi sous la torture. Amnesty International quant à elle, estime que 60 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement. Quant on pense que Bahreïn a fermé son ambassade à Damas, en Syrie, pour protester contre la “répression du régime”, on croit rêver. Les manifestants réprimés à Bahreïn sont aux,….les mains nues. Ce n’est pas le cas en Syrie. A quand une résolution au Conseil de sécurité contre Bahreïn ? Obama, Sarkozy et Cameron, ne diront pas un mot sur ce qui se passe à Manama… Allain Jules

Déstabilisation du Mali : La main de la France

A défaut d’une preuve officielle, des indices graves et concordants pèsent sur la complicité de la France de Nicolas Sarkozy dans la crise sans précédent que traverse le Mali Nicolas Sarkozy, président de la république française La France a, c’est le moins qu’on puisse dire, une grande part de responsabilité dans la crise sans précédent que traverse le Mali, une crise qui met à rude épreuve l’unité nationale et l’intégrité territoriale de notre pays. Il ne fait aucun doute que cette crise est un effet collatéral de la crise libyenne, notamment les bombardements massifs de la coalition de l’OTAN dont la France de Nicolas Sarkozy avait pris la tête. Théoriquement pour empêcher Kadhafi d’aller exterminer les insurgés de Benghazi et sauver ainsi des milliers de vies humaines. Une thèse destinée aux non initiés, car derrière ce visage humain affiché, le président français nourrissait des desseins moins angéliques. En effet, il s’agissait pour le locataire de l’Elysée de solder de nombreux comptes, anciens et plus récents, avec l’ex-maître de Tripoli qui, il est vrai, a eu ses périodes de folie, tout en faisant main basse sur le pétrole libyen. En somme, faire d’une pierre plusieurs coups. Des documents confidentiels ont été publiés en son temps par la presse française aux termes desquels les nouvelles autorités libyennes s’engageaient à faire bénéficier à la France d’au moins 30% du pétrole libyen. Pour parvenir à ses fins, Sarkozy mettra toutes ses forces dans la bataille en instrumentalisant surtout le Conseil de Sécurité de l’ONU et, tel un beau diable, en se faisant le porte-étendard de la coalition de pays de l’OTAN disposant d’une impressionnante armada. Les bombardiers et les missiles de l’OTAN, dans une surréaliste guerre entre le pot de fer et le pot de terre, submergèrent les forces pro-Kadhafi sous un véritable tapis de bombes ouvrant ainsi un immense boulevard pour les insurgés de Benghazi dans leur marche triomphale sur Tripoli et d’autres villes libyennes. Les pro-Kadhafi ne pouvaient que mordre la poussière dans cette configuration, l’essentiel de la guerre étant fait par les forces de l’OTAN. Dans leur débandade, les Touareg, qui constituaient une force supplétive dans l’armée libyenne, ont, cependant, eu le temps de se servir dans les arsenaux de l’ex-leader libyen et se sont, dans la foulée, dotés d’armes lourdes, y compris les lance-roquettes multiples. Ce qui a donné un caractère exceptionnel à leur menace sur le Mali. Ne serait-ce qu’à cause de cette situation, la France est loin d’être étrangère à la crise que le Mali est en train de vivre, d’autant que les jeunes leaders du MNLA avaient été reçus par Paris et ont certainement eu un deal secret avec les autorités françaises qui, au demeurant, n’ont jamais fait mystère de cet état de fait. Dans le meilleur des cas, la France a fermé l’oeil sur leurs agissements et, dans le pire, leur a fait bénéficier de son soutien actif. Pour justifier cet appui à l’égard des rebelles du MNLA que nous avons toujours désignés sous l’appellation de bandits armés, car actuellement aucune situation ne justifie leurs actions nocives si ce n’est une supériorité supposée en armements, la France met en avant la lutte contre AQMI et la libération de ses otages détenus quelque part dans la bande sahélo-saharienne. En réalité, comme les faits le démontreront plus tard, non seulement les bandits armés du MNLA n’ont pas lutté contre les islamistes d’’AQMI, mais, pire, ils ont oeuvré en partenariat avec ceux qu’ils étaient censés combattre. Ensemble, ils ont commis des crimes de guerre en exécutant froidement et de façon horrible une centaine de jeunes soldats désarmés. Maintenant les bandits armés et les djihadistes se renvoient la responsabilité de ces actes odieux qui violent toutes