vendredi 17 février 2012
Libye – Pourvu que la malédiction Kadhafi les poursuive, en France, aux USA et ailleurs
Mouammar Kadhafi en 1986 à Tripoli
Ce que nous disons depuis des lustres, l’ONG Amnesty internationale pour ne pas la nommer, comme par enchantement, nous ressort nos propres propos. Dans un silence de monastère et de cathédrale, l’insurgé, l’ex-insurgé, le renégat, le terroriste, ou le rebelle -bref nommez-le comme vous voulez-, bénéficie d’une impunité totale en Libye. Mais, au lieu que cette ONG accuse ceux qui ont placé des pantins à la tête de la Libye, elle accuse les milices de perpétrer des crimes et tance le CNT de faire de vrais enquêtes pour faire juger les contrevenants.
Mais où était cette ONG quand l’OTAN commentait des crimes contre l’humanité ? Où était-il quand on bombardait le palais d’un président ? Mais aujourd’hui, accuser des islamistes, il faut quand même savoir que l’islamiste Belhadj est gouverneur militaire de Tripoli, c’est prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Il y a une jonction sans vergogne entre les Occidentaux et Al Qaïda lorsqu’ils veulent ensemble “finir” avec un régime qu’ils n’aiment pas. C’est ainsi, ils ne portent pas de gants mais c’est toujours au détriment des peuples.
Le CNT s’est gargarisé d’avoir intégré, hier, 5000 renégats au sein de l’armée et de la police. Ce n’est pas trop tôt mais, en filigrane, c’est l’arbre qui cache la forêt. Il y a plus de 95 000 restants, des désœuvrés, qui veulent en découdre avec le CNT. Seuls les insurgés de Benghazi ont bénéficié de cette mesure. C’est ainsi qu’une nouvelle révolte est automatiquement née dans l’ouest libyen, sous la direction d’un chef rebelle, le Colonel Mokhtar Fernana. Ces derniers accusent le CNT de favoritisme et ne veulent plus être sous ses ordres en affirmant qu’ils ne remettront jamais leurs armes tant que le CNT est infiltré par des partisans de …Kadhafi.
Ce qui est sûr, le CNT a reçu un cadeau empoisonné. Même avec le temps, les appuis, il ne pourra jamais atteindre le degré de développement laissé paToujours est-il que ce ne sont pas des démocrates. Comment expliquer qu’il est aujourd’hui, incapable de juger Saif al-Islam ? C’est dire le poids des tribus ou des milices. Enfin, prions que l’homme qui est entré en campagne en France hier, échoue. Ainsi, la malédiction de Kadhafi marchera. De l’avoir ainsi lâchement tué et rester impuni, n’est pas acceptable.
jeudi 16 février 2012
MALI: le nord: la strategie de cellule dormante
Il existe deux points importants dont le premier touche a des racines profondes de la societe et des mecanismes de formation des alliances politiques nationales. J'ai hesite a partager ces points sensibles avec vous. Mais notre communaute est une communaute responsable et rien de ce qui touche a la qualite de la vie de nos populations ne doit etre escamote ou soustrait a notre examen pointilleux. Les evenements, encore une fois, prouvent la justesse de la decision que j'ai prise de publier les photos venant de Aguelhoc. Je le redis, nous aurions du publier les images de Abeibara de 2006 et alors le debat international en cours auraient eu lieu et peut etre que la tuerie symbolique et presque rituel de Aguelhoc aurait pu etre evitee.
Parce que nous avons porte public les contacts entre la rebellion du Nord Mali avec les puissances locales, regionales et internationales, nous avons oblige les gouvernements a accepter d'en parler publiquement.
Chacun a le droit, c'est le sens et l'interet de nos debats, de donner son point de vue, n'hesitez pas a vous prononcer mais lisez bien le document et evitons de faire hors sujet en raison meme de la sensibilite des points evoques. Une societe entiere se se trouve en risque majeur que lorsque tout le monde dort en meme temps. Restons eveilles et assumons nos roles et responsabilites. Je vais evoquer ce qui est clair dans la situation atuelle et, ensuite, exposer les points nouveaux que je voudrais partager avec vous. A mes yeux il est apparu que la corruption de nos institutions est devenue le principal allie des rebelles. Je suis convaincu que notre debat leconfirmera.
0- Rappel: Ce qui est clair
0.1- La rebellion a atteint les premiers objectifs de sa strategie consistant a:
- occuper le terrain, se faire connaitre;
- se faire accepter comme partenaire credible par les autres puissances et parties presentes au Sahel en se raliant, verbalement, aux objectifs qui sont propres a ces parties et puissances (Algerie, France, Espagne, Etats Unis, Mauritanie, Niger, Burkina, Senegal, Tchad, Front Polisario, Nigeria, etc...);
- occuper les differrents canaux de communucation;
- garder le monopole de l'initiative et obliger l'armee malienne a une defensive non dissuasive dans la mesure meme ou celle-ci n'a, aujourd'hui, pas les moyens de tenir aucune position situee dans l'espace des confrontations;
- essayer de rendre effective la coalition objective des parties et puissances presentes au Sahel en revendiquant le label "anti Aqmi" tout en maintenant des liens etroits avec des forces internationalistes du monde musulman sunnite.
