vendredi 10 février 2012

NORD MALI La donne change pour ATT

Depuis l’attaque simultanée et coordonnée mercredi 18 janvier 2012 des villes Tessalit et Aguelhok dans le Nord Mali, les choses semblent prendre une toute autre dimension dans la très délicate question du Nord. La marche des femmes du camp militaire de Kati sur le palais de Koulouba est le signe d’une certaine rupture entre la hiérarchie militaire et les hommes au front. Décryptage. Les fins de régime sont difficiles. Pour celui qui veut tirer sa révérence la tête haute, la délicatesse devient dès lors le compagnon du reste du chemin à parcourir vers la sortie. Amadou Toumani TOURE, dans cette posture, se trouve alors plutôt mal. C’est sa gestion de la question du Nord qui se trouve ainsi au centre de critiques les plus acerbes, attaquée de toutes parts jusque dans les casernes où les épouses des militaires n’en peuvent plus de voir leur mari de soldat se faire égorger comme des poussins par ceux-là même à qui, lui ATT a accordé toutes les faveurs de la république : l’intégration de bandits dans l’armée qui désertent avec armes et munitions, l’autorisation de port d’armes de guerre alors qu’il prétend combattre la circulation d’armes légères, de l’emploi bien rémunéré alors que d’autres fils de la nation méritants, faut-il le souligner au passage, passent leur journée à tuer le temps autour d’une théière ; des projets à tout va alors que bien d’autres régions du pays ne survivent que grâce à l’humanitaire ou la solidarité de ceux ayant fui la misère ambiante… Gestion hasardeuse On ne récolte que ce que l’on sème. ATT est face aujourd’hui aux conséquences directes de sa gestion hasardeuse de cette épineuse question. Il a cru avoir raison pendant un bon moment en jouissant d’une relative accalmie dans le Nord en accordant l’autorisation aux éléments de la branche salafiste algérienne de camper dans le désert malien. En contre partie, Al Qaeda dans le Maghreb islamique lui avait fait croire qu’il calmerait les velléités rebelles de tribus touaregs très activistes. C’était sans compter avec l’avenir. Le grand voisin du Nord, l’Algérie s’en était fâché reprochant à Bamako, sa « gestion hasardeuse » d’une situation qu’il ne prend pas à sa juste mesure. Alger avait alerté à plusieurs reprises sur le danger à accorder l’asile territorial à des éléments qui se sont retirés pour mieux se préparer et l’attaquer dès lors qu’ils seront mieux préparés. Le pays de Boutelflika qui a combattu par le fer les islamistes accusait ATT de snobisme stratégique car les prises d’otages ne visaient autres choses que ce seul objectif : se renforcer grâce aux rançons payées en payant des armes et des hommes. Les stratèges de Koulouba ont rétorqué en arguant qu’Alger veut que Bamako fasse à sa place sa guerre contre ses islamistes. Mais puisque jusqu’ici le pacte avec les deux katibas (unité principale de l'Armée de libération nationale constituant une compagnie légère lors de la guerre d’Algérie), celle d'Abou Zeid et celle de Mokhtar Belmokhtar, semblait fonctionné sans déranger Bamako grâce à une série d'accords avec des réseaux de trafics divers, des hauteurs de Koulouba on a pas vu venir la menace du délitement du régime libyen ou plutôt très tardivement. Le ministre des Affaires étrangères, émissaire du chef de l’état, aura beau écumer les principales capitales impliquées dans la gestion de cette crise, il n’y aura finalement apporter que peu de choses : le fait de réunir après des années au tour d’une même table les chefs d’états majors des armées directement concernées. Et c’est la chute du régime de Mouammar Kadhafi qui aura été la cause immédiate de la situation actuelle dont souffre aujourd’hui le pays. Et là encore, tout le tort est à adresser à ATT pour avoir laisser passer sur le territoire national des anciens combattants avec des armes de guerre et pire leur offrir des millions (une bonne cinquantaine) en attendant de pouvoir coordonner les agendas des partenaires et trouver des solutions durables. Iyad Ag Ghali, le salafiste On aura oublié que ces combattants accueillis par Kadhafi qui a crée un corps ad hoc au sein des son armée, une sorte de légion étrangère, sont tous d’anciens activistes des pires années de la rébellion déclanchée, il faut le rappeler par un certain Iyad Ag Ghali dans la nuit du 28 juin 1990 à Menaka à la tête du Mouvement populaire pour la libération de l'Azawad (MPLA), créé en 1988 et considéré comme le front historique de la rébellion touarègue au Mali. Malgré son soutien au Pacte national en 1992, Iyad qui fut même premier consul du Mali à Djedda en Arabie Saoudite dans le cadre du processus d’intégration, rejoindra quand même l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement aux côtés de Hassan Fagaga et Ibrahim Ag Bahanga des irrédentistes qui se croyaient tout permis au Mali, tellement les concessions des autorités au nom de la paix sont faciles à obtenir. L’ancien rebelle s’était dernièrement « reconverti » comme négociateur dans les prises d’otages d’occidentaux par Aqmi avec quelque « résultat ». Des sources proches des renseignements généraux avaient fait état un moment de soupçons sérieux sur son rôle réel et ses ambitions dans ces affaires d’Aqmi. Aujourd’hui, beaucoup pensent qu’il y a une jonction établie entre Aqmi et les MNLA qu’il dirige. On apprend qu’il est plongé