les conventions régissant les guerres. La France a fermé l’oeil sur ces actes odieux si ce n’est une molle condamnation de principe nullement suivie d’effet. C’est pour toutes ces raisons qu’on peut parler, à bon droit, de l’existence d’indices graves et concordants sur la complicité de la France dans cette crise malienne. L’invasion du territoire malien par les bandits armés du MNLA et les groupes armés islamistes a été précédée et s’accompagne, malheureusement encore, d’une vaste et intense campagne médiatique. Les médias aux ordres de l’Elysée (RFI et France 24) avaient même embouché leur trompette pour annoncer, urbi et orbi, la fin prochaine de la République du Mali. A RFI, les Marie-Pierre Olphan et autre Christine Muratet sont montées en première ligne pour célébrer, au fur et à mesure, « l’avancée triomphale » des bandits armés. Allant même jusqu’à prédire au passage avec force détails leurs victoires prochaines comme si les plans d’opération du MNLA étaient élaborés dans les bureaux de RFI. En vérité, si l’on était dans un monde plus juste, ces égéries du MNLA allaient être jugées pour complicité de crime de guerre. Même « Jeune Afrique » n’est as resté en marge de cette campagne de presse de mauvais aloi. En effet, dans une de ses livraisons, l’hebdomadaire panafricain titrait : « Pourquoi le Mali perd le Nord ». Dans son avant-dernière édition, le même « Jeune à fric », comme l’écrirait le Canard Enchaîné, lance curieusement un pathétique SOS pour le Mali. Hassan Diop, le nègre de service Une preuve supplémentaire de cette cabale médiatique a été fournie à l’occasion de la dernière édition de « Débat africain » de RFI. En effet, sous le prétexte fallacieux d’une analyse froide sur la crise malienne les journalistes-debaters s’en sont donné à coeur joie à une opération de dénigrement du Mali. On sentait même qu’Hassan Diop avait toutes les peines du monde à réprimer un fou rire devant ce qu’il considère comme le malheur du Mali. Dire que naguère ce journaliste, d’origine sénégalaise, courait allègrement les allées du pouvoir à Bamako. Quel ingrat ! Mille merci à Dieu que je n’ai pas pratiqué un aussi ignoble personnage. Il est vrai qu’Hassan Diop, qui a blanchi sous le harnais à RFI, cette radio néo-coloniale, ne peut qu’être la voix de son maître. Le nègre de service en somme. Seul l’éditorialiste Jean-Baptiste Placa avait pris ses distances avec la bande des joyeux persifleurs. Après la proclamation, le 5 avril, de la république de l’Azawad par les jeunes aventuriers du MNLA, les Marie-Pierre Olphan ont certainement allumé un feu de joie pour danser tout autour. Mais la fête ne sera que de courte durée, car ceux qui ont violé le territoire malien, dans le cadre d’une association de malfaiteurs, ne tarderont pas à mettre le masque bas. Nous assistons, en l’occurrence, à un véritable marché de dupes dans la Sahara malien. Et les Christine Muratet sont bien obligées, certainement la mort dans l’âme, de reconnaître que les islamistes d’Ançar Dine et d’AQMI ont bien pris le dessus sur le MNLA. Ainsi à Tombouctou, le MNLA ne contrôlerait que l’aéroport et les voies d’accès de la ville, la cité elle-même étant entre les mains d’Ançar Dine et d’AQM qui imposent leur loi à la population. Idem à Gao. Alors que vaut dans ce contexte la proclamation d’une république de l’Azawad ? Une mauvaise plaisanterie comme le relèvera, juste titre, le président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping. En fait, la création de cette fantomatique république a été rejetée par l’ensemble de la communauté internationale. Résultat : les aventuriers du MNLA sont plus que jamais isolés. Débordés- dominés serait un terme plus adéquat- par les islamistes radicaux d’Anar Dine et d’AQMI et boudés par la communauté internationale-à l’exception bien entendu de leurs protecteurs occultes-les plaisantins du MNLA ne savent plus à quel saint se vouer. Nous avons toujours écrit qu’une république de l’Azawad ne pourra jamais être une entité viable pour une multitude de raisons plus évidentes les unes que les autres. Des raisons qui, du reste, ne sont pas ignorées des mercenaires du MNLA. Ils savent très bien que les Arabes du Mali ne se laisseront jamais dirigés par des Touareg. Ils savent tout aussi bien qu’au sein de cette communauté les différentes tribus ne tarderont pas à