0.2- les realites humaines rendent la rebellion non viable a terme
- la rebellion ne rassemble pas et n'est en aucunement en mesure de rassembler la majorite des populations du Nord;
- quelque soit la puissance de feu de la rebellion, les donnees geographiques et humaines font que la rebellion ne durera que le temps durant lequel elle beneficiera de la complicite de puissances locales, regionales et exterieures;
- la rebellion actuelle a ete cree p-ar les errements de la politique gouvernementale malienne et n'a nullement ete creee par les puissances locales regionales ouinternationales meme si celles-ci sont contentes de pouvoir en profiter pour faire avancer leur propres causes;
- la rebellion actuelle beneficiera du soutein des puissances locales, regionales et internationales tant que Amadou Toumani Toure sera au pouvoitr au Mali.
A present les points nouveaux a debattre.
1- Premier point: la startegie de penetration de la rebellion
La rebellion a bel et bien marque des points. Il ne sert a rien que nous,ici, nous cherchions a le nier.
La rebellion, bien conseillee, a concu et teste des methodes qui pourraient lui permettre, d'infiltrer des cellules dormantes a l'interieur du [ays, dans les grandes villes afin de les reveiller le moment venu et frapper le pays partout y compris a Bamako.
La rebellion a pu etablir que la plupart des officiers superieurs, des hauts cadres de l'administration, des chefs religieux possedent des privileges indus, anti republicains qu'ils ont decide d'utiliser pour creer et infiltrer ces cellules dormantes. Ces privileges indus sont:
- la possession de vehicules de transport circulant partout dans le pays et a travers les frontieres. La rebellion a etabli que ces vehicules ne subissent de controle ni de la part de la police, ni de la gendarmerie, ni de l'armee ni au passage ds frontieres, ni sur les routes maliennes, ni dans les villes maliennes. La rebellion a utilise ces reseaux pour transporter et rassembler ses forces, sa logistique dont le carburant, des sommes d'argent. La rebellion a utilise des camions appartenant a un chef religieux connu et respecte beneficiant de ces privileges indus pour tester le transport, en utilisant les camions de transport de ce chef religieux, d'armes et d'hommes a travers la frontiere mauritanienne et jusqu'a Bamako.
Cette technique de l'infiltration des cellules dormantes est typique de la strategie des forces islamistes combattantes qui ont ete appliquees en Algerie par le Fis, aux Etats Unis avant 2001, en Afganistan et au Pakistan.
La rebellion envisage d'acheter cash des villas dans les villes dont Bamako pour y cacher des armes qu'elle envisage de cacher aussi dans les mosquees et au domicile de certains chef religieux. Ceci ne veut en rien dire que les responsables des mosques, les vendeurs de villas ou les chefs de religieux soient complices des rebelles. Mais ce qui est certain c'est que la corruption, la banalisation de l'exception, l'ignorance, font que les chefs religieux, les espaces religieux, les activites economiques peuvent etre utilises pour abattre notre pays.
Pour ne pas contribuer a creer une osmose entre les rebelles positionnes a la frontiere cote malien et les populations deplacees dans les pyas voisins, les organisations des Nations Unies ont, sagemment, decide de deplacer les populations maliennes loin des points de frontiere. Du cote mauritanien, la zone la plus active a faire entrer les cellules dormantes, il a ete decide de deplacer les camps de refugies de pres de 50km de la frontiere.
2- la regionalisation est-elle une solution?
Il semblerait, selon des rumeurs non confirmees que le gouvernement malien ou ceux qui le representent aient l'intention de demander une intervention armee de la Cedeao sur le terrain en vertu de certains accords regionaux de defense. Serait-ce une bonne solution dans la phase actuelle. Ma reponse est negative. A ce jour la hantise des principaux pays de la region ce sont plutot les forces islamistes dont une materialisation sanglante recente est le"Boko Haram" du Nigeria. Tous pays de la Cedeao sont, actuellement, partie prenante d'une lutte contre le militatisme religieux arme a laquelle la rebellion malenne veut reclamer son appartenance. Dans ces conditions, appelr les forces de la Cedeao sur le terrain serait-il un element favorable a la cohesion nationale ou non? Comme l'a dit Sir Winston Churchill "l'ennui avec les allies, c'est qu'ils ont leurs propres raisons et interets". Soyons en conscient. Soyons concient du fait que le Mali est isole dans la region en raison de l'attitude du gouvernement dans la lutte contre Aqmi.
La situation actuelle fait naitre d'autres points d'interet que nous devrons discuter, le moment venu.
Je le redis encore une fois. Nous sommes dans une situation exceptionnelle. La Constituin a prevu des situations inattendues mais naturtelles et previsibles. La crise actuelle ne me semble pas prevue par des dispositions institutionnelles (les juristes peuvent nous eclairer). Ma conviction personnelle est qu'il n'y aura pas d'election en avril 2012. Je ne suis pas certain que des elections credibles et apaisees soient meme possibles en 2012. Ma conviction est que nous serons dans l'erreur si nous laissons le soin a la secte des hommes politiques qui est la materialisation des echecs des 20 dernieres annees de faire les choses a sa convenance. Pour des elections credibles, il faut, au minimun: assainir et neutraliser l'administration, assainir la justice et, surtout, trouver les moyens de frapper la corruption a la tete avec une main de fer. C'est plus facile a dire, a ecrire qu'a faire dans notre pays ou la corruption existe partout et ou chacun a la force de denoncer la corruption de son voisin en etant indulgent a l'endroit de sa propre corruption.