dans un coma suite à l’attaque de l’armée malienne le 27 janvier dernier contre des positions rebelles. Le personnage est trouble. Il serait celui qui a négocié l’intégration des éléments touaregs dans les unités de l’armée en tant que secrétaire général de l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, mouvement qui négocia les fameux Accords d’Alger. Selon des témoignages provenant d’officiers de l’armée malienne aujourd’hui presque en rupture de ban avec les pouvoirs publics dans la gestion de la question du Nord, l’intégration des anciens rebelles, « des badauds touaregs » ainsi que beaucoup les appellent, s’est faite d’une façon inouïe : « on a disposé des galons sur la table et ils se sont servi. Certains, qui pensaient que la couleur rouge équivalaient à un grade élevé, sont revenus après prendre des galons avec des traits. Et ils nous expliquaient que c’était les consignes de leur chef. » C’est ainsi qu’un chef de garnison a préféré être « déshabillé », quitter l’armée plutôt que de se faire diriger par quelqu’un qu’il a combattu et qui n’a aucune formation militaire mais juste un grade de lieutenant-colonel offert sur un plateau d’argent. Selon nos sources, le lieutenant-colonel de paille a été re-affecté dans une autre caserne, tellement la détermination de ce vaillant homme était grande. Des anecdotes comme cela sont aujourd’hui monnaie courante après les tueries dans les garnisons de Menaka, Aguelhok, Tessalit, Anderaboukane, Léré, Niafunké où des éléments intégrés sont aujourd’hui décrits par des témoins comme étant les clés de la clé réussite des assassinats de militaires dans les camps. La preuve est venue avec le repli du contingent de Ber sur Tombouctou et la fuite des éléments intégrés avec un véhicule de l’armée et des armes et minutions. Pire, la preuve qu’un élu de la nation soit lié à ce banditisme sanguinaire et de surcroît mêlé à un réseau de trafic de drogue et sur lequel court un mandat d’arrêt d’un pays voisin. Tout cela, Bamako le sait, le savait et a fermé les yeux et les oreilles. Gassama pour défendre la nation Voilà ce qui a motivé la protestation des femmes des hommes en uniforme de la garnison de Kati. Un traitement de faveur au profit de ceux qui sont aujourd’hui les bourreaux de leur mari sur le front sans munition suffisante pour se battre. Tout cela ATT, on veut bien le croire, l’a fait au nom de la paix, du Mali. Mais force est de reconnaître que le Général a gravement manqué de clairvoyance dans ses idées. Sa démission réclamée par une certaine opinion de la rue. A en croire les rumeurs sourdes des casernes, Sadio Gassama, qui était jusqu’à jeudi ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, avait réussi à mettre fin au grand banditisme dans les localités de Nioro du Sahel et de Yélimané dans la première région de Kayes ; Il aurait mis sa démission dans la balance pour protester contre la gestion du chef de l’état. L’homme, reconnu pour son sa valeur militaire, prône un règlement par les rames en chassant les bandits par le feu. Plusieurs chefs de la hiérarchie militaire sont acquis à sa solution. Voilà peut-être ce qui explique la permutation de poste avec le ministre Natié Pléah qui occupait la défense. Ce n’est pas la première fois qu’entre ATT et la hiérarchie militaire, les positions s’opposent. Le chef de l’état a toujours prôné la solution du dialogue quitte à faire des compromissions alors que des officiers de terrain ne voyaient dans les troubles que des bandits qu’il faut pourchasser et punir. Certes sans confondre bandit et touareg comme l’a souligné le président de la république dans son allocution du 1er février. Il importera surtout pour ATT qui affirme que « aujourd’hui la démocratie offre toutes les voies d’expression à tout citoyen » de tenir un langage de vérité et de franchise au peuple notamment sur les discussions en cours en Algérie, car les Accords d’Alger du 04 juillet 2006 sont jugés par la grande majorité des Maliens comme une compromission alors même que la première feuille de mission donnée à Ag Erlaf qui a rencontré des membres du Mouvement du 23 mai à Abeibara, contenait entre autre l’exécution à la lettre des Accord d’Algers. Aujourd’hui, il semble que le locataire de Koulouba se soit avisé. Sa confiance a été trahie par ses partenaires. Les centaines de morts dans les rangs de l’armée, livrés aux bandits par les éléments que lui ATT a voulu intégrer dans les unités nationales, rongent sa conscience. Autre aspect non négligeable. Le régime défunt de Kadhafi, soutenu avec ferveur par Bamako et l’ensemble du peuple malien, est aujourd’hui considéré comme la cause du mal dans le Nord du pays. L’arrivée de combattants pro-Kadhafi se révèle un sévère retour de bâton d’une politique de gestion à courte vue de la question du Nord. Avec les récents événements, la donne change radicalement pour le locataire de Koulouba. Aussi bien pour l’actuel que le futur. Tout le peuple se demande si finalement, les élections générales de 2012, à commencer par la présidentielle prévue au mois d’avril, pourront se tenir. Le Mali se trouve à un tournant critique. Oussouf DIAGOLA NORD : Le Droit de savoir C’est bien dans le rôle des médias publics d’aller vers l’apaisement en ne montrant pas certaines images, en ne disant pas certaines vérités. Les médias indépendants devront-ils, spécifiquement dans cette