s’entretuer dans d’interminables conflits fratricides pour le leadership. Sans compter que leur action n’est nullement l’expression d’une volonté populaire de la communauté Touareg. Faut-il encore rappeler que les Touareg sont minoritaires dans tout le septentrion à l’exception de la région de Kidal ? Comment, dans ces conditions, les bandits armés du MNLA peuvent-ils avoir la prétention d’agir et de parler au nom des autres communautés que sont les Sonrhaïs, les Maures, les Peuhls et autres Bozos ? Après la prise des villes de Gao et Tombouctou rendue possible grâce à la collaboration avec Ançar Dine et AQMI qu’ils étaient censés combattre (selon en tout cas Paris) les bandits armés du MNLA ne sont-ils pas illustrés par des actes d’une violence inouïe notamment, fait gravissimes, la destruction d’hôpitaux, de maternités et de centres de santé, le pillage des banques et des services de l’administration, des vols et des pillages de boutiques appartenant à des particuliers et des stocks de sécurité alimentaires, des violations massives des droits de l’homme avec à la clé des viols collectifs de femmes, de jeunes filles et même d’enfants mineures sur la place publique ? Des actes extrêmement graves qu’on n’a, cependant, pas entendu la France dénoncer. Encore des indices graves et concordants. Au regard de ce tableau, les éléments du MNLA apparaissent sous les traits de gens qui ne sont mus que par la haine, l’instinct de destruction et un esprit revanchard. Comment des gens pareils peuvent-ils créer une République, toute chose qui requiert un titanesque travail de construction ? Au demeurant, il ne serait guerre utile de s’attarder davantage sur la non viabilité d’une république de l’Azawad. Toujours est-il que les actes posés par le MNLA sont de nature à desservir la cause de la communauté touareg en portant atteinte à son image. Encore que, faut-il le préciser, l’écrasante majorité des Touareg n’aspire qu’à vivre en paix avec les autres composantes de la société malienne et qui n’ont rien à voir les bandits armés du MNLA. Des jeunes voyous qui, il faut bien l’admettre, ont mené en bateau les autorités françaises. A moins que, hypothèse très plausible, en plus de la lutte contre AQMI et la libération de ses otages, la France n’ait d’autres objectifs stratégiques à atteindre dans le Sahara malien. Des objectifs comme l’implantation d’une base militaire à Tessalit dans la région de Kidal. Ce n’est un secret pour personne : à cause de sa position géographique, Tessalit est un poste d’observation unique au monde des différentes régions de la terre surtout le Moyen Orient qui concentre les principaux enjeux géostratégiques du monde. De par cette position, Tessalit est convoitée depuis des lustres par les grandes puissances qui sont prêtes à offrir la lune au Mali pour y prendre pied. Seulement voilà : depuis que le Mali de Modibo Keïta a chassé de son territoire le dernier soldat français en 1961, notre pays n’a plus jamais accepté d’abriter sur son sol une base étrangère Autre enjeu stratégique visé par la France, ce sont les ressources minières que renferme le sous-sol malien dans sa partie septentrionale, notamment le pétrole et l’uranium qui sont tous, nul besoin de le démonter, des produits hautement stratégiques. Ici, il est révélateur que quatre des cinq bassins sédimentaires du Mali se trouvent dans le septentrion malien, territoire revendiqué par le MNLA. Curieuse coïncidence. Il s’agit des deux petits bassins de Tamesna et de Iullemeden (région de Kidal) du graben de Gao (bassin sédimentaire à grandes failles) et du bassin sédimentaire de Taoudénit, l’un des plus grands bassins sédimentaires du monde qui se trouve à cheval sur la Mauritanie et le Mali et dont la plus grande partie, soit environ 800 000 km2, est située en territoire malien, précisément dans la région de Tombouctou. Des travaux de prospection très poussés ont été récemment effectués sur ces bassins surtout celui de Taoudénit ouvrant ainsi des perspectives très prometteuses de découvrir du pétrole. Il ne restait qu’à effectuer un forage profond sur le bloc n°4 de ce bassin pour s’assurer de l’effectivité de la présence de l’or noir. Un important gisement d’uranium se trouverait également dans la région de Kidal où, par ailleurs, des indices d’or ont été mis en évidence. S’y ajoutent de grandes réserves de manganèse et de phosphates. C’est fort possible que dans les différents scenarii élaborés par les analystes à courte vue de l’Elysée, la France ait envisagé, comble de machiavélisme, d’utiliser le MNLA. Pour parvenir à ses fins, le pays de Sarkozy-pour combien de temps encore ?