Pr Dialla KONATE
LES MILICES LIBYENNES ACCUSEES DE CRIME DE GUERRE PAR AMNESTY INTERNATIONAL
Libye. Un an après le soulèvement, des milices au comportement «anarchique» commettent des violations massives
Des milices armées en activité à travers la Libye se rendent responsables d’atteintes massives aux droits humains en toute impunité, alimentant l’insécurité et freinant la reconstruction des institutions de l’État, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié jeudi 16 février, un an après le début du soulèvement de février 2011.
Des milices armées en activité à travers la Libye se rendent responsables d’atteintes massives aux droits humains en toute impunité, alimentant l’insécurité et freinant la reconstruction des institutions de l’État, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié jeudi 16 février, un an après le début du soulèvement de février 2011.
Ce rapport, intitulé Militias threaten hopes for new Libya, fait état des graves abus systématiques, parmi lesquels des crimes de guerre, commis par une multitude de milices contre des partisans présumés du colonel Kadhafi ; un certain nombre de personnes ont été illégalement placées en détention, puis torturées –parfois à mort.
Migrants et réfugiés africains ont également été pris pour cible, et des attaques en représailles ont été menées, conduisant au déplacement de populations entières – tandis que les autorités n’ont rien fait pour enquêter sur les abus ni pour obliger les responsables présumés à rendre des comptes.
« Le fonctionnement des milices libyennes est en grande partie anarchique et l’impunité générale dont elles bénéficient fait le lit de nouveaux abus et perpétue l’instabilité et l’insécurité », a déclaré Donatella Rovera, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International.
« Il y a un an, des Libyens risquaient leur vie afin de demander justice. Aujourd’hui, leurs espoirs sont menacés par des milices armées criminelles qui piétinent les droits humains en toute impunité. Le seul moyen de rompre avec ces pratiques établies par des décennies d’abus sous le régime autoritaire du colonel Kadhafi est de veiller à ce que personne ne soit au-dessus des lois et à ce que des enquêtes soient menées sur ces violations. »
En janvier et au début du mois de février 2012, des délégués d’Amnesty International se sont rendus dans 11 centres de détention utilisés par diverses milices dans le centre et l’ouest de la Libye ; dans 10 de ces centres, des détenus ont affirmé avoir été soumis à la torture ou à d’autres formes de mauvais traitements sur place, et ont montré à Amnesty International des lésions résultant d’abus récents. Plusieurs détenus ont dit avoir avoué des viols, des meurtres et d’autres crimes qu’ils n’avaient pas commis, dans le seul but que la torture cesse.
Depuis septembre, au moins 12 personnes placées en détention par des milices sont mortes à la suite d’actes de torture. Leurs corps étaient couverts d’hématomes, de plaies et d’entailles, et certaines avaient eu les ongles arrachés.
Des personnes détenues à Tripoli, Gharyan, Misratah, Syrte, Zawiya, et aux alentours ont dit à Amnesty International qu’elles avaient été suspendues dans des positions contorsionnées, battues des heures durant avec des fouets, des câbles, des tuyaux en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu’elles avaient reçu des décharges électriques infligées à l’aide de câbles sous tension et d’armes à décharges électriques semblables à des Taser.
Dans un centre de détention de Misratah, un délégué d’Amnesty International a vu des membres d’une milice armée frapper et menacer des détenus dont la libération avait été ordonnée. Un détenu d’un certain âge, originaire de Tawargha, était accroupi, recroquevillé contre le mur, pleurant alors qu’un milicien lui donnait des coups de pied et le menaçait. Ce milicien avait déclaré à Amnesty International : « Ceux de Tawargha ne seront pas relâchés ou bien nous les tuerons. »
Dans des centres d’interrogatoire de Misratah et Tripoli, Amnesty International a trouvé des détenus que les responsables essayaient de cacher ; ils avaient été sauvagement torturés, l’un d’eux à tel point qu’il pouvait à peine bouger ou parler.
À la connaissance d’Amnesty International, pas une seule enquête digne de ce nom n’a été menée sur les cas de torture, même lorsque des détenus sont morts après avoir été torturés dans des quartiers généraux de milices ou dans des centres d’interrogatoire officiellement ou officieusement reconnus ou liés aux autorités centrales.
« Les milices dont il est établi qu’elles ont fait subir des sévices à des détenus ne doivent tout simplement pas être autorisées à incarcérer qui que ce soit, et l’ensemble des détenus doivent immédiatement être transférés dans des centres de détention autorisés, placés sous le contrôle du Conseil national de transition. »
Aucune enquête n’a non plus été menée sur d’autres graves violations, telles que l’exécution extrajudiciaire de détenus et d’autres crimes de guerre, comme l’homicide de quelque 65 personnes dont les corps ont été retrouvés le 23 octobre dans un hôtel de Syrte qui servait de base à des combattants de l’opposition originaires de Misratah.
Sur des vidéos obtenues par Amnesty International, des membres de milices peuvent être vus en train de frapper et de menacer de tuer un groupe de 29 hommes se trouvant sous leur garde. On peut entendre l’un d’eux dire: « prenez-les tous et tuez-les ». Leurs corps faisaient partie de ceux qui ont été retrouvés trois jours plus tard à l’hôtel ; beaucoup avaient les mains attachées derrière le dos et avaient été abattus d’une balle dans la tête.