nouvelle situation qui se déroule au Nord faire le mouton derrière nos confrères du service public ? Entre droit de savoir du public et conscience de la responsabilité de journaliste que nous sommes, il se joue comme un dilemme cornélien dans lequel toute ligne éditoriale fluctuante. Mais au-delà, il reste les options pour ou contre l’option militaire, pour ou contre la fraternité nationale. Deux ministres de la République face à la presse. Sidiki N’Fa Konaté, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement aux côtés du tout nouveau ministre de la Défense nationale, le Général Sadio Gassama pour appeler à la responsabilité des journalistes, mais oubliant volontairement le droit de savoir du public. Conséquence : l’éditorial enflammé d’un confrère prônant la guerre ouverte pour s’inscrire dans la volonté du peuple. Les positions plus nuancées, plus pacifistes sont quasiment passées inaperçues sauf lors que publiant les communiqués de Ganda’Izo ou tirant sur la France et son Ministre des Affaires étrangères. Dans la nouvelle situation au Nord du Mali, ce n’est plus le gouvernement et son président qui sont face à leur responsabilité, mais l’ensemble du peuple malien à travers toutes les couches socioprofessionnelles, à commencer bien entendu par la presse. Nous avions reçues, il y quelques jours via un espace de discussion de la diaspora intellectuelle malienne, des images atroces dont la source était impossible à vérifier. Appelant à plus de responsabilité pour la diffusion de telles images, nous avons reçu des explications et des détails assez troublants. « A Abeibara, des jeunes militaires ont utilisé leurs téléphones portables du début a la fin et ont décrit minute par minute de 8h du matin moment où ils ont épuise les munitions et demande des secours de Bamako à 16h lorsque les rebelles sont venus les égorger. Tout a été enregistré par téléphone portable. Les jeunes militaires ont situé exactement les responsabilités de ce qui leur est arrivé. Les renforts n'avaient pas été envoyés parce qu'il n'y avait pas de véhicules disponibles et ensuite parce qu'il n'y avait pas de carburant... etc. » Croyez-moi M. le Ministre de la Communication, notre première question était de savoir comment de telles images, relevant quasiment du Secret Défense, peuvent-elles se trouver sur Internet ? Des interrogations perlées se posent : qui a récupéré ces téléphones portables, qui a diffusé les images, tout cela est-il vrai ou faux ? Seule une commission d’enquête indépendante pourra nous édifier. Ce qui est sûr, c’est que notre source assure que « la publication de ces images a sauvé de nombreux militaires. […] De nombreux officiers supérieurs n'ont eu une idée sur la réalité de la stratégie militaire des rebelles que lorsqu’ils ont vu ces photos et alors ils ont décidé de demander aux jeunes soldats qui voulaient garder leurs positions à mains nues de les abandonner » pour ne pas subir le même sort de que leurs frères d’armes d’Abeibara. Ces images, un confrère les pourtant commentées. Quelque soit la course au scoop, aucun journal, aucune télévision ne diffusera, tellement leur atrocité est grande. Une dernière question reste cependant : si leur publication a interpellé les décideurs pour mieux prendre la mesure de la chose, l’auteur de la fuite de ces images doit-il être considéré comment, même devant la justice militaire ? Certes faut aller vers l’apaisement et appeler à une solution par le dialogue. Mais faudra t-il pourtant autant fermer les yeux, se mentir à soi-même, taire la vérité ? La quasi totalité des élus de la nation et des formations politiques à l’exception de SADI et des députés se sont arrangés derrière les autorités nationales dans leur philosophie de rechercher la paix par le dialogue. On pourra dire que ce soutien politique apporté à ATT est normal. Mais l’exigence d’une enquête parlementaire pour établir la vérité des faits au nom du peuple était plus responsable. De responsabilité, on peut en parler encore lorsque des citoyens maliens ordinaires menacés dans leur intégrité physique pour la seule raison qu’ils sont originaires de la même localité que les assassins des militaires sont obligés de quitter le Mali pour se réfugier dans des pays voisins. Pis comment un état responsable ne peut pas garantir la sécurité de ses citoyens face des populations civiles. Comment expliquer qu’un ancien Premier Ministre décide de se « retirer momentané », pour reprendre les propres mots de Ahmed Mohamed Ag Hamani, à Dakar « afin d’assurer prioritairement la sécurité de ma famille » ? Ne fait-il plus confiance aux autorités nationales de son pays, de l’état dont il a été un chef de gouvernement ? Quelques soient les explications qui seront apportées à ces questions, Koulouba ne pourra jamais convaincre qu’il a assumé ses responsabilités. C’est d’ailleurs pour cela que la sortie de la douce et tendre ancienne ministre Zakiyatou Oualett Halatine contre ATT himself, est si pleine de colère : « Mon étonnement est que les services de sécurité et militaires et peut-être vous-même, car je ne peux pas penser un seul instant que vous n’étiez pas au courant de ce qui allait se passer, n’ayez pris aucune disposition pour l’anticiper. » (sic) La responsabilité ou plutôt la conscience de sa responsabilité, voilà ce qui permettra a l'homme de mieux jouer son rôle. Oussouf DIAGOLA