- aurait-elle même prévu l’afghanistanisation du Nord-Mali, ce chaos si souvent évoqué par la presse française. Un chaos conçu, programmé et exécuté par Paris par phases successives ? Un scénario-catastrophe prévoyant la désintégration de la nation malienne avec en prime une crise politique au sud du pays. Que Dieu nous préserve de ce funeste dessein ! Vouloir tirer profit d’une déstabilisation du Mali, c’est vite oublier de la part des analystes myopes de l’Elysée qu’une afghanistanisation du Nord-Mali serait lourd de tous les dangers pour les pays occidentaux, en particulier pour la France. Car, à partir de leur immense sanctuaire (paradis serait un mot plus adéquat avec la création d’un émirat islamique dans le désert malien) les islamistes radicaux auront tout le loisir de préparer leurs coups avant d’aller perpétrer des actes terroristes majeurs en France avec à la clé une déstabilisation à grande échelle des pays occidentaux. Ce serait comme un retour de manivelle. Comme, on le voit, personne n’est à l’abri. Qui aurait crû que le 11 septembre pouvait arriver aux Etats-Unis, la plus grande puissance du monde ? Tout se passe comme si au lieu d’aider à stopper la gigantesque vague islamiste radicale qui déferle sur l’Afrique, en particulier les pays du Sahel, la France de Nicolas Sarkozy cherche paradoxalement à faire de ces djihadistes des alliés objectifs avec pour arrière-pensée le pillage des ressources naturelles de ces pays sans défense et au même moment on cherche à barricader l’entrée de l’Europe aux citoyens de ces pays qu’on a toujours appauvris. Une partie de la presse française et même certains hommes politiques français ont eu le courage d’indexer la responsabilité de la France dans cette déstabilisation programmée des pays du Sahel. Ce qui prouve que, malgré tout, il y a encore des hommes et des femmes lucides dans la France de Nicolas Sarkozy. Sarkozy ce Franco-Magyar d’origine juive qui a échappé de peu au nanisme épiphysaire et qui veut sublimer son handicap physique et ses déboires amoureux dans la volonté de puissance. N’a-t-il pas déclaré lors de son passage au Sénégal devant des étudiants médusés de l’Université Cheik Anta Diop que les Africains (dans son subconscient il pensait certainement les Noirs) n’étaient pas encore entrés dans l’histoire, qu’ils répètent inlassablement les mêmes gestes depuis la nuit des temps, incapables qu’ils sont d’aucune innovation, comme s’ils étaient situés quelque part entre le primate et l’homme. C’est la plus grave insulte qu’on peut faire à toute une race. De telles déclarations ne peuvent être sous-tendues que par une idéologie non loin des thèses défendues par Anders Behring Breivik. Son mandat fut une calamité et pour la France et pour l’Afrique. Espérons seulement que François Hollande, son probable successeur à l’Elysée, ait une politique plus humaine à l’égard de notre continent. Aux djihadistes de tous bords qu’ils sachent que le Mali, qui est un pays musulman à 90%, a été islamisé depuis les temps immémoriaux d’une manière pacifique par la voie des échanges commerciaux entre l’Afrique noire et le monde arabe. Le prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui !) au nom de qui ils prétendent agir état un homme de bien exemplaire à tous points de vue, d’une générosité et d’une honnêteté à toute épreuve. De son vivant, on lui fait boire jusqu’ la lie le calice de la méchanceté humaine. S’il était encore de ce monde nul doute qu’il désapprouverait sans ambages les nombreux crimes qui sont commis en son nom et au nom de l’islam, une religion synonyme de soumission à Dieu et de tolérance. Qu’ils sachent encore que le Mali est une République laïque où la coexistence pacifique et le dialogue interreligieux entre l’islam et le christianisme-tous deux des religions monothéistes-et la cohésion entre les différentes ethnies constituent le fondement de la paix sociale et de la stabilité sociopolitique. Les islamistes radicaux doivent également réaliser que la drogue est autant condamnable que l’alcool dans la mesure où la première