Les autorités libyennes n’ont jusqu’à présent pris aucune mesure contre les milices ayant déplacé de force des populations entières – ce qui constitue pourtant un crime de droit international. Des miliciens de Misratah ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan, dans le massif du Nefoussa. Ces populations et d’autres continuent à vivre dans des camps de déplacés improvisés à travers le pays, tandis que rien n’est fait pour amener les responsables présumés à rendre des comptes ni pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux.
« L’impunité générale dont jouissent les milices fait passer le message que ces violations sont tolérées, et contribue à rendre ces pratiques acceptables dans le pays. Les individus responsables de ces abus doivent rendre des comptes pour leurs actions et être suspendus des fonctions qui leur permettraient de répéter ces violations », a estimé Donatella Rovera.
« Il est impératif que les autorités libyennes montrent clairement qu’elles sont déterminées à rompre avec des décennies de violations systématiques, en maîtrisant les milices, en enquêtant sur toutes les violations actuelles et passées, et en poursuivant les responsables – quel que soit leur camp – conformément au droit international. »
Syrie – Un “zenga zenga” salutaire à Homs et la Ligue arabe se dévoile
Assad et Poutine
Et de trois ! Un général de brigade et médecin syrien, Issa al-Khawli, avait été lâchement tué par les terroristes qui sèment la terreur en Syrie, sous prétexte de réclamer la démocratie. Personne, dans les médias “mainstream” n’avait bien voulu relayer cette information. Une démocratie au bout d’une kalachnikov ? Après la Libye, les maîtres du monde poursuivent leur déstabilisation honteuse du pays de Bachar Al-Assad mais, les cris d’orfraie qui aujourd’hui parle de Homs comme ville martyre ne sont que des hypocrites. Leur plan diabolique est entrain lamentablement d’échouer.
Coincés, les démocrates de pacotille qui refusaient hier tout compromis, sous les conseils des Occidentaux, sont entrain peu à peu de faiblir. L’annonce d’un référendum le 26 février 2012 par Bashar al-Assad les déshabille de plus en plus, alors que la Honte arabe dite Ligue arabe veut toujours tenter les armer. Preuve que la paix est le dernier de leur souci. Pour se faire, un plan diabolique piloté par elle et la France consiste maintenant à demander l’ouverture d’un corridor humanitaire. Ainsi, les ONG joueront ce rôle qu’elles ont toujours joué, comme en Libye notamment. Le pouvoir syrien ne doit pas tomber dans ce piège à nigauds.
Homs sera bientôt sous contrôle, et des mesures exeptionnelles de sécurité ont été prises à Alep, le poumon économique du pays qui est désormais sous bonne garde pour contrer les terroristes du Conseil national syrien (CNS). Après, certains pousseront encore le bouchon en présentant ces meurtriers qui doivent être éradiqués comme le ferait n’importe quel Gouvernement pour protéger ses citoyens, comme des partisans de la démocratie. C’est toujours la même chanson, le même refrain; le bruit et la fureur, la propagande et le mensonge. «Homs est assiégé», «Homs est pilloné depuis 11 jours»,«Les snipers tirent sur tout ce qui bouge» et bla bla bla.
Mais au grand dam de leurs soutiens, ceux qui veulent faire tomber le régime syrien pour mieux déstabiliser l’Iran, il est pratiquement impossible aujourd’hui d’agir, malgré les cris d’orfraie des malfrats en col blanc qui, de Washington à Paris en passant par Londres, donnent des ordres. Or, chez eux, tout va mal. Chômage en augmentation, plan d’austérité, etc. L’ultime arme, après le double veto sino-russe, reste donc les accusations de “crimes contre l’humanité” pauvres rumeurs que colporte la Sud-africaine Navanethem Pillay dite Navi, Madame “droits de l’Homme” de l’ONU. Depuis quand des terroristes respectent l’humanité ? Pourquoi peut-on traiter ceux qui veulent les punir de crimes ? Ne soyez pas surpris que la Cour pénale internationale (CPI) se mêle demain. Du vrai n’”importequoitisme” comme je l’ai toujours dit.
Avec la même partialité, l’Assemblée générale des Nations unies doit se prononcer aujourd’hui 16 février, dans l’après-midi, sur un projet de résolution qui condamne…. la répression en Syrie. Mais jamais la violence des terroristes. C’est quand même un paradoxe. On a l’impression que ceux qui considèrent les terroristes syriens comme déserteurs ne connaissent même pas les lois de leurs différents pays. En Angleterre par exemple, c’est la prison à vie. En France, la radiation. Imaginons un instant si ces déserteurs prenaient des armes, ce serait probablement aussi la prison à vie pour…terrorisme.
Assad a raison, on ne combat pas les terroristes avec des fleurs !
mardi 14 février 2012
IBK à JEUNE AFRIQUE
Face à la résurgence de l'insurrection touarègue, Ibrahim Boubakar Keïta, le candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM) à la présidentielle d'avril préconise l'organisation d'un dialogue national sur la situation dans le Nord. Son objectif est de restaurer l'autorité de l'État. Interview.