Syrie – Vers la libération totale de Homs par l’armée syrienne, cap sur Alep

Bashar al-Assad Depuis que la Russie et la Chine ont sifflé magistralement la fin de la récréation pour les prédateurs and co, convaincus benoîtement que le monde leur appartient et qu’ils peuvent faire de lui ce qu’ils veulent, c’est l’hallali. Malgré le décompte macabre des morts fait par des médias “mainstream” dépassés par les évènements et s’appuyant honteusement sur l’hypothétique Observatoire syrien des droits des terroristes décliné en droit de l’homme, l’heure est grave. Pas de quartiers pour les terroristes. De nombreux quartiers de Homs sont entrain de retrouver peu à peu le calme. Les terroristes ont été chassés, après leurs exactions cachées par l’Occident. Pour preuve, incapable de s’asseoir à une table de négociations, ils préfèrent tuer. C’est ainsi qu’aujourd’hui, A Alep, la capitale économique du pays située dans le nord, deux explosions émanant des terroristes ont soufflé le bâtiment de la sécurité militaire et un siège des forces de l’ordre. Bien sûr, les médias qui considèrent ces renégats comme étant des démocrates, refusent de se déjuger, malgré les faits. De nombreux civils et des militaires ont été ainsi assassinés. On parle de 25 morts. Attribuez ça aussi à Bachar al-Assad bande de zozos ! A Homs, on peut noter encore quelques poches de résistances, après 6 jours de chasse aux terroristes estampillés démocrates par qui vous savez mais, l’essentiel est entrain d’être fait. Le nègre de maison Barack Obama parle de “bain de sang”, sans toutefois mentionner que c’est du fait des terroristes qu’il soutient sans vergogne. Ces quartiers qui veulent résister en prenant en otage les habitants sont Inchaat qui, selon nos informations est en ce moment encerclé, et Baba Amr, où, il y a une plus grande concentration des traîtres à leur nation. Ce ne sont pas les populations des quartiers libérés de Homs qui démentiront.