nommée déshumanise ses consommateurs en un rien temps et où le couple drogue-criminalité est un couple tristement célèbre. Dans la mesure où, last but not least, toute substance qui rend ivre est prohibé par le Saint Coran. Tout le monde sait que la drogue rentre dans cette définition générique et quelle est tolérée par nos djihadistes alors que pour des raisons à la fois religieuses, sociales et sécuritaires voire géostratégiques une tolérance zéro doit être observée à l’égard de la drogue qu’elle soit douce ou dure. En vérité, le Mali fait face à des menaces exceptionnelles auxquelles peu de pays africains seuls pourraient efficacement faire face : les bandits armés du MNLA alliés aux groupes islamistes radicaux d’Anar Dine et d’AQMI et même de Boko Haram, sans compter les trafiquants d’armes et de drogues. Fait notable pour être souligné d’un trait rouge, de source crédible, après la prise de Tessalit par les bandits armés, un avion cargo du royaume du Qatar a atterri dans cette localité avant de déverser une importante quantité d’armes sophistiquées, des munitions et des 4×4 pour le compte des assaillants Et l’on comprend a posteriori pourquoi les Marie-Pierre Olphan avaient auparavant éprouvé le besoin de souligner l’importance stratégique de Tessalit qui, avaient-elles précisé, dispose d’un aéroport. Des sources ont également fait état de la présence, aux côtés des assaillants, de mercenaires, y compris des mercenaires tchadiens, payés à 200 000 FCFA par jour sans compter les primes spéciales pour la prise des villes . En définitive, le cas du Mali nous renvoie à une agression caractérisée d’un pays souverain par des bandits armés appuyés par un ramassis de forces extérieures sous les yeux de l’ONU, une organisation censée lutter contre pareille agression. Cependant, cette situation ne doit nullement nous empêcher de faire notre autocritique et de situer notre part de responsabilité dans cette crise sans précédent dans l’histoire de notre pays. Ici, on peut évoquer la gestion laxiste du dossier Nord-Mali par l’ancien président, Amadou Toumani Touré. Il a laissé entrer avec leurs armes les mercenaires touareg qui combattaient aux côtés de Kadhafi, leur a laissé le temps de s’établir et de se préparer à leur guise contrairement au Niger qui a choisi, d’emblée, de jouer la carte de la fermeté, une stratégie qui s’est révélée, au bout du compte, payante. Dans une démarche proactive, il aurait dû doter l’armée malienne de moyens conséquents-surtout matériels et logistiques-à la mesure de l’armada que les agresseurs ont ramenée de leur débâcle libyenne. Mais l’affaiblissement de l’armée malienne vient aussi de loin. De source militaire, on raconte que sous le président Alpha Oumar Konaré des quantités industrielles d’obus, y compris des obus des BM 21, ces fameuses orgues de Staline qui ont joué un rôle décisif dans l’issue de la Deuxième Guerre Mondiale, ont été détruits à Amakouladji dans la région de Gao. Dans le même ordre d’idée, à Kati des chars auraient été découpés au chalumeau avant d’être cédés à des ferrailleurs. Raison naïvement invoquée à l’époque : « Nous ne sommes pas en guerre ; en démocratie on n’a pas besoin d’une armée forte et de toute cette quincaillerie ». En tout cas, c’est l’esprit qui prévalait à l’époque. Alors qu’un minimum de bon sens et de clairvoyance aurait dû faire comprendre que la sécurité est une question centrale qui conditionne tout : pas de sécurité, pas de développement encore moins de démocratie Le successeur d’Alpha Oumar Konaré, le président Amadou Toumani Touré, tout militaire qu’il est et de surcroît Général d’Armée, n’a pas pu ou n’a pas voulu arrêter cette dérive. Sa politique du laisser-faire et du laisser-aller a eu comme résultat de faire prospérer l’affairisme et la corruption jusque dans l’armée. L’hydre de la corruption a fini par gangrener tout le corps social. Ses promesses faites en 2010 dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire n’ont jamais été suivies d’effet. Sa rhétorique sur « l’armée de nos besoins et non l’armée de nos habitudes » apparaît avec cette crise comme de pures incantations. Après le coup d’Etat, des rumeurs les plus folles ont circulé sur son compte, notamment qu’il aurait vendu le Nord-Mali ou qu’il serait dans un réseau international de trafic drogues ; nous nous préférons, pour