À 67 ans, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est un obstiné. Le président du Rassemblement pour le Mali (RPM) sera candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain ; ce sera la troisième fois. Celui qui a été le Premier ministre d'Alpha Oumar Konaré (de 1994 à 2000) puis le président de l'Assemblée nationale (de 2002 à 2007) lors du premier mandat d'Amadou Toumani Touré (ATT) dispose de l'un des CV les plus étoffés de la classe politique malienne. Cependant, pour gravir la dernière marche, d'autres ingrédients sont nécessaires : implantation nationale, large assise populaire, soutiens massifs des faiseurs de roi... IBK dispose-t-il, cette fois, de tous ces atouts ? Ce n'est pas sûr.
Mais cela ne doit pas l'empêcher de tenter sa chance, dans la mesure où le départ d'ATT du palais de Koulouba va entraîner une recomposition politique. Dans ce contexte, le profil d'IBK présente bien des avantages. Sa longue expérience peut rassurer, son âge n'est pas de nature à effrayer les jeunes pousses ambitieuses et sa position d'opposant lui permet de jouer la rupture. C'est donc un homme confiant qui nous a reçu à son domicile de Bamako.
Jeune Afrique : Vous êtes candidat à l'élection présidentielle pour la troisième fois consécutive. Qu'est-ce qui vous fait croire que ce sera la bonne ?
Ibrahim Boubacar Keïta : L'eau du fleuve n'est jamais la même, et je peux dire sans hésiter que le blé est bel et bien mûr : 2012 ne ressemblera pas aux échéances précédentes. Le 14 janvier, au stade Modibo-Keita de Bamako plein comme un oeuf, j'ai vu un peuple debout pour soutenir ma candidature. Il y avait pourtant toutes les raisons de penser que les dysfonctionnements électoraux passés entraîneraient un désintérêt des Maliens pour la politique. Eh bien non ! L'attente est énorme. La population nous dit : « Nous avons faim, nos enfants ne vont pas à l'école, nous ne sommes pas soignés, nous voulons un État dont l'autorité est enfin restaurée. »
Il n'empêche, pour bon nombre d'observateurs, Soumaïla Cissé et Dioncounda Traoré sont les deux favoris de l'élection. Pas vous...
Une élection présidentielle est avant tout la rencontre entre un homme et son peuple, ce n'est pas une question d'appareil politique. Lorsque je suis sur le terrain, l'engouement que je constate m'amène à penser que je ne suis pas le moins populaire des candidats. Quant à mon cadet Soumaïla Cissé et à mon aîné Dioncounda Traoré, ce sont deux hommes de qualité qui ont tous deux travaillé sous mon autorité lorsque j'étais Premier ministre et avec lesquels j'entretiens d'excellentes relations. Le peuple malien nous départagera sur la base de nos personnalités et de nos projets respectifs.
La résurgence d'une nouvelle rébellion touarègue trois mois avant l'élection présidentielle vous inquiète-t-elle ?
Je m'incline avant tout devant la mémoire des disparus, et je salue le courage de nos troupes sur le terrain. C'est une rébellion de trop, qui ruine les efforts entrepris pour développer cette partie du pays. Elle prend sa source dans la faiblesse de l'État et la dissémination d'armes depuis la fin de la guerre en Libye. Cela dit, pour moi, le Mali est un et indivisible, raison pour laquelle j'ai appelé à l'unité nationale derrière un front républicain. Il est plus que jamais nécessaire de mettre en oeuvre un grand dialogue national associant toutes les composantes communautaires du Nord-Mali, les forces politiques et chefferies traditionnelles, l'administration locale et centrale, des experts et représentants de la société civile.
C'est la raison pour laquelle j'ai proposé l'organisation d'assises nationales du Nord. Elles nous permettront de nous comprendre, de redéfinir les contours de l'État pour mieux l'adapter aux besoins des populations et faire en sorte que chacun participe à la gouvernance. Si je suis élu, je proposerai également une loi de programmation militaire afin que nos forces armées soient en mesure de rétablir la sécurité et l'autorité de l'État face aux diverses menaces auxquelles nous devons faire face, notamment Aqmi [Al-Qaïda au Maghreb islamique, NDLR]. Il faut un engagement vigoureux en faveur de la paix. Certains me traitent de va-t-en-guerre. Je ne le suis pas. Mais qui veut la paix prépare la guerre.
Quel bilan faites-vous des deux mandats du président sortant, Amadou Toumani Touré (ATT) ?
Il y avait beaucoup de chantiers et peu de moyens. Avec beaucoup de conviction, il a créé un cadre de dialogue entre les responsables politiques. Il a aussi poursuivi l'effort de désenclavement du pays. Voilà pour les acquis. Mais l'école reste par exemple un sujet d'inquiétude. Nous sommes tous responsables de cette situation, moi y compris en tant qu'ancien chef du gouvernement. Je suis également préoccupé par la question de l'autorité de l'État. Le référent absolu doit être la loi. Ce n'est pas le cas ; or nos peuples n'aiment pas être spoliés. Sur le plan économique, le taux de croissance est certes positif, mais il n'est pas suffisant pour hisser notre pays à un niveau de développement humain satisfaisant.
Quelles sont vos solutions ?
Je ne suis pas Zorro. Mais nous allons lutter résolument contre la corruption. Le président ATT a mis en place le vérificateur général qui, bon an, mal an, a permis d'évaluer le niveau de corruption. Mais il faut aller plus loin. Quand nous serons aux affaires, la justice fera son travail, sans intrusions du pouvoir central, face aux pilleurs de l'économie. Les ressources péniblement acquises pour le développement du pays ne doivent plus profiter à des intérêts personnels.