Libye – Kadhafi, l’assassinat qui ne sera jamais élucidé par les commanditaires

Mouammar Kadhafi en 1986 à Tripoli Denis Serdioukov, réalisateur et acteur russe, avait déclaré dernièrement: “Kadhafi a voulu introduire le dinar d’or. Et pour cela, beaucoup étaient prêts, dans les des pays africains, à le suivre. Même la Chine était prête à le suivre, ainsi que la Russie, et même l’Allemagne. Mais, si cela arrivait, il y aurait alors un effondrement du système financier tout entier.” Si l’on poursuit son raisonnement, on peut comprendre pourquoi il a été assassinné. En revanche, ce qui n’est pas compréhensible, c’est l’attitude de l’Allemagne qui, bien qu’il soit vrai qu’elle ne s’est pas militairement engagée contre la Libye, avait demandé plutôt des sanctions pétrolières contre la Jamahiriya arabe libyenne. Hélas, les vampires ne pouvaient laisser passer cet “écart” selon eux. En tant que “maître du monde”, il était donc impensable que cette idée libère l’Afrique du joug occidental. Puis, à l’aide de félons, ces renégats qui n’arrivent pas à pacifier aujourd’hui la Libye, ils ont ourdi un coup d’état sanglant. Peu importait donc la vie des Libyens, l’essentiel était de mettre fin aux jours du panafricain. La mort de Kadhafi a sans doute ou est entrain de sauver celle de Bashar al-Assad. La Chine et la Russie sachant désormais que, dans le dossier libyen, elles ont été flouées. Pour atteindre leurs objectifs macabres, ces gens sont prêts à tout. C’est ainsi qu’ils diabolisent, vous font passer pour la pire des canailles alors qu’en fait, les canailles les vrais, sont de leur côté si ce ne sont eux-mêmes. Il ne faut jamais perdre ça à l’esprit. La fameuse intervention humanitaire, vaste escroquerie, a donc installé le chaos en Libye. Tous les indicateurs sont au rouge: éducation, santé, sécurité etc… La “démocratie” au bout du canon avec des objectifs inavouées ne peut que produire ce genre de dérive. Bani Walid : Alors que le CNT avait annoncé vouloir reconquérir la ville, la mobilisation ne se fait pas. Chacun des terroristes du CNT a peur pour sa vie face à la détermination des habitants qui sont entré en rebellion, guidé par leurs chefs de tribus. Benghazi: Création d’une milice anti-émeute, pour tenter de bannir les manifestations. C’est ainsi que cette milice a tué, hier, des personnes qui manifestaient contre le CNT. Tripoli : Attaque fulgurante de l’armée de libération de la Libye sur 3 check-point. 5 renégats tués.