le moment, nous en tenir aux faits, en l’occurrence sa gestion laxiste du dossier sécuritaire du Nord-Mali. Il a été rattrapé par cette façon de gérer, malheureusement, sur les derniers mètres d’un marathon de dix ans. Cela en dépit de ses nombreuses réalisations sur le front du développement économique et social. Alors ATT le bâtisseur-fossoyeur ? L’heure n’est pas encore au bilan mais il s’agit plutôt de sauver la patrie en péril. Devant cette crise sans précédent, le peuple malien se sent trahi et abandonné à la fois de l’intérieur comme de l’extérieur. En effet, l’élite malienne, dans toutes ses composantes, a failli. Au sommet de l’exécutif, on n’a pas pu ou voulu anticiper sur les problèmes et prendre les mesures idoines pour faire face à la situation alors qu’on a toujours dit que gouverner c’est prévoir. Les leaders de la classe politique se sont, quant à eux, toujours montrés plus préoccupés de la préservation de leurs postes et des prébendes qui y sont liées que de l’avenir du Mali. Ces derniers temps, l’on a beaucoup glosé sur la nécessité d’une union sacrée face à la crise et de mettre le Mali au-dessus de tous les intérêts partisans et personnels. L’on assiste également à la création d’une multitude d’associations à consonance patriotique. Pourvu seulement que ce ne soit pas de simples professions de foi ou un phénomène de mode. Il faut que ce soit une véritable lame de fond issu d’un électrochoc, un vrai sursaut national pour sauver la patrie en danger. C’est en cela et en cela seulement que nous nous montrerons dignes héritiers de Soundiata Kéïta, Da Monzon Diarra, Tiéba et Babemba Traoré, El Hadj Omar Tall, Koumi Diossé, Firhoun et autre Banzani Théra. Des dignes héritiers de ceux qui ont donné au monde sa toute première Constitution en 1436 à Kouroukan Fouga. Autrement nous courons le risque de devenir la risée de l’univers après avoir été une référence pour l’Afrique, voire le monde. Reste l’attitude des autres pays du champ que sont la Mauritanie, l’Algérie et le Niger. Ceux-ci nous ont plutôt habitués à une approche partiale et partielle voire parcellaire du dossier sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. Pour l’Algérie et la Mauritanie seul compte la lutte contre AQMI, comme si les insurgés du MNLA qui tuent, violent et pillent les paisibles citoyens n’étaient que de gentils chérubins. S’agissant précisément de l’Algérie, qui a toujours offert sa médiation dans le dossier de l’irrédentisme targui au Mali, si l’on pousse plus loin on peut même penser, sans vouloir lui faire un procès d’intention, que le pays d’Abdelaziz Bouteflika travaillerait à pérenniser de la rébellion touareg dans le but de l’utiliser comme un moyen de pression et d’assouvir ainsi ses ambitions de puissance régionale. Alors que la démarche logique, la plus productive serait une approche holistique, globale prenant en compte les besoins sécuritaires de tous les pays du champ. Il est aussi vrai que le Mali n’a pas lui aussi fait preuve d’un zèle excessif dans la lutte contre AQMI. Là également, il faut relativiser les choses car la France, de son côté, n’a rien fait pour faciliter cette lutte. Au contraire. En payant des rançons aux djihadistes la France les renforce quelque part si l’on sait que ces rançons se paient en millions d’euros. Ne dit-on pas que l’argent est le nerf de la guerre ? Souvenons-nous : la France n’a-t-elle fait pression sur ATT pour qu’il libère en catimini, après un semblant de procès, quatre éléments très dangereux d’AQMI arrêtés par l’armée malienne comprenant un Mauritanien, deux Algériens et un Burkinabé en échange de la libération de Pierre Camatte dont beaucoup disaient qu’il était un agent secret français ? A l’époque le président français Nicolas Sarkozy avait même interrompu sa visite officielle au Gabon pour venir féliciter nuitamment ATT au palais de Koulouba. Avant d’emporter dans son avion l’ex-otage français. Personne n’est amnésique, personne n’est dupe, personne n’est simple d’esprit. Il est tellement plus facile de jeter la pierre à autrui. Toujours est-il que la création d’un émirat islamique dans le Nord-Mali ou la simple déstabilisation du septentrion malien n’arrange aucun pays du champ comme l’enlèvement du Consul d’Algérie à Gao avec six de ses collaborateurs le prouve suffisamment. Yaya SIDIBE, journaliste indépendant