Soumaïla Cissé et Dioncounda Traoré ont travaillé sous mon autorité. Le peuple choisira.
Quelles seront vos priorités en cas de victoire ?
La priorité est la sécurité alimentaire. Nous allons faire des prévisions plus fines dans la gestion des stocks et les rapprocher des zones traditionnellement déficitaires pour favoriser un ravitaillement plus efficace. En outre, il faut améliorer la maintenance des systèmes d'irrigation.
En ce qui concerne la santé, il est intolérable que 10 000 enfants meurent chaque année, en grande partie à cause du paludisme. Chaque foyer doit disposer d'une moustiquaire imprégnée. Pour l'éducation, je propose que l'école soit obligatoire jusqu'à 16 ans, que chaque étudiant soit doté d'un ordinateur et qu'une université soit construite dans chaque région. Contre le chômage, je compte créer 350 000 emplois en cinq ans. J'ai également un plan sur dix ans dans les technologies de la communication et un autre pour la relance du tourisme.
Êtes-vous favorable au code de la famille récemment adopté, mais rejeté par les associations féministes ?
Le Mali est islamisé depuis le XIe siècle. Aucun chef religieux n'a jamais souhaité la mise en place d'un État islamique avec une application stricte de la charia et des barbus imposant leur loi. Alors, de grâce, que l'on accepte que ces chefs religieux aient leur mot à dire sur les sujets de société. Dans le cas contraire, comment créer une cohésion nationale si les bases de la société sont rejetées par le plus grand nombre car jugées non conformes aux prescriptions du Coran ? Le Mali ne tourne pas le dos au développement. Notre code est un code islamique réaliste. Je ne crois pas qu'il dénie des droits aux femmes. En ce qui concerne les associations féministes, nous sommes en démocratie et chacun est libre d'exprimer ses opinions. Vous m'avez demandé la mienne, je vous l'ai donnée.
Quel jugement portez-vous sur le transfert de votre ami Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) ?
Je suis un homme d'honneur, je ne renie jamais mes amitiés. J'ai connu Gbagbo sur les bancs de l'université, en France. Ce n'est pas son infortune qui va détruire cette amitié. Et cette relation n'a aucune incidence sur la fraternité vive qui me lie à Alassane Ouattara, mon aîné. Ce que j'ai pu dire à Gbagbo pendant la crise postélectorale en Côte d'Ivoire nous appartient. Dieu en est témoin. Quant à son transfert à la CPI, l'Histoire jugera.
Le Mali:De la désinformation à la théorie du complot
Le Mali, notre chère patrie, vit des moments difficiles avec la resurgence du mouvement irrédentiste venu du Nord. Mon credo est que, cette nation multimillénaire bénie des dieux saura rebondir et vaincre les démons de la division à condition que le bon sens , la raison, la tolérance et le respect de l’autre prévalent. Ensemble, sachons raison gardée. Par délà nos différences raciales, nos appartenances politiques, seul l’intérêt supérieur de la grande nation malienne doit prévaloir dans le canevas de la compréhension de l’autre, du pardon et du désir réel à forger le destin commun de cette nation une et indivisible. C’est la discorde qui fait frémir la paix..Gardons nous de la chasse aux maliens à la peau blanche. Les pogroms et les vendetta, qui ne riment pas avec la grandeur du Mali, visant les minorités ethniques ont été les plaies douloureuses de certains peuples de l’histoire. Tous les touaregs ne sont pas rebelles et tous les rebelles ne sont pas touaregs. De concert, donnons nous la main pour reconquérir la paix des coeurs et des esprits.
Gardons nous de faire des amalgames erronnés et redhibitoires à l’épanouissement de notre arbre de la paix. Cet olivier de la paix, si on veut le conserver, il faudrait qu’on soit prêt à faire la guerre. Vérité d’Ukase que nos chers dirigeants ont ignorée. C’est dommage, c’est vraiment dommage!
“On n’a jamais tant aimé la vérité que dans ce temps-ci; il ne reste plus qu’à la trouver” disait Voltaire. Et l’entreprise qui est la mienne est des plus périlleuses et des plus difficiles. Comme le disait Blaise Pascal: “Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr.” La haine et la douleur sauront –elles préoccuper un homme convaincu de son idéal ? Que néni! Loin de moi l’idée de défendre une amitié, mais le combat pour la restitution de la vérité des faits et la justice est une valeur cardinale de ces temps sales de la désinformation, de la manipulation insidieuse de l’opinion publique, des canulars, des rumeurs et de l’intoxication psychologique, puissantes armes de guerre. Les politiques maliens ont sanctifié le règne du mensonge triomphant que nous avons combattu à cor et à cri. Le Mali ne sera pas bradé et détruit par ceux qui mentent et saccagent notre économie mais par la complicité et le silence coupables de ceux là qui acceptent cette situation de fait.
Je serais dans ma déception et mon indignation obligé d’emprunter ces mots d’épanchement que François Mitterand a eus le 4 Mai 1993 lors de la mort de son Premier Ministre Pierre Beregovoy: ”Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous.”