Libye – Seif al-Islam serait libre : enlèvement ou libération…

Le CNT serait sur les dents. Elle court, elle court, la rumeur. Seif Al-Islam ne serait plus entre les mains des rebelles de Zentan. Mais, aucune nouvelle ne nous permet, aujourd’hui, à ce moment où nous bouclons ce court billet, qu’il est effectivement libre. Toujours est-il que, depuis hier, les renégats de Misrata affrontent ceux de Zentan, à Tripoli. Il semblerait que, ces combats à l’arme lourde sont simplement le fait que, les deux gangs de malfrats aient envie de faire main basse sur le domicile privé d’un fils Kadhafi, dont la sécurité des lieux n’a pas permis sa violation jusqu’à ce jour. Une autre version parle d’histoire de peripatéticiennes séquestrées. Des renforts venus de Zentan, laissant un vide dans la ville, ont-ils occasionné la libération, l’enlèvement ou bien autre chose de Seif Al-Islam ? Nous n’en savons rien. En revanche, la CPI, soi-disant redresseur des torts, a rejeté, hier, la demande de Aïcha Kadhafi, pour la défense des intérêts de son frère. Ainsi, se prévaloir de la justice et ne pas permettre que des avocats étrangers puissent défendre Seif, c’est faire preuve de faiblesse et surtout d’incompétence. Les mercenaires de l’OTAN, cachés sous l’appelation CNT ont donc blanc-seing pour tuer à son tour, cet autre fils Kadhafi. Mais où va donc s’arrêter l’horreur ? Seif Al-Islam C’est bien la preuve que, les supposés crimes contre l’humanité ou le recrutement des mercenaires par Seif Al-Islam ne sont que du foutage de gueule. le dossier est vide, tellement vide que, il n’y aura jamais procès s’il est entre leurs mains, ils vont simplement l’assassiner. C’est maintenant qu’il faut mesurer la vérité sur la Libye, pas celle que les médias “mainstream” ont vendu aux nigauds qui sont tombés dans les panneaux. La Libye est désormais un champ de ruines. Le FMI va se pointer, alors qu’auparavant, au temps de la Jamahiriya, cette idée n’effleurait même pas l’esprit des Libyens. Comment peut-on être aussi bête, et s’engager dans une pseudo révolution ? Quand on voit Tripoli d’avant (vidéo), et celui de maintenant, il y de quoi verser des larmes. Inutile donc de montrer les agriculteurs qui ont pris d’assaut, hier, leur ministère de tutelle, les rues sales et désertes, les maisons détruites, les étals vides…tout ça pour atteindre un homme bref, tout est désolation. N’est-ce pas ils ont tué Kadhafi ? Qu’ils dansent maintenant !

Syrie – ONU : la Chine et la Russie cassent la doxa occidentale

New-York – Lors du dernier Conseil de sécurité de l’ONU, certains pays ont copieusement trahi la Syrie, pour des intérêts inavoués. Mais, pas seulement. Ils ont, encore une fois, comme lors de l’agression libyenne par une coalition de prédateurs, trahi l’idéal onusien, qui ne s’appuie pas, contrairement aux idées reçues ou véhiculées ici et là, sur le bruit et la fureur. Mais, face aux diplomates, aux politiques et aux journalistes faussaires, il est important de rétablir d’une part, la fonction de l’ONU, et d’autre part, prouver que la Russie et la Chine ont cassé la doxa occidentale ou la falsification, et terminer par le vote moutonnier des trois pays africains faisant parties du Conseil de sécurité, le Maroc, l’Afrique du sud et le Togo. Dis papa c’est quoi l’ONU ? L’Organisation des nations unies (ONU), est née en 1945, après la Seconde Guerre mondiale pour remplacer la Société des Nations, afin d’arrêter les guerres entre pays et de fournir une plate-forme de dialogue. Ses objectifs sont de faciliter la coopération dans les domaines du droit international, de la sécurité internationale, du développement économique, du progrès social, des droits de l’homme et la réalisation à terme de la paix mondiale. Vouloir donc intervenir dans un conflit interne n’est pas dans ses attributions, qui plus est, en prenant parti pour l’un des protagonistes. C’est faire preuve de faux et usage de faux. “Sous mandat de l’ONU” est devenue la phrase bateau pour mener des guerres de prédations. Or, quand certains pays mettent sur la table du Conseil de sécurité des résolutions qui sont en filigrane des déclaration de guerre, ce sont simplement des violations honteuses du droit international. Tout d’abord, en excluant de facto une partie tout en prétextant vouloir régler un conflit, c’est une falsification. Les pays occidentaux n’ont fait que ça depuis 65 ans. Et pourtant, l’article 26 de la Charte onusienne explique les attributions exactes et les modalités d’action du Conseil sont précisées dans le chapitre V, dans les chapitres VI (Règlement pacifique des différends) et VII (Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression), et dans certains articles du chapitre VIII (Accords régionaux). Il n’est dit nulle part qu’il faut condamner un régime ou agresser un pays et par conséquent, l’indignation que provoque le double véto russo-chinois et nulle et non avenue. . Le double-véto qui rend fou les prédateurs. L’habitude est une seconde nature et l’indécence et l’hystérie s’installent. L’Occident s’est quelque peu cru le “roi du monde” pour qui, chaque caprice doit être satisfait. La Russie et la Chine viennent magistralement de casser cette doxa. Au 6 février 2012, le veto a été utilisé 258 fois avec, par ordre d’importance : 123 fois par l’Union soviétique/Russie, 81 fois par les États-Unis, 32 fois par le Royaume-Uni, 18 fois par la France et 6 fois par la Chine (dont 1 fois par Taiwan lorsqu’il avait un siège au Conseil de sécurité). Combien de pays s’indignent lorsque les États-Unis mettent leur véto uniquement quand il s’agit de résolutions contre Israël ? A partir du moment où le fonctionnement du Conseil de sécurité le permet, les cris d’orfraie et l’hypocrisie des petites phrases telles celle-ci : “La Russie et la Chine ont abandonné le peuple syrien”, ne sont qu’un chantage abscons et ridicule, et surtout un mensonge abyssal. Le peuple syrien ? Quid des supporters de Bashar al-Assad ? L’Occident est prêt à toutes les compromissions, même avec des terroristes. Peut importe donc le flacon, pourvu qu’ils aient l’ivresse. Les spécialistes du choc des civilisations qui font croire au monde entier que le président syrien crée ou transforme une révolution populaire en guerre confessionnelle font fi d’oublier que la chute de ce régime entraînera indubitablement ce pays laïc vers un islamisme radical en supprimant le christianisme sur place… Ces pays africains qui ont honteusement trahi la Syrie à l’ONU. C’est d’autant plus choquant car, quand on dénombre les 15 pays qui siègent à ce Conseil, il y a trois pays africains. Alors comment peut-on se laisser ainsi berner une deuxième fois après le cas libyen ? On se souvient de la sortie du président sud-africain Jacob Zuma, qui pestait d’avoir été trompé par la France, les Etats-Unis et l’Angleterre qui avait rendu élastique les résolutions 1971 et 1973. La dernière concernant la soi-disant révolte libyenne de 2011, et permettant des frappes aériennes en Libye pour protéger la population civile des forces de Mouammar Kadhafi sur demande de la France. Un faux grossier. Les leçons du passé ne servent visiblement pas les Africains. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir dit le dicton. En effet, comment le Togo, l’Afrique du sud et le Maroc ont-ils pu voter en faveur des sanctions contre la Syrie ? C’est à perdre son latin, après ce qu’il y a eu en Libye. Kodjo Menan du Togo, Mohammed Loulichki du Maroc et Baso Sangqu de l’Afrique du sud ont donc voté contre la Syrie. C’est aussi surprenant que cette demande idiote du premier ministre tunisien Hamadi Jebali qui, par mimétisme sans doute pour plaire aux Occidentaux, veut que les ambassadeurs syriens soient expulsés des pays arabes. Allain Jules

Syrie – Vérité cachée sur Homs, loin du bruit et de la fureur médiatique

La Ligue arabe, désavouée par les pays du golfe, va renvoyer sa mission d’observateurs en Syrie. Les médias “mainstream”, très partisans, parlent de “mission controversée”, tout en précisant honteusement et s’appuyant sur les déclarations mortifères de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) basé à Londres et aux yeux de lynx, que rien ne sortira de cette nouvelle mission. Une façon hystérique de juger à l’avance ce qui se fera, puisqu’ils savent qu’ils ont tort sur toute la ligne.
En choeur, sans la moindre retenue, il est précisé qu’à Homs, le régime de Bachar Al-Assad a tué des milliers de manifestants, dont des femmes et des enfants. “Ville martyre”, crient-ils, sans toutefois dire la vérité car, la ville, contrairement à ce qui est véhiculé ici et là, n’est pas dans sa globalité anti-Assad. Souvenez-vous, le journaliste Gilles Jacquier avait été tué dans un quartier alaouite, au sud de la ville.
Quand l’ONU se fait juge et partie, c’est que ça devient de plus en plus suspect. Elle est ouvertement complice d’une rébellion putschiste qui a tué et continue de tuer des Syriens désarmés. M. Ban Ki-moon le secrétaire général des Nations unies a jugé “catastrophique” pour le peuple syrien le veto des Russes et des Chinois samedi à une résolution du Conseil de sécurité, estimant qu’il avait encouragé Damas à “accentuer sa guerre contre son propre peuple”. Quel beau discours de caniche des Américains !
L’armée de la Syrie et la police doivent continuer à mener des opérations spéciales contre les terroristes dans la ville syrienne de Homs, pour compléter la restauration de l’ordre et la sécurité dans la cité. La ville, est infestée de malfrats qui tuent, pillent et massacrent sans retenue. Face à ces renégats, un pouvoir qui se respecte a le devoir de rétablir l’ordre. Le ministre de l’Intérieur syrien Ibrahim Mohammed al-Shaar, doit poursuivre ces manœuvres jusqu’à éradiquer la vermine. Au nom de quoi le régime syrien laissera-t-il des fauteurs de trouble en paix?
Ce que les médias refusent de révéler, c’est que ces groupes armés prennent aujourd’hui en otage, de nombreux quartiers alaouites, tuent des femmes et des enfants et les exposent pour faire croire que c’est le régime syrien qui les tuent. Mais, il ne faut surtout pas que Bashar Al-Assad lâche prise. Avant que les soldats de l’apocalypse ne poursuivent leurs actions morbides, il faut par tous les moyens, la force légitime, les mettre hors d’état de nuire.