Nous devons revoir nos copies sur les principes de démocratie républicaine qui doivent servir de guide à nos comportements, mieux notre bréviaire des politiciens de Jules Mazarin: simule, dissimule, ne te fie à personne, dis du bien de tout le monde , prévois avant d’agir. C’est regrettable que « mazariner » ne soit pas le fort de nos politiques et leurs affidés rancuniers dont le revanchisme n’est que l’expression la plus patente de leurs ressentiments de perdants déseperés. Oui, Aboubacrine Assadeck a commis le crime odieux d’être turbulent, d’avoir fourgué constamment et avec conviction les dérapages de l’ATTisme et de son clan. Ses détracteurs se jurent aujourd’hui de l’offir en pâture, de lui infliger une peine à la mesure de l’offense: des allégations mensongères, des dénigrements sous-tendues par une rage meurtrière à la limite du mépris et de la déprise du patriotisme hors pair et des qualités intrinsèques du garçon. Dénigrer dérive du latin: de: préfixe, niger: noir, rendre noir. Ironiquement ses délateurs et calominiateurs infames veulent le rendre noir parce qu’il a la malchance d’être de peau blanche. La situation qui est celle d’Assadeck n’est pas facile à vivre: il est le produit et la victime d’une ambiguïté culturelle. Bien qu’ayant le sang Tamasheq dans ses veines, il est et restera attaché aux valeurs et réalités sociologiques du sud du Mali. N’oublions pas qu’il est né et aurait grandi à N’tominkorobougou. Il a maille à partir avec les gens de sa race, et les noirs du sud lui apposent l’étiquette d’irrédentiste sournois. J’ai loué les sots, j’ai dénigré les talents, Voltaire ne croyait pas si bien dire. Au lieu de rendre hommage à un homme de conviction, une autorité qui s’est imposée dans la dénonciation de la gestion calamiteuse de l’ATTisme qui nous a aujourd’hui englués dans ce pétrin tragique, un homme qui s’est battu pour la vulgarisation de l’information et de la formation politique des masses, on s’ingénie par vilénie à l’accuser de mille crimes.
Le glaive de la vengeance sur sa tête, il a choisi de s’en aller sous d’autres cieux plus cléments pour échapper à la vindicte populaire bien programmée. Certains auraient dit qu’il se trouve au Sahara Occidental où il serait un propagandiste au service des bandits rebelles. Rien n’est plus contraire à la vérité que ces allégations. Je me dois de dire à la vérité qu’après le saccage de la pharmacie et du domicile de son frère à Kati, sa vie était en danger. Il a été ex-filtré par des militaires pour Nouackchott via Dakar laissant derrière lui tous ses biens. Il vit avec sa famille chez des parents vivant en Mauritanie. Au moment où j’écris ces lignes, il est à la recherche d’un boulot pour pouvoir subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. En face de cette collusion de la haine et de la vilénie humaine, il ignore délibérement ceux là qui veulent le précipiter dans les furies de l’enfer sans la pâteline bénédiction du Dieu Lucifer, il s’abstient de se plaindre , de se défendre et de se justifier convaincu que sa noblesse réside dans son élévation au dessus de ceux-là qui veulent avoir un malin plaisir bestial à voir déferler sur lui toute la haine que le ciel et la terre contiendraient. Les flétrissures morales qui sont les siennes sont grandes et douloureuses. Sur l’eau et sur la terre, il est fidèle dans ses choix et dans ses principes. Il s’est fait promesse de fidélité et de devoirs à l’égard de cette nation malienne qu’il aime tant. “Si d’aventures, le mouvement national de libération de l’AZAWAD devait proclamer son indépendence, je resterais malien.” Dixit Assadeck. Après le saccage de la pharmacie et le domicile de son frère par les femmes de soldats forcenées de Kati, telles des sibylles dans leurs antres, n’avait –il pas assené courageusement ceci: “Notre Pharmacie et notre clinique (en face du Prytannée militaire de Kati) viennent d’être saccagées , brulées, ainsi que le domicile privé de mon jeune frère le Dr Elmehdy Ag Hamadhy ? Ce n’est que la face visible de l’iceberg, on aurait dit que je suis sur la liste des cadres qu’on doit exécuter, je suis malien et je ne bougerai pas, si mon sacrifice doit sauver le Mali, j’offre ma vie. Est –il besoin de porter à l’appréciation de ceux qui veulent comprendre la vérité, que j’ai reçu un message d’Assadeck, pendant que j’écris ces lignes, me signifiant son retour au bercail? Au moment où j’écris ces lignes, à moins d’un changement de dernière minutes, il est prêt à repartir au bercail. “Toute une littérature florissante, nauséabonde et fallacieuse aurait été malveillamment écrite sur son compte. Par mégarde ou par machiavélisme, on ne lui aurait même pas accordé la présomption d’innocence. Je peux me targuer d’avoir connu l’homme pour avoir tissé avec lui une relation épistolaire de plusieurs années après que nous fûmes des promotionnaires à l’ENSUP de Bamako (1983-1987). Il a des principes auxquels il entend demeurer fidèle à toutes épreuves. Il lui a été attribué la paternité d’un article de Kidal Info, je peux en toute franchise dire que Assadeck n’est pas en odeur de sainteté avec les membres de ce forum, le divorce fut consommé entre lui et ses pairs de ce groupe de nordistes depuis près de 3 ans. Cet apocyphe est truffé de fautes de conjugaison et de grammaire impardonnables qu’Assadeck ne commettrait pas , car le garçon est émérite. Que diantre, et au nom de quelle amitié soudaine et philanthropie perfide qui ne dit pas son nom, subitement ils se décident à publier un article d’Assadeck! Pour dissiper mes doutes, je l’ai appelé en Mauritanie pour en avoir le coeur net . Il a avancé les mêmes raisons qui furent les miennes. Certaines gens malveillantes, pour nuire de dessein prémédité, auraient même posté des choses ignobles sur sa page facebook pour l’embourber davantage. La magie de photoshop! Dans la même veine des articles écrits en arabe lui aurait été attribués. Décidément la vilénie, la vacherie(acte injuste et dur) et la méchanceté humaines n’ont pas de limites! Dans quel monde vivons nous? Qu’advient de la grande culture malienne qui aurait façonné nos ancêtres? Je reste pantois et éberlué.