lundi 6 février 2012

Abdoulaye Wade maudit son “ami” Nicolas Sarkozy

C’est assez époustouflant de voir un homme de cet âge, 86 ans déclaré, qui plus est marié à une occidentale, d’autant plus que la légende dit que l’Occident est la mère de la démocratie, s’accrocher au pouvoir de la sorte. J’avais précisé, dans un précédent billet, que, le quidam pouvait se représenter, bien sûr, après trituration du code électoral nouvellement adopté. Mais, j’avais souligné le fait que, se posait une question éthique, d’âge et de morale, demandant explicitement que Wade laisse la place aux jeunes. Dans un entretien sur France 24, pour justifier sa candidature, il précisa que ce sont les membres de son parti qui l’avaient voulu et qu’il n’y a pas de limitation d’âge pour postuler à ce poste au Sénégal. Il ajouta en filigrane, un off qu’il aurait eu récemment avec le président français Nicolas Sarkozy, qui lui aurait dit: “M. le président, comment faites-vous pour être toujours en forme ?”. De l’esbroufe. Une fois n’est pas coutume, le Gouvernement français est allé dans mon sens, en demandant à Wade, de se retirer. Wade vient de comprendre, à ses dépends, ce que représente la férocité blanche à laquelle il s’était associé, tel un bleu, jouant les chiens de garde de Nicolas sarkozy à Benghazi. Sur les terres libyennes, pendant que le pays faisait face à une agression sans précédent d’un pays souverain par une horde de barbares, il avait dit à Kadhafi ceci, s’adressant au frère guide Mouammar Kadhafi: «Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra » Nous lui disons aujourd’hui la même chose. Or, en jouant les soubrettes pour Nicolas Sarkozy, en trahisant honteusement Kadhafi et l’Afrique, l’homme s’est définitivement disqualifié. Selon des informations fiables, il n’arrête pas de pester contre le président français. Pour cela, il a envoyé aux fourneaux son très zélé ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, qui a affirmé qu’il appartient «au peuple sénégalais d’assumer (son) destin». Ajoutant: «Nous n’avons pas de leçons de démocratie à recevoir, quelque soit le pays concerné». Il fut un temps où cet homme appelait de ses voeux, en compagnie de Mouammar Kadhafi, grand initiateur de la souveraineté, de la protection, de l’unité du continent, sous les Etats-unis d’Afrique. Il disait vouloir, sous l’impulsion du Guide libyen, une vraie Union africaine (UA), avec une armée commune. Le scénario libyen aurait pu être évité. Le bougre est bien seul à présent. Il doit se dire maintenant, chaque matin en se rasant: “les choses qui arrivent aux autres commencent déjà à m’arriver.” Intéressant de voir ce donneur de leçons victime d’une électrocution populaire. C’était un billet que nous avons publié en juin 2011, lors du conflit libyen. Tiens, déjà 4 morts, dont un policier. Mon ami Fodé Sylla le précisait dans une interview au Nouvel Obs, lui demandant de sortir oar la grande porte et de céder face au peuple pour éviter un bain de sang. Come c’est délicieux, la malédiction Kadhafi qui frappe les félons.