Allons nous être les témoins complices et tacites , mais sûrs, d’un délit ignominieux, d’un déshonneur infamant, le glaive délateur reste aux mains du coupable? (Delrieu). Je rends juge le peuple malien des graves déviations et déviances de la façon de faire de la politique et de se venger impitoyablement de son prochain au mépris de toutes règles de conduites morales et éthiques. Le Mali ne saurait aspirer à la paix , à l’avancée démocratique si les principes fondamentaux de la république que sont la fraternité, l’égalité, la liberté de penser, de critiquer, le respect de l’autre dans sa dignité en dépit de ses divergeances et de ses convictions étaient bafouées. Que Dieu sauve le Mali et nous éloigne des démons de la haine et de la division . Puisse l’amour et le respect du prochain inonder nos coeurs et nos âmes! Amen.
Fatogoma Mohamed ouattara
Fouattara2@comcast.net
Israël versus Iran – Au nom de quoi et de quel droit Israël veut-il bombarder l’Iran ?
Les Etats-Unis et Israël sont passés maîtres ès art en intimidation et en violation constante des règles internationales. Pour faire taire les éventuelles critiques, le raccourci consiste à traiter toute personne qui s’inscrit en faux face aux allégations mensongères de ces pays, d’anti-israélien ou d’anti-américain. Il n’en est rien. Il s’agit surtout de prôner la paix et non de faire comme si de rien n’était. Il est assez surprenant de voir les titres des médias “mainstream” et le contenu, sans rappel de ce qu’il y a réellement derrière cette tentative hypocrite d’affaiblir l’Iran.
Le Figaro titre: “Israël: l’option d’une frappe contre l’Iran se précise.” Mais bien sûr, en parcourant l’article, aucune logique, rien de concret, mais visiblement un blanc-seing. C’est une suite aberrante qui part d’une logique morbide. Elle qui permet à certains pays de s’immiscer dans les affaires des autres sans aucun mandat. Elle qui fait que certains s’arrogent le droit de faire la guerre à d’autres sans en reférer à quiconque, mais en mettant le monde en danger. Ainsi, l’utilisation de tous les subsides hypocrites passent par-là.
Comme il faut diaboliser son adversaire, il faut tout lui attribuer, même comme tout le monde sait que ça ressemble plutôt aux méthodes habituelles d’Israël: faire un attentat et crier plus fort que les autres pour faire croire que la vraie victime c’est lui. C’est ainsi que hier, sans enquête ni preuve factuelle, Israël accuse mordicus l’Iran et le mouvement chiite libanais Hezbollah d’avoir perpétré les deux attentats contre ses ambassades, en Géorgie et en Inde. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné dans un communiqué, ce double attentat. Dans le même temps, on ne l’entend pas condamner les attaques contre les ambassades syriennes. Passons.
Quand Le Figaro indique que l’Iran pourrait être attaquée ou plutôt agressée -terme le plus approprié- sans en reférer aux Etats-Unis, c’est la pire des ignominies, un mensonge abyssal. Il s’agit plutôt d’une attaque conjointe, d’autant plus que, un fléchissement du rôle des Etats-Unis au Proche et Moyen-Orient se pose avec acuité. La position de l’ran sur le détroit d’Ormuz (40% du transport maritime de la totalité du pétrole et des produits pétroliers, ainsi qu’une importante quantité de gaz liquéfié), son leadership naturel, inquiète l’Arabie saoudite et la Turquie, alliés des Etats-Unis.
A regarder de plus prêt, le prétexte du nucléaire est une escroquerie. Car, aujourd’hui, l’Iran n’a pas de possibilité de concocter une bombe atomique. L’enrichissement de son uranium appauvri est loin d’atteindre le pourcentage nécessaire à sa confection. Et par conséquent, lui faire la guerre sans la déclarer et sans même une once de logique est criminel. Mais, au-delà de tout ça, c’est le droit que s’octroie un pays pour attaquer un autre et le silence abscons et assourdissant des médias qui est inquiétant. Cette partialité est condamnable.
Alors, au nom de quoi et de quel droit Israël veut-il bombarder l’Iran ? Sur des paraboles du vide. Quand, lors du dîner du CRIF, le président français Nicolas Sarkozy ment honteusement en triturant la pseudo déclaration de Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, sur la destruction d’Israël, là, on atteint les abîmes. Peut-être, veulent-ils jauger l’Iran ? Mais, en s’engageant dans ce processus, le vrai risque est la déstabilisation du monde entier, pas seulement de l’Iran. Croire en sa toute puissance jouera probablement des tours aux Etats-Unis et, Israël a plus à perdre qu’à gagner…
Allain Jules
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